« Je ne démolis pas un héros juste pour le plaisir », a affirmé Michael Sarnoski au Monde, en expliquant pourquoi son film On l'appelait Robin des bois propose une lecture nuancée, voire critique, de la légende du justicier anglais. Le cinéaste américain, connu pour des films comme Tiger King, signe ainsi une réinterprétation ambitieuse, mêlant hommage et remise en question, qui sortira en salles le 15 juillet 2026 en France.
Ce qu'il faut retenir
- Un film prévu pour une sortie en salles le 15 juillet 2026 en France, selon la date annoncée par le réalisateur et confirmée par plusieurs médias.
- Michael Sarnoski ne cherche pas à déconstruire le mythe de Robin des bois pour le plaisir, mais bien à interroger la place des récits dans nos sociétés contemporaines, comme il l’explique dans son entretien au Monde.
- Le film s’inscrit dans une tendance récente de réinterprétations de légendes médiévales, où les réalisateurs revisitent les personnages historiques avec un regard plus sombre ou réaliste, sans pour autant les discréditer entièrement.
- Sarnoski a travaillé avec des historiens pour ancrer son récit dans une certaine authenticité, tout en prenant des libertés créatives pour servir son propos.
Une réinterprétation audacieuse d’un mythe populaire
Dans son entretien accordé au Monde, Michael Sarnoski a détaillé sa démarche. « Robin des bois n’est pas un personnage historique avéré, mais un récit qui a traversé les siècles », a-t-il souligné. Le réalisateur précise qu’il ne s’agit pas de « démolir un héros », mais plutôt d’explorer « comment ces figures deviennent des miroirs de nos propres contradictions ». Son film, tourné en partie en Angleterre et en Écosse, mise sur une esthétique visuelle sombre, loin des clichés des forêts verdoyantes et des costumes chamarrés des adaptations précédentes. « On a voulu montrer un Moyen Âge plus réaliste, où la violence et la précarité étaient omniprésentes », explique-t-il.
Pourtant, Sarnoski ne renie pas l’héritage du personnage. « Robin des bois incarne l’idée de justice sociale, même si sa méthode est discutable », reconnaît-il. Le film met ainsi en scène un héros ambigu, dont les actions soulèvent des questions éthiques : voler les riches pour donner aux pauvres est-il légitime ? Peut-on être un justicier en dehors de la loi ? Autant de thèmes qui résonnent particulièrement à l’ère des débats sur les inégalités économiques et la justice populaire.
Un dialogue entre fiction et réalité
L’une des originalités du projet réside dans son approche hybride. Sarnoski a collaboré avec des médiévistes pour donner une base historique à certaines scènes, tout en assumant les libertés narratives nécessaires à une œuvre cinématographique. « On a lu des chroniques du XIIIe siècle, étudié les archives sur la forêt de Sherwood, mais aussi les textes littéraires comme ceux de Walter Scott », précise-t-il. Le résultat est un mélange de réalisme brut et de poésie, où les combats à l’épée côtoient des dialogues philosophiques sur le pouvoir et la morale.
Le cinéaste américain, qui a aussi travaillé sur des séries documentaires, aborde ici un sujet qui lui tient à cœur : la puissance des récits dans la construction de notre imaginaire collectif. « Les légendes ne sont pas de simples divertissements, elles façonnent notre vision du monde », rappelle-t-il. Dans une époque marquée par la désinformation et la sursollicitation des écrans, son film peut être lu comme une réflexion sur la responsabilité des créateurs face à l’héritage culturel.
Un débat qui dépasse le cinéma
Au-delà de son aspect purement cinématographique, le projet de Sarnoski soulève une question plus large : comment une société se réapproprie-t-elle ses mythes fondateurs ? En revisitant Robin des bois, le réalisateur américain s’inscrit dans une lignée de cinéastes qui, comme Ridley Scott avec Robin Hood (2010) ou Otto Bathurst avec The Forest (2017), cherchent à dépoussiérer les légendes pour les rendre pertinentes aujourd’hui. Pour Sarnoski, l’enjeu est clair : « Si on ne questionne pas ces récits, ils deviennent des dogmes. Et un dogme, ça n’a pas sa place dans une démocratie. »
Alors que le film s’apprête à sortir sur les écrans, une chose est sûre : il relancera sans doute les débats sur la façon dont le cinéma influence notre rapport à l’Histoire. Entre fascination pour le passé et besoin de réinventer les figures tutélaires, On l'appelait Robin des bois pourrait bien devenir un objet culturel aussi discuté que regardé.
Non, il s’inscrit dans une tendance plus large. Des films comme Robin Hood (2010) de Ridley Scott ou The Forest (2017) de Otto Bathurst avaient déjà exploré des angles plus réalistes ou critiques, mais Sarnoski pousse le concept plus loin en insistant sur l’ambiguïté morale du personnage, selon ce qu’il explique au Monde.
Le film On l'appelait Robin des bois sortira en salles le 15 juillet 2026 en France, comme l’ont confirmé plusieurs médias et la plateforme Allociné.