Alors que son deuxième roman, « Lazar », s’impose comme un succès éditorial inattendu, l’écrivain suisse Nelio Biedermann assume avec une pointe d’ironie le tumulte médiatique qui accompagne cette parution. Un premier best-seller pour ce jeune auteur, qui voit son nom associé à celui de Thomas Mann dans une comparaison flatteuse mais qu’il juge, avec humour, quelque peu décalée. « Ce rapprochement avec Thomas Mann, c’est un honneur, mais ça me fait rire », confie-t-il au Monde.
Ce qu'il faut retenir
- Nelio Biedermann, 32 ans, publie « Lazar » et devient un auteur à succès en Suisse et au-delà.
- Son deuxième roman est salué par la critique et s’installe en tête des ventes dès sa sortie.
- L’écrivain suisse compare son style à celui de Thomas Mann, une comparaison qu’il juge amusante et non dénuée de prétention.
- Biedermann reste concentré sur l’essentiel : écrire, encore, et mieux.
- Le roman explore des thèmes universels, ce qui explique en partie son succès.
Selon nos confrères du Monde, la publication de « Lazar » a marqué un tournant dans la carrière de Nelio Biedermann. Ce texte, salué pour sa profondeur et sa prose soignée, a rapidement trouvé son public. Dès sa sortie, le roman s’est hissé en tête des meilleures ventes en Suisse, avant de conquérir les librairies françaises et allemandes. Une performance qui place Biedermann parmi les auteurs suisses les plus prometteurs de sa génération.
L’écrivain, qui a toujours cultivé une forme de distance critique envers la célébrité littéraire, avoue ne pas s’être préparé à un tel emballement. « Je n’imaginais pas que ce livre aurait un tel écho », déclare-t-il. Pourtant, les éloges pleuvent : critiques unanimes, interviews dans les médias nationaux, et même des comparaisons avec des géants de la littérature allemande. Une comparaison que Biedermann accueille avec une certaine désinvolture. « Thomas Mann est un monstre sacré, un géant de la littérature. Moi, je suis un petit auteur suisse qui écrit des histoires. La comparaison est flatteuse, mais un peu ridicule, non ? », lance-t-il en souriant.
« Ce rapprochement avec Thomas Mann, c’est un honneur, mais ça me fait rire. »
— Nelio Biedermann, auteur de « Lazar »
Si l’ironie de Biedermann transparaît dans ses propos, elle ne masque pas pour autant sa fierté discrète. À 32 ans, il a déjà accompli ce que beaucoup d’écrivains espèrent à l’aube de leur carrière : un roman qui résonne avec le public. Mais pour lui, l’essentiel reste ailleurs. « Écrire, c’est avant tout une quête personnelle. Je veux continuer à progresser, à explorer de nouvelles voix, à ne pas me reposer sur mes lauriers. » Cette humilité, rare dans un milieu où la célébrité éphémère est souvent de mise, séduit autant qu’elle surprend.
« Lazar », dont l’intrigue mêle réflexion philosophique et récit intime, a touché un public varié. Le roman a été salué pour sa capacité à aborder des thèmes universels comme la quête de sens, la mort ou la rédemption, le tout porté par une écriture à la fois précise et accessible. Un mélange qui explique en partie son succès, au-delà des frontières linguistiques.
Pour l’heure, Nelio Biedermann continue d’écrire, loin des projecteurs, comme pour rappeler que l’essentiel, pour lui, reste l’acte d’écrire. Un credo simple, mais qui résume toute son ambition.
« Lazar » aborde principalement la quête de sens, la mort et la rédemption à travers une intrigue mêlant réflexion philosophique et récit intime, selon les analyses de la critique littéraire.