Le président du Rassemblement national (RN) s’est rendu en Pologne les 18 et 19 juin 2026 pour renforcer ses alliances au sein de la droite européenne, selon Le Figaro – Politique. Ce déplacement de deux jours, marqué par une visite de la frontière avec la Biélorussie, avait pour but de parfaire les liens existants avec ses partenaires politiques et d’en initier de nouveaux, dans un contexte où les questions migratoires et sécuritaires dominent l’agenda des partis souverainistes du continent.
Ce qu'il faut retenir
- Un déplacement de deux jours en Pologne pour le président du RN, Jordan Bardella, les 18 et 19 juin 2026.
- Objectif affiché : renforcer les alliances avec les partis de droite européens, notamment en matière de politique migratoire et de sécurité des frontières.
- Visite symbolique de la frontière polono-biélorusse à Kuznica, où Bardella a pu observer un mur de 186 km équipé de dispositifs high-tech (drones, caméras thermiques, détecteurs sismiques).
- Rencontres avec des partenaires locaux, dans la perspective d’une coordination accrue au sein de l’Alliance pour la souveraineté européenne, dont le RN est membre.
- Un enjeu stratégique pour Bardella, qui pourrait briguer l’Élysée en 2027 et cherche à élargir son réseau d’influence en Europe.
Un voyage axé sur la sécurité des frontières
Le convoi de Jordan Bardella a sillonné les forêts du Podlasie, une région polonaise frontalière avec la Biélorussie, pour rejoindre le village de Kuznica, point de passage clé entre les deux pays. Là, le président du RN a pu constater l’ampleur des dispositifs déployés par les autorités polonaises pour sécuriser une frontière longue de 418 km. « On lui a présenté tout l’arsenal de la police aux frontières polonaises, les drones, les fusils à pompes ou de précision, les boucliers antiémeutes », rapporte Le Figaro – Politique.
Cette visite illustre la convergence de vues entre le RN et certains partis européens sur la question migratoire. Bardella, qui a souvent défendu la nécessité de murs et de contrôles stricts aux frontières, a pu s’inspirer du modèle polonais, considéré comme un exemple par une partie de la droite souverainiste. « À quoi ressemble un mur de 186 kilomètres censé protéger une frontière de plus de 400 kilomètres ? », s’est interrogé le quotidien, soulignant l’importance symbolique de ce déplacement pour le leader d’extrême droite.
Renforcer l’Alliance pour la souveraineté européenne
Au-delà de la symbolique sécuritaire, ce voyage s’inscrit dans une stratégie plus large : celle de la construction d’un réseau paneuropéen de partis alliés. Bardella, qui a multiplié les déplacements en Europe depuis son élection à la tête du RN en 2022, mise sur ces alliances pour peser dans les débats politiques continentaux. « Lors de son séjour, il a également rencontré des responsables politiques locaux et des figures de la droite polonaise, dans l’optique d’une coordination accrue au sein de l’Alliance pour la souveraineté européenne », précise Le Figaro – Politique.
Cette alliance, qui regroupe des partis comme le FPÖ autrichien ou le Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, pourrait jouer un rôle clé dans les prochaines élections européennes. Pour Bardella, qui ambitionne de se présenter à la présidentielle française en 2027, ces contacts sont un moyen de légitimer son parti sur la scène internationale et de préparer l’après-2027. « Renforcer ces liens est essentiel pour peser dans les négociations européennes et peser sur les politiques migratoires », a-t-il indiqué lors d’un entretien cité par le quotidien.
Un contexte politique tendu en France
Ce déplacement intervient alors que la classe politique française scrute les prochaines échéances judiciaires de Bardella. Le leader du RN, visé par plusieurs procédures, pourrait connaître son sort d’ici la fin du mois de juillet 2026. Une condamnation l’empêcherait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, tandis qu’un non-lieu ou une peine avec sursis lui ouvrirait la voie. « Toute la classe politique française explore l’hypothèse d’un retournement de situation complet », note Le Figaro – Politique.
Dans ce contexte, les alliances européennes deviennent un atout majeur pour Bardella. Une victoire dans un procès ou une stratégie d’influence bien menée pourraient renforcer sa crédibilité et lui permettre de se positionner comme un leader incontournable de la droite radicale en Europe. « Ce voyage en Pologne est aussi un message envoyé à ses adversaires en France : il compte bien jouer un rôle central sur la scène internationale, quels que soient les obstacles juridiques qui se dressent devant lui », analyse le quotidien.
Pour l’Alliance pour la souveraineté européenne, l’enjeu est de transformer ces contacts bilatéraux en une véritable plateforme commune, capable de peser sur les politiques de l’Union. Les prochains mois diront si ces efforts porteront leurs fruits, ou si les divergences entre partis souverainistes prendront le pas sur leurs points d’accord.
Le président du Rassemblement national a effectué ce déplacement les 18 et 19 juin 2026 pour renforcer ses alliances avec les partis de droite européens, notamment sur les questions de politique migratoire et de sécurité des frontières. Une visite symbolique de la frontière polono-biélorusse, où il a pu observer les dispositifs de sécurité polonais, s’inscrit dans cette stratégie.
Il mise particulièrement sur l’Alliance pour la souveraineté européenne, un réseau qui regroupe des formations comme le FPÖ autrichien ou le Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni. Ces partis partagent des positions communes sur la question migratoire et la souveraineté nationale, ce qui facilite les rapprochements.