Quatre mois après la disparition de Sonia Vacheret, une enseignante de sciences naturelles en exercice dans un lycée de Besançon, un corps a été découvert ce lundi 31 août dans une forêt du Doubs, selon BFM - Faits Divers. Les premiers éléments recueillis sur place, ainsi que les objets retrouvés à proximité, laissent craindre qu’il s’agisse de l’enseignante disparue le 9 mai dernier. Une autopsie et des analyses ADN doivent désormais confirmer cette hypothèse.

Ce qu'il faut retenir

  • Sonia Vacheret, 54 ans, enseignante en SVT, a disparu le 9 mai 2026 dans le secteur de Montferrand-le-Château, à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de Besançon.
  • Un corps a été retrouvé le 31 août 2026 en forêt de Thoraise, à une vingtaine de mètres d’une ligne de crête.
  • Plusieurs objets découverts près du corps laissent penser à une identification possible de l’enseignante, mais des analyses ADN et une autopsie restent nécessaires.
  • Une enquête pour disparition inquiétante avait été ouverte dès le 10 mai par le parquet de Besançon, mobilisant drones, chiens pisteurs et hélicoptères sans résultat.
  • Le procureur de Besançon, Cédric Logelin, a indiqué que la piste d’une intervention d’un tiers n’était pas privilégiée dans ce dossier.

Une disparition soudaine suivie d’une mobilisation massive

Le 9 mai 2026, le compagnon de Sonia Vacheret alerte les autorités pour signaler sa disparition soudaine. Dès le lendemain, le parquet de Besançon ouvre une enquête pour disparition inquiétante et engage des moyens importants pour tenter de la localiser. Des drones équipés de caméras thermiques, une équipe cynophile, un hélicoptère de la gendarmerie ainsi qu’une battue citoyenne sont déployés, sans succès. Un appel à témoins est également lancé, mais aucune piste concrète ne se dégage dans les semaines qui suivent.

Les recherches s’étendent sur plusieurs kilomètres autour de Montferrand-le-Château, où résidait l’enseignante. Pourtant, malgré l’ampleur des moyens engagés, la professeure de SVT reste introuvable. Le drame prend une nouvelle dimension lorsque, quatre mois plus tard, un promeneur découvre un corps en forêt de Thoraise, non loin d’une ligne de crête.

Un corps retrouvé, des indices troublants

C’est en milieu de journée, ce lundi 31 août 2026, qu’un promeneur contacte les gendarmes après avoir repéré un corps à une vingtaine de mètres d’une ligne de crête en forêt de Thoraise. Les premiers constats effectués sur place révèlent la présence d’objets à proximité du cadavre, dont certains pourraient appartenir à Sonia Vacheret, selon les éléments communiqués par le procureur de Besançon, Cédric Logelin.

Dans un communiqué, ce dernier précise que ces indices laissent présager qu’il pourrait s’agir de l’enseignante disparue.

« Plusieurs objets découverts non loin du corps laissent penser qu’il pourrait bel et bien s’agir de l’enseignante », a-t-il déclaré. « Cependant, des analyses ADN et une autopsie doivent encore être réalisées pour confirmer son identité. »
Ces examens, qui devraient intervenir rapidement, permettront d’établir avec certitude s’il s’agit bien de Sonia Vacheret.

Une enquête qui exclut pour l’heure la piste criminelle

Dès l’ouverture de l’enquête, la gendarmerie n’a jamais privilégié la piste d’une intervention d’un tiers dans la disparition de l’enseignante. Le procureur Logelin a confirmé ce mardi que cette hypothèse ne figurait toujours pas parmi les priorités de l’enquête à ce stade. Les investigations se concentrent donc sur les circonstances de la disparition et les éléments matériels recueillis depuis mai.

Ce contexte rappelle une autre affaire récente dans le secteur : quelques jours avant la disparition de Sonia Vacheret, un élève de 17 ans du lycée où elle enseignait s’est donné la mort. Le procureur a toutefois précisé qu’aucun lien n’avait été établi à ce jour entre ces deux événements.

Un lycée déjà marqué par un drame

L’établissement scolaire où travaillait Sonia Vacheret, situé dans l’agglomération bisontine, a été touché par un premier drame quelques jours avant sa disparition. Un élève de 17 ans, scolarisé dans ce même lycée, s’est suicidé dans des circonstances qui restent à éclaircir. Bien que les deux affaires ne soient pas liées officiellement, cette coïncidence temporelle a marqué la communauté éducative locale.

Les proches de Sonia Vacheret, ainsi que ses collègues, ont exprimé leur émotion face à cette disparition puis à la découverte du corps. Le lycée a mis en place un soutien psychologique pour les élèves et le personnel, dans un contexte déjà difficile pour l’établissement.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l’enquête reposent désormais sur les résultats des analyses ADN et de l’autopsie, qui devraient confirmer ou infirmer l’identité de la victime d’ici quelques jours. Si l’hypothèse de l’identification de Sonia Vacheret se confirme, les enquêteurs devront déterminer les circonstances exactes de sa disparition et, le cas échéant, les causes de son décès. Parallèlement, la gendarmerie devrait poursuivre ses investigations pour recueillir d’éventuels témoignages complémentaires ou indices matériels.

La découverte de ce corps met un terme à des mois d’incertitude pour la famille de Sonia Vacheret et pour les habitants de la région. Les autorités appellent à la prudence en attendant les résultats définitifs des expertises, qui pourraient apporter des réponses essentielles à cette affaire.