Alors que le salon Watches and Wonders 2026 s’est achevé il y a quelques semaines à Genève, les spécialistes du secteur horloger commencent à dégager les grandes tendances de l’année. Selon Capital, trois orientations se dégagent avec netteté : l’essor des teintes vertes, le retour en force du squelettage et la réduction des tailles de boîtier, signe d’un luxe plus discret et accessible. Des choix esthétiques et techniques qui reflètent une industrie en pleine mutation, entre héritage et innovation.
Ce qu'il faut retenir
- Le vert s’impose comme couleur phare de l’horlogerie 2026, évoquant l’écologie et le luxe
- Le squelettage revient en force, avec des créations comme la Crash Squelette de Cartier en platine
- Les montres-bijoux laissent place à des modèles de taille intermédiaire, entre 36 et 37 mm
- Zenith, Vacheron Constantin et Tag Heuer misent sur des cadrans verts ou des matériaux innovants
- Des marques comme Bulgari, Chopard ou IWC réinterprètent leurs icônes dans des diamètres réduits
Le vert, nouvelle couleur star de l’horlogerie
Longtemps associé à l’enfance ou à la fortune, le vert a connu une évolution sémantique majeure. À l’époque romantique, il représentait la nature, avant de devenir aujourd’hui le symbole de l’écologie. Dans l’horlogerie, cette teinte s’affiche désormais avec panache. Selon Capital, plusieurs manufactures ont adopté des nuances profondes – anglais, sapin, impérial – pour évoquer à la fois le luxe et le sport chic. Zenith, par exemple, propose la G.F.J. Calibre 135, dotée d’un disque central en jaspe sanguin, une pierre verte striée de rouge. Une pièce qui marie ainsi esthétique et rareté.
Côté Vacheron Constantin, la déclinaison Ouest de la Overseas Dual Time Cardinal Points plonge l’observateur dans l’univers des forêts denses et des jungles tropicales, grâce à un cadran aux teintes profondes. Quant à Tag Heuer, la marque a repensé sa Monaco Chronograph avec un cadran soleillé brossé, où le vert se fait discret mais présent. Autant dire que la couleur s’invite désormais au cœur des collections phares.
Le squelettage, technique en vogue pour des montres plus transparentes
Autre tendance majeure de cette édition 2026 : le retour en force du squelettage, une technique consistant à ajourer le cadran pour laisser apparaître le mouvement. Une approche qui séduit particulièrement les amateurs de mécanique visible. Cartier, avec sa Crash Squelette, réinterprète un modèle iconique créé en 1967, mais cette fois en platine. Une pièce qui allie héritage et modernité, comme le souligne la maison dans un communiqué.
Chez Jaeger-LeCoultre, la Master Grande Tradition Tourbillon Jumping Date met en valeur le calibre 978, tandis qu’Hermès propose la H08 Squelette en titane, pour une touche plus décontractée. Une tendance qui confirme l’appétence des collectionneurs pour des pièces où le savoir-faire horloger se donne à voir sans fard.
Le retour des tailles intermédiaires, fin des montres-bijoux imposantes
Il y a dix ans, les boîtiers imposants dominaient le marché. Mais les crises économiques et l’inflation ont favorisé un retour au luxe discret. Résultat : les femmes délaissent désormais les montres-bijoux au profit de modèles plus sobres. Selon Capital, cette évolution se traduit par un retour en grâce des montres iconiques dans des tailles intermédiaires, généralement comprises entre 36 et 37 mm.
Bulgari, par exemple, a réduit son Octo Finissimo – la montre la plus plate du monde – à 37 mm. Une taille qui permet de concilier élégance et portabilité. Chopard, de son côté, a adapté sa L.U.C 1860 en Lucent Steel, un acier recyclé, dans un diamètre de 36,5 mm. Enfin, IWC célèbre les 20 ans de sa collaboration avec « Le Petit Prince » en proposant une édition anniversaire de sa Montre d’Aviateur en 36 mm. Des choix qui illustrent une volonté de démocratiser l’accès au luxe horloger.
Des matériaux innovants et un héritage réinventé
Cette édition 2026 de Watches and Wonders a également mis en lumière l’utilisation de matériaux durables et innovants. Chopard, avec son acier Lucent Steel, montre la voie en matière d’éco-conception. Un choix qui répond aux attentes croissantes des consommateurs en matière de responsabilité environnementale. De son côté, Cartier mise sur le platine pour sa Crash Squelette, un métal noble qui séduit les amateurs de pièces rares et intemporelles.
Les collaborations artistiques restent aussi un axe fort. La montre d’IWC dédiée à « Le Petit Prince », par exemple, célèbre un anniversaire tout en modernisant un modèle historique. Une façon de concilier héritage et innovation, comme en témoignent les différentes présentations de cette édition genevoise.
Alors que l’horlogerie suisse cherche à concilier tradition et modernité, ces tendances 2026 pourraient bien redéfinir les attentes des collectionneurs pour les années à venir. Entre héritage et innovation, le secteur montre une capacité d’adaptation remarquable, à l’image de ses nouveaux modèles phares.
Le squelettage est une technique horlogère qui consiste à ajourer le cadran d’une montre pour laisser apparaître le mouvement et ses finitions. Cette méthode met en valeur la complexité et la beauté des mécanismes internes, tout en offrant un design épuré et sophistiqué.
Cette tendance reflète un changement des attentes des consommateurs, notamment des femmes, qui privilégient désormais des modèles plus discrets et portables. Après une période marquée par des boîtiers imposants, l’industrie s’oriente vers des diamètres intermédiaires (36-37 mm), plus adaptés à un usage quotidien tout en conservant une allure luxueuse.