Un ouvrage à paraître le 15 septembre prochain portera la voix testamentaire de Jean-François Leroy, cofondateur et directeur emblématique du festival international de photojournalisme de Perpignan, disparu le 31 août dernier. Selon nos confrères du Monde, ce livre rassemble une lettre adressée aux jeunes photojournalistes, où l’ancien patron de Visa pour l’Image les invite à repenser leur approche du métier.

Dans ce texte, Jean-François Leroy leur rappelle l’importance de privilégier le regard journalistique à la dimension esthétique, et les encourage à s’inspirer de l’expérience des photographes confirmés. Autant dire que cette missive, rédigée avant son décès, prend la forme d’un héritage professionnel et éthique pour les générations montantes de reporters d’image. Le Monde souligne que ce message s’inscrit dans la continuité de son engagement de toute une vie pour un photojournalisme rigoureux et engagé.

Ce qu'il faut retenir

  • Un ouvrage posthume de Jean-François Leroy, cofondateur de Visa pour l’Image, doit paraître le 15 septembre 2026, selon du Monde.
  • Il s’agit d’une lettre testamentaire destinée aux jeunes photojournalistes, révélée par du Monde.
  • Leroy y défend l’idée de placer le regard journalistique avant l’esthétique dans le traitement des sujets.
  • Il insiste sur l’importance d’apprendre des photographes expérimentés, comme en témoigne du Monde.
  • La publication intervient après le décès de Leroy, survenu le 31 août 2026.

Un message posthume pour guider la nouvelle génération

Dans sa lettre, Jean-François Leroy aborde la question fondamentale du sens avant même de déclencher son appareil photo. Il y rappelle que la mission première du photojournaliste reste la transmission fidèle de la réalité, bien au-delà de la recherche de compositions visuellement frappantes. Selon du Monde, cette prise de position reflète sa vision d’un métier au service de l’information, et non de l’art pur.

L’ancien directeur du festival de Perpignan, qui a marqué plusieurs décennies du photojournalisme international, y partage également des conseils pratiques. Il encourage les jeunes à étudier le travail des maîtres du genre, à comprendre les enjeux éthiques de leur pratique et à s’imprégner de l’histoire de leur profession. Autant de préceptes qui, selon lui, doivent primer sur les tendances éphémères ou les effets de style.

Un héritage intellectuel et professionnel

Le festival Visa pour l’Image, fondé en 1984 par Jean-François Leroy et son épouse Annick Leroy, s’est imposé comme une référence mondiale dans le domaine du photojournalisme. Chaque année à Perpignan, il rassemble des professionnels et des amateurs autour de récits visuels exigeants, loin des clichés spectaculaires. La lettre testamentaire de Leroy s’inscrit dans cette lignée, comme une ultime contribution à un débat qu’il a animé toute sa carrière.

D’après du Monde, l’ouvrage à venir ne se limite pas à cette lettre. Il devrait également comporter des réflexions personnelles, des analyses sur l’évolution du métier et des hommages de ses proches. Le tout forme un ensemble qui offre un éclairage unique sur la pensée de celui qui a façonné, pendant plus de quarante ans, le paysage du photojournalisme en France et à l’international.

Et maintenant ?

La publication de l’ouvrage le 15 septembre prochain devrait permettre de mieux comprendre l’héritage intellectuel de Jean-François Leroy. Reste à voir comment les jeunes photojournalistes s’empareront de ses conseils et dans quelle mesure ces principes influenceront les pratiques du secteur dans les années à venir. D’ici là, le festival Visa pour l’Image, dont la prochaine édition aura lieu comme chaque année à Perpignan en septembre, pourrait également être l’occasion de rendre hommage à son fondateur.

La disparition de Jean-François Leroy marque la fin d’une époque pour le photojournalisme français. Son message aux nouvelles générations, tel que rapporté par du Monde, offre une boussole pour affronter les défis actuels du métier, entre désinformation et dilution des récits authentiques. Bref, une lecture qui s’annonce comme incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de l’image et de l’information.