Alors que la première partie d'année s'est achevée cette semaine, BFM Bourse fait le point sur les plus fortes variations tant à la hausse qu'à la baisse sur le SBF 120, selon BFM Bourse. Les semi-conducteurs ont signé d'impressionnantes performances portés par la thématique de l'intelligence artificielle, tandis que Stellantis s'enfonce dans la crise boursière et que Vusion a pâti de doutes sur son activité.

L'année boursière est arrivée à mi-chemin, le premier semestre s'étant achevé mardi. La place de Paris a connu une première partie d'année agitée, avec l'éclatement du conflit au Moyen-Orient, la remontée des rendements obligataires, l'émergence d'une Réserve fédérale américaine (Fed) plus restrictive, les doutes autour des promesses de l'intelligence artificielle (IA) et des saisons de résultats médiocres.

Ce qu'il faut retenir

  • Le SBF 120 a pris 2,97% depuis le 1er janvier.
  • Soitec et STMicroelectronics sont les deux actions qui ont le plus progressé, avec des hausses de 405,8% et 187,4% respectivement.
  • Stellantis a connu une baisse de 47% en raison de ses résultats décevants et de l'aversion du marché envers l'automobile.

Les tops du SBF 120

Du côté des progressions, le palmarès est ultra-dominé par les groupes de semi-conducteurs. Soitec et STMicroelectronics ont été propulsés par la thématique de l'IA. Le marché s'est récemment pris d'affection pour les semi-conducteurs européens, comprenant que ses valeurs ont un rôle important à jouer dans la montée en puissance de l'intelligence artificielle.

STMicroelectronics a récemment relevé ses prévisions de chiffre d'affaires pour ses produits liés à l'IA pour 2026 et 2027. Le groupe commercialise notamment des technologies autour de la connectivité optique, la conversion de puissance, les composants d'infrastructure thermique, autant de composants qui permettent d'alimenter les centres de données et de gérer leur consommation.

Les flops du SBF 120

Du côté des baisses, Stellantis semble aller de Charybde en Scylla. Après avoir remis à plat sa stratégie dans l'électrique, avec 22,2 milliards d'euros de dépréciations d'actifs à la clef, le groupe né de la fusion entre Fiat Chrysler Automobiles et Peugeot SA a publié des résultats décevants au premier trimestre.

La journée dédiée aux investisseurs de mai dernier n'a pas enthousiasmé les investisseurs. « Nous ne sommes pas convaincus que l'équipe de direction de Stellantis ait acquis la crédibilité nécessaire pour que ses objectifs FaSTLAne 2030 soient acceptés sans réserve », prévient Bernstein.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour Stellantis, qui devra convaincre les investisseurs de sa capacité à redresser sa situation financière. Les autres groupes du SBF 120 devront également faire face aux défis du marché et aux incertitudes économiques.

Les investisseurs devront surveiller de près les développements futurs et les décisions stratégiques des entreprises pour mieux comprendre les tendances du marché et prendre des décisions éclairées.