Un violent incendie a ravagé une partie de la station balnéaire de Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, jeudi 2 juillet 2026. Selon Franceinfo – Faits divers, le feu a détruit 280 bungalows d’un camping, avant de s’étendre vers une zone industrielle voisine. Alors que les flammes ont été maîtrisées vendredi, les autorités maintiennent une vigilance maximale en raison des conditions météorologiques persistantes.
Ce qu'il faut retenir
- 280 bungalows détruits dans un camping de Canet-en-Roussillon, le 2 juillet 2026 en début d’après-midi
- Le feu s’est propagé vers une zone industrielle, endommageant notamment une usine de bateaux
- Les Pyrénées-Orientales placées en vigilance rouge incendie pendant plusieurs jours
- 200 pompiers et une trentaine de véhicules sont encore mobilisés pour surveiller les points chauds
- La Tramontane, vent violent du nord, a favorisé la propagation rapide des flammes
- Un témoin évoque un départ de feu en quelques secondes, avec une fumée « d’une densité incroyable »
Un départ de feu spectaculaire et une évacuation éclair
Le sinistre s’est déclaré vers 14 heures, jeudi 2 juillet, au cœur du camping de Canet-en-Roussillon. En moins d’une heure, 280 bungalows ont été réduits en cendres, comme en témoignent les images filmées par les sapeurs-pompiers. « En quelques secondes, la fumée est arrivée d’une densité incroyable, et avec le vent, tout s’est embrasé en un instant », a expliqué un vacancier présent sur place, dont l’épouse et la fille ont été prises de panique. « Ma conjointe et ma fille sont un peu choquées d’ailleurs. »
Les pompiers, renforcés par des renforts roumains, ont dû évacuer les campeurs vers le port voisin, où l’atmosphère est devenue irrespirable. Des bouteilles de gaz, entreposées dans les bungalows, ont explosé sous l’effet de la chaleur, aggravant la situation. Une détonation a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde, mais les équipes ont réussi à sécuriser l’essentiel des réserves avant que le pire ne se produise.
La zone industrielle dans la ligne de mire des flammes
Alors que le feu gagnait en intensité, les flammes se sont dirigées vers le centre-ville, où plusieurs bâtiments ont été touchés. Une embarcation amarrée dans le port a pris feu, ajoutant à l’urgence de la situation. Vendredi 3 juillet au matin, le sinistre était en partie maîtrisé autour du camping, mais la zone industrielle restait sous haute surveillance. Dans une usine de construction navale, deux bâtiments ont été entièrement détruits, et des « points chauds » persistaient encore à l’intérieur des structures endommagées.
Les autorités locales et les services de secours ont immédiatement tiré la sonnette d’alarme. « La Tramontane continue de souffler, la chaleur est toujours présente, et le risque d’incendie de forêt reste très élevé. J’appelle chacun à la plus grande prudence », a déclaré Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales. Les dégâts matériels sont estimés à plusieurs millions d’euros, mais aucune victime n’est à déplorer, grâce à l’évacuation rapide des vacanciers et des employés des entreprises concernées.
Une mobilisation sans précédent pour éviter une reprise du feu
Depuis vendredi, 200 pompiers, épaulés par une trentaine de véhicules de lutte contre l’incendie, sont déployés sur le site. Leur mission : surveiller les zones encore fumantes et empêcher toute reprise du feu, alimentée par la Tramontane, ce vent du nord caractéristique de la région. Les Pyrénées-Orientales sont restées en vigilance rouge incendie jusqu’à samedi, malgré la baisse relative des températures.
Les sapeurs-pompiers ont également procédé à des reconnaissances aériennes pour évaluer l’étendue des dégâts et identifier d’éventuels nouveaux foyers. Les pompiers roumains, présents en renfort, ont apporté un soutien logistique et technique, notamment pour la gestion des points chauds dans l’usine de bateaux. « Leur expérience des incendies de forêt a été précieuse pour contenir la propagation », a indiqué un responsable des secours.
Un contexte météorologique aggravant
La Tramontane, vent sec et violent soufflant du nord-ouest, a joué un rôle clé dans la rapidité de la propagation des flammes. Avec des rafales atteignant parfois 80 km/h, le feu a progressé à une vitesse alarmante, rendant les opérations de lutte contre l’incendie particulièrement complexes. Les températures élevées, combinées à un taux d’humidité très bas, ont également favorisé l’embrasement des structures en bois et des matériaux inflammables.
Ce phénomène n’est pas rare dans le sud de la France en période estivale, mais son intensité cette année s’inscrit dans un contexte de sécheresse prolongée. Les Pyrénées-Orientales, comme d’autres départements du pourtour méditerranéen, subissent régulièrement des épisodes de canicule et de vents violents, qui exacerbent les risques d’incendie. Les autorités appellent à la vigilance, notamment auprès des propriétaires de résidences secondaires et des campeurs, souvent pris au dépourvu face à la rapidité des départs de feu.
Alors que les familles évacuées tentent de se réorganiser, la question des normes de sécurité dans les campings et les zones industrielles de la région revient sur le devant de la scène. Les autorités devraient annoncer prochainement des mesures renforcées pour limiter les risques, notamment en période de vent fort et de sécheresse.
À ce stade, aucune victime n’a été recensée, selon les autorités. Tous les vacanciers et employés des entreprises concernées ont été évacués à temps, malgré des scènes de panique décrites par les témoins. Les secours ont signalé quelques cas de malaises liés au stress et à la fumée, mais aucun blessé grave n’est à déplorer.
L’enquête n’a pas encore abouti, mais les premières pistes évoquent un départ de feu accidentel, possiblement lié à une fuite de gaz ou à une négligence humaine. Une explosion de bouteilles de gaz dans un bungalow a été entendue par les témoins, ce qui pourrait expliquer la propagation rapide des flammes. Les autorités n’excluent aucune hypothèse pour l’instant.