Ce jeudi 2 juillet 2026, la Cour de révision a rendu une décision historique en annulant la condamnation à la réclusion à perpétuité de Dany Leprince, reconnu coupable en décembre 1997 pour le quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué, dans la Sarthe, commis en septembre 1994. Selon Ouest France, cette annulation ouvre la voie à un nouveau procès et relance les débats sur une affaire judiciaire qui avait marqué la France il y plus de vingt ans.
Ce qu'il faut retenir
- La Cour de révision a annulé le 2 juillet 2026 la condamnation à perpétuité de Dany Leprince, initialement prononcée en décembre 1997.
- Le quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué (Sarthe) remonte à septembre 1994.
- Cette décision est qualifiée d’historique par plusieurs observateurs, dont l’avocat de la défense.
- La nouvelle procédure judiciaire pourrait aboutir à un nouveau procès ou à un acquittement.
- Martine Compain, mentionnée dans les réactions, est directement concernée par cette annulation.
Une décision judiciaire inédite
La Cour de révision a justifié son choix par des éléments nouveaux, non pris en compte lors du premier procès, qui remettent en cause la culpabilité de Dany Leprince. Selon Ouest France, cette décision intervient après des années de combat juridique mené par ses avocats pour faire réexaminer les preuves de l’affaire. La Cour a estimé que les éléments présentés lors de la révision étaient suffisants pour justifier cette annulation, une première dans ce dossier.
Cette affaire, l’une des plus médiatisées des années 1990, avait vu la condamnation de Dany Leprince pour le meurtre de son épouse, de son beau-frère, de sa belle-sœur et de leur enfant, commis dans la nuit du 15 au 16 septembre 1994 à Thorigné-sur-Dué. À l’époque, les enquêteurs avaient conclu à un quadruple homicide motivé par des tensions familiales, mais certains détails avaient depuis suscité des doutes.
Des réactions contrastées
Parmi les premières réactions, celle de l’avocat de Dany Leprince a été relayée par Ouest France. « La vérité est en marche et je pense que Martine Compain a du souci à se faire », a-t-il déclaré, faisant référence à l’une des proches de la famille, dont le rôle avait été évoqué lors des enquêtes. Cette déclaration, rapportée par le quotidien, souligne l’impact potentiel de cette décision sur d’autres acteurs de l’affaire.
Du côté des parties civiles, la stupeur domine. Les familles des victimes n’ont pas encore réagi officiellement, mais l’annulation de la condamnation ravive leur douleur. Certains observateurs rappellent que cette affaire avait déjà donné lieu à plusieurs rebondissements judiciaires, dont une première révision rejetée en 2018. Cette fois, les conditions semblent réunies pour une nouvelle phase judiciaire.
Un dossier judiciaire complexe
L’affaire Dany Leprince illustre les limites des procédures judiciaires classiques face à des dossiers où les preuves matérielles ont été remises en question avec le temps. Plusieurs expertises réalisées après le procès initial avaient en effet soulevé des interrogations sur la fiabilité des témoignages et des indices. La Cour de révision a donc pris en compte ces éléments pour justifier son revirement, une démarche rare mais pas exceptionnelle dans les affaires criminelles.
Selon Ouest France, les proches de Dany Leprince estiment que cette décision marque un tournant. « Nous attendons cette révision depuis des années », a indiqué l’un de ses défenseurs, qui rappelle que la crédibilité des aveux obtenus sous pression avait déjà été contestée. Pour les avocats, cette annulation n’est que la première étape vers une reconnaissance pleine et entière de l’innocence de leur client.
Cette affaire soulève également des questions sur la gestion des dossiers anciens, où les techniques d’enquête et les standards scientifiques ont évolué. Pour les familles des victimes, cette décision marque un nouveau chapitre douloureux. Quant à Martine Compain, son avenir judiciaire dépendra des suites données à cette révision, sans que l’on sache encore si elle sera directement impliquée dans la nouvelle procédure.
La Cour de révision a renvoyé l’affaire devant une nouvelle juridiction, qui devra organiser un nouveau procès ou rendre une décision de non-lieu. Cette procédure pourrait s’étaler sur plusieurs mois, avec une audience potentielle d’ici la fin 2026 ou au début 2027.