La semaine boursière s’est achevée sur une note positive pour la lettre d’investissement Momentum de Capital, qui a enregistré une progression supérieure à celle du CAC 40. Selon Capital, cette performance s’explique notamment par l’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran, permettant l’ouverture immédiate du détroit d’Ormuz et entraînant une chute des prix du pétrole et du gaz. « Le point essentiel pour la Bourse reste l’ouverture du détroit d’Ormuz, qui a fait chuter les prix de l’énergie », souligne LBP AM, gestionnaire d’actifs cité par Capital.
Ce qu'il faut retenir
- L’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a permis l’ouverture du détroit d’Ormuz, réduisant les tensions géopolitiques et faisant baisser les cours du pétrole et du gaz.
- Cette baisse des prix de l’énergie pourrait retrancher jusqu’à 0,5 point de pourcentage à l’inflation si les tarifs actuels se maintiennent, selon LBP AM.
- La lettre Momentum de Capital a progressé de plus de 1 % en une semaine, surperformant le CAC 40 grâce à des performances notables de valeurs comme Nexans (+10 %), Edenred (+14 %) ou Legrand (+13 %).
- Momentum avait également anticipé avec succès des baisses sur SpaceX et Capgemini, deux valeurs qui ont reculé cette semaine après des signaux techniques défavorables.
- Les banques centrales, Fed et BCE, pourraient adopter une posture prudente face à l’inflation, malgré la baisse des prix de l’énergie, en raison de la résilience de la croissance américaine.
Un accord géopolitique aux répercussions économiques immédiates
L’annonce d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, mettant fin à plusieurs années de tensions, a marqué un tournant pour les marchés cette semaine. Selon Capital, cet accord a permis l’ouverture du détroit d’Ormuz, une artère stratégique pour le transport maritime du pétrole et du gaz. « Les négociations se poursuivent jusqu’en août pour confirmer les termes définitifs, notamment sur le programme nucléaire iranien », précise Capital. Pour LBP AM, gestionnaire cité par le magazine, l’objectif est clair : éviter une « catastrophe économique » en cas de prolongation du conflit. Malgré des incertitudes sur la pérennité de cet accord, la volonté affichée par Washington et Téhéran de stabiliser la région est perçue comme un signal positif par les investisseurs.
Cette détente géopolitique a eu un impact direct sur les marchés. La chute des prix du pétrole et du gaz, consécutive à la levée des restrictions dans le détroit d’Ormuz, a contribué à apaiser les craintes d’un emballement inflationniste. « Si les prix de l’énergie restaient aux niveaux actuels, cela pourrait retrancher jusqu’à 0,5 point de pourcentage à l’inflation », explique LBP AM. Toutefois, le gestionnaire nuance ce scénario : « Il est difficile d’être catégorique sur la diffusion du choc énergétique, des effets de second tour pourraient rendre l’inflation plus persistante ».
Fed et BCE face à un dilemme : prudence ou vigilance accrue ?
La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) restent sous haute surveillance alors que l’inflation continue de peser sur les décisions de politique monétaire. Selon Capital, le nouveau président de la Fed a réaffirmé son objectif de ramener l’inflation à 2 %, un objectif que les marchés ont interprété comme un « appel à la rigueur ». Les anticipations des investisseurs concernant les taux directeurs ont été revues à la hausse, d’autant que 50 % des membres du comité de politique monétaire de la Fed anticipent au moins une hausse d’ici fin 2026.
La résilience de la croissance américaine, soutenue par la consommation des ménages, les investissements massifs en intelligence artificielle et un soutien budgétaire conséquent, pourrait maintenir des pressions haussières sur les prix. « Le risque d’une hausse des taux directeurs d’ici fin 2026 est accru, même si la Fed ne devrait pas surréagir face au plongeon des prix de l’énergie », analyse Capital. En Europe, la BCE devrait adopter une approche similaire, attentive aux évolutions de l’inflation et aux signaux envoyés par les marchés.
Momentum Capital surperforme le CAC 40 grâce à une sélection ciblée
La lettre d’investissement Momentum, publiée quotidiennement par Capital, a enregistré une progression hebdomadaire de plus de 1 %, dépassant ainsi l’évolution du CAC 40. Cette performance s’explique par la hausse de plusieurs valeurs phares de la sélection, comme Nexans (+10 %), Edenred (+14 %), Legrand (+13 %) ou Schneider Electric (+9 %). Ces entreprises ont bénéficié de l’amélioration du contexte macroéconomique et de signaux techniques favorables, selon l’analyse combinée (technique et financière) de Momentum.
La lettre a également démontré sa capacité à anticiper les mouvements de marché avec précision. Capital souligne qu’elle avait recommandé une vente sur les actions SpaceX avant leur repli cette semaine, après une envolée spectaculaire (+67 % entre le prix d’introduction à 135 dollars et le record historique du 16 juin). De même, Momentum avait alerté ses abonnés sur un risque de baisse des actions Capgemini, qui s’est concrétisé par un repli marqué en séance.
Cette semaine, Momentum a publié ses anticipations sur un panel élargi d’actions, incluant Airbus, Dassault Aviation, LVMH, JCdecaux, Sodexo, Semco Technologies, Lumibird, Eiffage, Vicat, Métropole Télévision (M6) et Exosens. Les abonnés ont également reçu un conseil sur un ETF pour la semaine. Depuis son lancement en mai 2021, la lettre affiche des performances supérieures à celles du CAC 40, offrant un argument commercial pour Capital : cinq mois d’abonnement offerts pour toute souscription annuelle.
La semaine prochaine, les marchés resteront attentifs aux annonces économiques en Europe et aux États-Unis, ainsi qu’aux résultats trimestriels d’entreprises du CAC 40. Une attention particulière sera portée à l’évolution des prix de l’énergie et à leur impact sur l’inflation, un facteur clé pour les banques centrales dans leur politique monétaire.
L’ouverture du détroit d’Ormuz, artère majeure pour le transport maritime du pétrole et du gaz, réduit les risques de rupture d’approvisionnement et fait mécaniquement baisser les prix de l’énergie. Cette baisse se répercute sur les coûts de production et de transport, ce qui peut atténuer les pressions inflationnistes. Pour les investisseurs, cela signifie un environnement plus stable pour les entreprises consommatrices d’énergie, et donc un potentiel de hausse des valorisations boursières.
Momentum est une lettre d’investissement quotidienne publiée par Capital, basée sur une analyse combinée (technique et financière) des actions cotées en Bourse. Elle propose des recommandations d’achat ou de vente, ainsi que des anticipations sur des valeurs spécifiques ou des ETF. Depuis son lancement en mai 2021, elle a surperformé le CAC 40, ce qui en fait un outil prisé des investisseurs cherchant à maximiser leurs rendements en Bourse.