Une attaque à la bombe survenue lundi dans la principauté de Monaco a grièvement blessé un homme, sa femme et leurs deux enfants, selon Libération. Les autorités monégasques et françaises enquêtent désormais sur l’hypothèse d’un acte commandité à distance par une femme ukrainienne recherchée par Interpol.
Ce qu'il faut retenir
- Une trentenaire ukrainienne fait l’objet d’une notice rouge Interpol, signe d’une recherche internationale.
- L’explosion, survenue lundi à Monaco, a gravement blessé Vadim Ermolaev et sa famille.
- Les enquêteurs soupçonnent la suspecte d’avoir déclenché à distance l’engin explosif.
- L’identité de la femme et ses motivations restent encore inconnues à ce stade.
L’explosion a eu lieu en début de semaine dans un quartier résidentiel de Monaco, blessant grièvement Vadim Ermolaev, sa conjointe et leurs deux enfants. Les victimes, dont l’état de santé reste critique selon les premiers bilans, ont été transportées d’urgence vers un hôpital de la principauté. Les autorités locales ont immédiatement sollicité l’appui d’Interpol et des services de renseignement français pour identifier les responsables.
D’après les informations rapportées par Libération, l’enquête privilégie désormais la piste d’un attentat commandité à distance. Une notice rouge, outil de coopération policière internationale, a été émise à l’encontre d’une ressortissante ukrainienne âgée d’une trentaine d’années. Les enquêteurs estiment que cette femme aurait pu actionner le détonateur de l’engin explosif depuis l’étranger, via un système de télécommande.
Les premiers éléments de l’enquête, encore fragiles, indiquent que l’engin aurait été dissimulé dans un colis ou un véhicule avant d’être déclenché au moment opportun. Les services de police monégasques, épaulés par la section antiterroriste de la police judiciaire française, multiplient les perquisitions et les auditions pour tenter de reconstituer la chronologie des faits. Interpol a confirmé l’émission de la notice rouge, mais n’a pas encore précisé si la suspecte avait déjà été localisée.
La motivation de cet acte reste, pour l’heure, inconnue. Les autorités n’excluent aucune piste, y compris celle d’un règlement de comptes ou d’une opération ciblant des intérêts spécifiques liés à l’Ukraine. Monaco, souvent perçu comme un havre de paix, se retrouve ainsi confronté à une menace terroriste inédite sur son sol. La principauté, qui collabore étroitement avec les services français dans le cadre de cette enquête, a renforcé ses dispositifs de sécurité autour des lieux sensibles.
« Nous travaillons en étroite coordination avec Interpol et les autorités françaises pour identifier et localiser cette personne. Toutes les pistes sont explorées, y compris celle d’un déclenchement à distance. »
Un porte-parole de la police monégasque
Les victimes, dont les identités n’ont pas été divulguées, sont prises en charge dans un service de soins intensifs. Leur pronostic vital reste engagé, selon les médecins en charge de leur suivi. Les autorités appellent toute personne susceptible de détenir des informations à se manifester auprès des services de police.
Les réactions politiques devraient s’intensifier dans les prochains jours, alors que Monaco et la France pourraient renforcer leur coopération en matière de lutte antiterroriste. La question d’un éventuel durcissement des contrôles aux frontières, notamment pour les ressortissants ukrainiens, pourrait également être évoquée lors des prochaines réunions interministérielles.
Une notice rouge est émise lorsque la personne recherchée est susceptible de représenter une menace pour la sécurité publique et qu’il existe un risque de fuite internationale. Dans ce cas, la notice vise à faciliter l’arrestation en vue de son extradition ou de sa remise aux autorités compétentes, selon les procédures en vigueur.