La capitale ukrainienne, Kiev, a subi dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026 la plus importante attaque de drones et missiles depuis le début de l’invasion russe en 2022. Selon BMF - International, Moscou a lancé 496 drones et 74 missiles de différents types, dont seulement 476 drones et 48 missiles ont été interceptés par les défenses ukrainiennes.
Cette frappe a causé la mort d’au moins 30 personnes et fait 91 blessés, selon les autorités locales. Le bilan pourrait encore s’alourdir, alors que les secours poursuivent les opérations de recherche et de déblaiement dans les zones sinistrées. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a décrété un « jour de deuil » pour le vendredi 3 juillet 2026, en hommage aux victimes.
Ce qu'il faut retenir
- 496 drones et 74 missiles lancés par la Russie dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026, selon l’armée de l’air ukrainienne
- 476 drones et 48 missiles interceptés, mais 30 morts et 91 blessés malgré tout
- Plus de 52 000 personnes, dont 4 500 enfants, réfugiées dans le métro de Kiev pendant l’alerte aérienne
- Destruction d’un entrepôt de la Croix-Rouge ukrainienne et d’un stock de 800 000 livres d’une maison d’édition
- Réaction ukrainienne : le président Zelensky promet de « rendre coup pour coup » et demande plus de moyens antiaériens
- Réaction russe : Moscou affirme cibler des « infrastructures militaires et énergétiques » et annonce la poursuite des frappes
Une attaque d’une ampleur inédite sur la capitale ukrainienne
Cette attaque constitue la plus massive jamais enregistrée sur Kiev depuis le début du conflit en février 2022. Les habitants ont vécu une nuit d’une violence inouïe, avec des explosions entendues pendant plusieurs heures et une alerte aérienne maintenue pendant plus de 11 heures consécutives. Des journalistes sur place ont rapporté avoir vu un corps extrait des débris dans l’un des quartiers touchés, tandis que des images montraient des bâtiments résidentiels partiellement effondrés et des rues jonchées de débris.
Parmi les infrastructures endommagées, on compte un bâtiment abritant des ambulances et un autre accueillant des diplomates, selon Anitta Hipper, porte-parole de l’Union européenne. Un entrepôt de la Croix-Rouge ukrainienne, contenant des fournitures humanitaires essentielles, a également été détruit. À Kryvyï Rig, sept autres personnes ont été blessées lors d’une frappe de missile, dont trois dans un état modéré, selon les autorités locales.
Témoignages des survivants : « Un véritable cauchemar »
Les récits des habitants de Kiev peignent l’ampleur de la tragédie. Karina Taran, 25 ans, raconte avoir couru vers un abri avec son enfant, sans en sortir avant l’aube. « Beaucoup de mes proches ne répondent pas. Maintenant, nous essayons de joindre tout le monde », témoigne-t-elle. Sabina Mambetova, 32 ans, dont l’appartement a été détruit, évoque pour sa part un « véritable cauchemar ». « Il y a eu trois frappes ici. La moitié du bâtiment est détruite, le toit n’existe plus. Il y a eu beaucoup de frappes auparavant, mais c’est la première fois que c’est comme ça. »
Les images diffusées par les médias locaux montrent des familles évacuant en urgence, certains avec matelas ou couvertures sous le bras, tandis que d’autres tentent de joindre leurs proches dans un contexte de coupures de réseau. Plus de 52 000 personnes, dont 4 500 enfants, se sont réfugiées dans le métro de Kiev, selon l’opérateur du réseau, un record pour une nuit depuis le début de la guerre.
Réactions internationales et positions des belligérants
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu sur les lieux des bombardements dès le 2 juillet, réaffirmant que l’Ukraine riposterait. « La Russie frappe des cibles civiles uniquement pour contraindre l’Ukraine à renoncer à son État », a-t-il déclaré, appelant ses alliés à accélérer les livraisons de systèmes antiaériens. Il a évoqué la nécessité d’aborder cette question lors du prochain sommet de l’Otan prévu à Ankara dans les prochains jours.
De son côté, la Russie a justifié cette frappe en évoquant des « attaques terroristes du régime de Kiev contre des infrastructures civiles russes ». Le ministère de la Défense russe a affirmé avoir visé des « entreprises de l’industrie militaire et des sites énergétiques » en Ukraine. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré que Moscou « allait continuer à augmenter la pression sur le régime de Kiev afin d’obtenir la réalisation des objectifs fixés ».
À l’international, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a « condamné fermement » cette attaque et appelé à la « désescalade » et à un cessez-le-feu. Le président américain Donald Trump, en pleine tentative de médiation, a pour sa part exprimé son souhait d’un « accord de paix » pour mettre fin aux « tueries insensées ».
Pour l’heure, les autorités ukrainiennes appellent à la solidarité internationale et à un soutien accru, alors que les besoins en reconstruction et en secours s’annoncent colossaux. La communauté internationale, notamment l’Union européenne, a déjà annoncé qu’elle étudiait les moyens d’apporter une aide d’urgence aux populations affectées.
Selon le Kremlin, cette frappe fait suite à ce que Moscou qualifie d’« attaques terroristes » du régime ukrainien contre des infrastructures civiles russes. La Russie affirme avoir ciblé des sites militaires et énergétiques en Ukraine, bien que plusieurs bâtiments civils aient été touchés, comme en témoignent les bilans humains et matériels.