« La réponse est non », a affirmé Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, lorsqu’il a été interrogé sur la possibilité d’une nouvelle inflation des prix en 2026. Selon nos confrères de BFM Business, cette déclaration intervient alors que le secteur du logement traverse une crise persistante, dont les répercussions touchent désormais l’industrie du meuble.

Ce qu'il faut retenir

  • Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, exclut une nouvelle inflation des prix en 2026.
  • Une crise agricole est attendue dans les semaines et les mois à venir, selon ses déclarations.
  • La canicule et les vagues de chaleur ont influencé la composition des paniers de courses des Français.
  • La hausse des prix de l’eau en bouteille, entre 2 % et 4 %, est liée à l’augmentation du coût du pétrole depuis le début de l’été.
  • Les ventes de poulet en France ont fortement progressé, mais les éleveurs peinent à répondre à la demande.
  • Les consommateurs restent réticents face aux fruits « moches », malgré leur attractivité économique.

Une baisse attendue des prix des meubles, conséquence de la crise du logement

Le secteur du meuble, étroitement lié à l’immobilier, devrait subir une baisse de ses prix dans les prochains mois. Cette tendance s’explique par la crise persistante du logement, qui limite le pouvoir d’achat des ménages et réduit leurs dépenses en biens d’équipement. Thierry Cotillard, à la tête du groupement Les Mousquetaires, a indiqué que cette évolution n’était pas une surprise, mais bien une conséquence directe des tensions actuelles sur le marché immobilier. « La réponse est non » à une nouvelle inflation, a-t-il martelé lors d’une intervention récente.

Une crise agricole annoncée pour les prochains mois

Alors que la France fait face à une vague de chaleur persistante, Thierry Cotillard a mis en garde contre une crise agricole qui devrait se préciser dans les semaines à venir. Les conditions climatiques difficiles, couplées à des pénuries d’eau dans certains pays producteurs, pourraient perturber les chaînes d’approvisionnement. « Dans les semaines et les mois qui viennent, il y aura une crise agricole et il faudra la gérer », a-t-il souligné. Ces difficultés pourraient, à leur tour, influencer les prix des denrées alimentaires et des produits de consommation courante.

La canicule a redessiné les habitudes de consommation

Les épisodes de canicule qui ont marqué l’été 2026 ont profondément modifié les comportements d’achat des Français. Thierry Cotillard a expliqué que « la canicule, la chaleur ont dicté la composition du panier de courses ». Les produits frais, les boissons rafraîchissantes et les articles liés au confort thermique ont vu leur demande exploser. Cette tendance a également mis en lumière les défis logistiques auxquels sont confrontés les distributeurs, notamment pour les denrées périssables.

Côté prix, l’eau en bouteille a subi une hausse de **2 à 4 %** depuis le début de l’été. Cette augmentation s’explique en grande partie par la flambée des cours du pétrole, qui impacte les coûts de production et de transport. Selon BFM Business, cette hausse pourrait se poursuivre si les tensions géopolitiques sur les approvisionnements énergétiques persistent.

Les consommateurs face à des choix de plus en plus contraints

Face à la hausse des prix, les ménages adaptent leurs dépenses. Les ventes de poulet, par exemple, ont « s’envolé » en France, signe que les Français se tournent vers des protéines moins chères pour équilibrer leur budget. Pourtant, les éleveurs peinent à suivre cette demande accrue, en raison des coûts élevés de l’alimentation animale et des contraintes environnementales. Un paradoxe qui illustre les tensions du marché.

Autre exemple de cette adaptation : les fruits « moches », souvent moins chers en raison de leur aspect irrégulier, peinent à convaincre les consommateurs. Malgré leur attractivité économique, leur popularité reste limitée, signe que les habitudes d’achat évoluent lentement.

L’électricité, un autre poste de dépense sous tension

La canicule a également fait flamber les prix de l’électricité, comme l’a rapporté BFM Business fin août. Les besoins accrus en climatisation ont mis à rude épreuve le réseau électrique, entraînant des pics de consommation et, par ricochet, des hausses tarifaires. Cette situation a rappelé l’importance d’une politique énergétique stable pour les ménages, déjà fragilisés par l’inflation.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour plusieurs secteurs clés. La crise agricole annoncée par Thierry Cotillard pourrait se concrétiser dès la rentrée, avec des répercussions sur les prix des produits frais. Côté énergie, une stabilisation des températures devrait permettre de soulager le réseau électrique, mais les prix pourraient rester élevés si la demande reste forte. Enfin, le marché du meuble devrait continuer à s’ajuster, sous l’effet conjugué de la crise immobilière et de la baisse du pouvoir d’achat.

Pour les ménages, la période reste incertaine. Entre ajustements budgétaires et recherche d’alternatives, les choix de consommation seront plus que jamais dictés par la nécessité. Les prochains mois diront si l’économie française parvient à absorber ces chocs sans entrer en récession.

La baisse des prix des meubles s’explique par la crise persistante du logement, qui limite le pouvoir d’achat des ménages. Les Français, déjà fragilisés par l’inflation, reportent leurs dépenses en biens d’équipement, ce qui pousse les commerçants à réduire leurs tarifs pour écouler leurs stocks.