Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est mort après son arrestation par des gendarmes. Début 2026, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu en faveur des gendarmes. Sa famille espère, elle, obtenir la condamnation de la France devant la justice européenne. Selon BFM - Faits Divers, des centaines de personnes ont manifesté ce samedi 4 juillet à Persan et Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) dans une ambiance calme et festive en hommage à Adama Traoré, jeune homme noir décédé il y a dix ans suite à son arrestation par des gendarmes.

Durant l'heure et demie de marche, les manifestants et organisateurs ont scandé plusieurs slogans comme « Justice pour Adama, on n'oublie pas » ou « Pas de justice, pas de paix ». Les noms de personnes tuées ou blessées par les forces de l'ordre ces dernières années ont également été égrenés.

Ce qu'il faut retenir

  • Adama Traoré est mort le 19 juillet 2016 après son arrestation par des gendarmes.
  • La Cour de cassation a confirmé le non-lieu en faveur des gendarmes début 2026.
  • La famille d'Adama Traoré espère obtenir la condamnation de la France devant la justice européenne.
  • Des centaines de personnes ont manifesté pour les dix ans de la mort d'Adama Traoré.

Les réactions

« La justice française a dit qu'il y avait un non-lieu mais nous connaissons tous la vérité. Nous savons que ces gendarmes sont responsables de la mort d'Adama Traoré », a dénoncé Assa Traoré devant la gendarmerie où son frère est mort le 19 juillet 2016. Plus tôt dans la journée, une plaque avec le nom d'Adama Traoré a été installée près de la mairie de Beaumont-sur-Oise, là où il avait été interpellé.

« Nous avons pris dix ans et nous reprendrons dix ans encore pour mener d'autres luttes, pour continuer le combat », a prévenu celle qui est devenue l'un des principaux visages de la lutte contre les violences policières en France.

Les élus présents

Parmi les manifestants figuraient plusieurs élus de gauche, en particulier de la France insoumise. Le député insoumis Éric Coquerel, a lui aussi appelé à la mobilisation « pour empêcher » une proposition de loi LR instaurant une présomption d'usage légitime des armes par les forces de l'ordre.

« Des Adama Traoré, il y en a encore ! Il y a eu des morts après Adama Traoré et il y aura encore des morts », a alerté sa soeur. Une pétition appelant les députés à rejeter la loi avait réuni ce samedi après-midi 150.000 signatures.

Et maintenant ?

La famille d'Adama Traoré et les manifestants attendent maintenant la décision de la justice européenne. Ils espèrent que cette instance pourra leur apporter justice et réparation. La lutte contre les violences policières continue, et les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'avenir de cette cause.

La proposition de loi LR suscitait une forte inquiétude parmi les participants à la marche. Les élus et les manifestants restent vigilants et prêts à se mobiliser pour empêcher son adoption.

La commémoration de la mort d'Adama Traoré a rassemblé des centaines de personnes, rappelant que la lutte pour la justice et contre les violences policières est toujours d'actualité. Les prochaines semaines et mois seront importants pour voir comment cette cause évoluera et si les demandes de justice seront entendues.