Vingt organisations de la société civile africaine ont exigé, ce mardi 1er septembre 2026, la mise en place d’une enquête indépendante et transparente concernant la découverte de six corps ligotés et les yeux bandés dans une fosse commune, située dans le sud-ouest de la Guinée. Cette demande, formulée à peine une semaine après la macabre découverte, émane d’un collectif incluant des structures telles qu’Afrikajom Center, fondée par Alioune Tine, figure majeure de la société civile sénégalaise.
Ce qu'il faut retenir
- Découverte de six corps ligotés et aux yeux bandés dans une fosse commune en Guinée, il y a une semaine.
- Vingt organisations de la société civile africaine, dont Afrikajom Center d’Alioune Tine, réclament une enquête indépendante et transparente.
- Alioune Tine, invité de l’émission Afrique Midi, a souligné l’urgence d’une réaction ferme de la communauté internationale.
Une découverte aux circonstances troublantes
La fosse commune, localisée dans le sud-ouest de la Guinée, a été mise au jour il y a sept jours. Selon les informations rapportées par RFI, les six cadavres y reposaient dans des conditions particulièrement troublantes : les mains liées dans le dos et les yeux bandés. Ces éléments suggèrent, pour les organisations signataires, la possibilité d’exécutions extrajudiciaires ou de violations graves des droits humains. Le lieu exact de la découverte n’a pas été précisé, mais la région concernée est connue pour son instabilité politique et sécuritaire récente.
Un collectif unifié pour exiger la vérité
Parmi les vingt organisations à l’origine de cette demande figurent des structures majeures du continent, dont Afrikajom Center, mais aussi d’autres acteurs influents de la société civile africaine. Alioune Tine, dont la réputation dépasse les frontières sénégalaises, a pris la parole dans l’émission Afrique Midi pour alerter sur l’urgence d’agir. « Nous attendons des réactions beaucoup plus fermes de la communauté internationale », a-t-il déclaré, insistant sur le besoin d’une enquête impartiale pour établir les responsabilités.
Le collectif n’a pas manqué de rappeler que ce type de découverte n’est pas isolé en Afrique de l’Ouest, où les tensions politiques et les violences communautaires ont souvent laissé derrière elles des fosses communes. — Ces organisations estiment que sans une réponse internationale forte, ces drames risquent de se reproduire.
Quel rôle pour la communauté internationale ?
La demande des organisations africaines ne se limite pas à une simple enquête locale. Elles appellent à une mobilisation de la communauté internationale, notamment des Nations unies et des organisations régionales comme la CEDEAO, pour garantir que l’enquête soit conduite sans pression politique. Alioune Tine a souligné que « l’impunité ne doit plus être une option », rappelant que des précédents en Afrique ont montré que sans pression extérieure, les enquêtes locales pouvaient être biaisées.
Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités guinéennes ou des instances internationales. Pourtant, selon nos confrères de RFI, des sources diplomatiques africaines évoquent déjà la possibilité d’une mission d’observation conjointe, si la demande est formalisée par écrit.
Cette affaire relance par ailleurs le débat sur la protection des défenseurs des droits humains en Afrique, Alioune Tine ayant lui-même été menacé à plusieurs reprises pour son activisme. — Bref, l’enjeu dépasse largement le cadre de cette découverte macabre : il interroge la capacité du continent à garantir la justice et la sécurité de ses citoyens.
Pour les vingt organisations signataires, une enquête indépendante est cruciale car elle permettrait d’éviter les interférences politiques locales. Dans des contextes comme celui de la Guinée, où les tensions politiques sont vives, une enquête menée par des acteurs internationaux ou neutres garantirait une transparence nécessaire pour établir les responsabilités et éviter que l’affaire ne soit étouffée.