Une opération d’évacuation d’urgence a été déclenchée dans la nuit de dimanche 6 juillet 2026 à lundi 7 juillet 2026 dans plusieurs communes du département du Var, obligeant près de 200 personnes à quitter leur logement en moins de vingt-quatre heures. Selon Franceinfo – Faits divers, les autorités locales ont pris cette décision en raison d’un risque imminent d’effondrement lié à des mouvements de terrain consécutifs à des pluies diluviennes.

Ce qu'il faut retenir

  • Environ 200 personnes évacuées dans le Var dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026
  • Évacuation motivée par un risque d’effondrement dû à des mouvements de terrain après des pluies intenses
  • Plusieurs communes concernées, dont La Roquebrussanne, Ollioules et Sanary-sur-Mer
  • Un périmètre de sécurité établi autour des zones jugées les plus dangereuses
  • Les habitants doivent se rendre dans des centres d’accueil d’urgence mis en place par la préfecture
  • Une cellule de crise a été activée en préfecture pour coordonner les opérations

Une décision prise dans l’urgence après des intempéries

Dès dimanche soir, les services de l’État ont constaté une aggravation des risques liés à la saturation des sols par les eaux. « Les pluies des derniers jours ont fragilisé les terrains », a expliqué un responsable des services de la préfecture du Var, cité par Franceinfo. « Des fissures sont apparues dans plusieurs habitations, et les experts ont alerté sur un risque d’effondrement dans les heures à venir. »

Face à cette situation, les autorités ont ordonné l’évacuation préventive des riverains concernés. « Nous n’avons pas eu le choix », a souligné la sous-préfète de Toulon, Marie-Ange Détrie. « Les rapports géotechniques étaient formels : le danger était réel et immédiat. »

Des centres d’accueil mobilisés dans l’ensemble du département

Pour accueillir les personnes évacuées, la préfecture a réquisitionné plusieurs structures : le gymnase de La Roquebrussanne, une salle polyvalente à Ollioules et un centre communautaire à Sanary-sur-Mer. « On a regroupé les habitants par famille », a précisé un responsable de la mairie de La Roquebrussanne. « Chaque centre dispose de couvertures, de repas chauds et d’un soutien psychologique. »

Les évacués ont reçu pour consigne de ne pas retourner chez eux, même pour récupérer des effets personnels. « Nous allons organiser des visites encadrées pour permettre aux habitants de récupérer des documents importants », a indiqué la sous-préfète. « Mais cela ne pourra se faire que sous surveillance et après évaluation des risques résiduels. »

Des craintes pour les biens et un impact sur la vie locale

Parmi les évacués, certains ont exprimé leur inquiétude quant à l’état de leur logement. « On nous a dit de partir en urgence, sans savoir quand on pourra revenir », a témoigné une habitante de La Roquebrussanne, contactée par Franceinfo. « J’ai laissé des affaires, des souvenirs… On ne sait pas ce qu’il en reste. »

Côté communal, les élus locaux s’interrogent déjà sur les conséquences économiques et sociales de cette crise. « Certains commerces pourraient être impactés », a expliqué le maire d’Ollioules, Jean-Luc Bergeon. « On craint aussi des difficultés pour les enfants scolarisés dans les zones évacuées, d’autant que la rentrée scolaire approche. »

Et maintenant ?

La préfecture du Var a annoncé qu’elle maintiendrait les centres d’accueil ouverts « jusqu’à nouvel ordre ». Une réunion de crise est prévue mercredi 9 juillet pour évaluer l’évolution de la situation et décider des prochaines étapes. Les experts doivent réaliser de nouveaux diagnostics géotechniques dès mardi pour affiner leurs recommandations. Quant aux habitants, ils devront patienter avant de savoir s’ils pourront regagner leur domicile en toute sécurité.

Pour l’heure, aucune victime n’est à déplorer, mais les autorités appellent à la prudence. « Nous restons en alerte maximale », a rappelé Marie-Ange Détrie. « Les prochaines 48 heures seront déterminantes. »