Sarah Knafo, eurodéputée du parti Reconquête et compagne d’Éric Zemmour, a réaffirmé ce lundi 1er septembre 2026 sur RTL que son compagnon est « le candidat naturel » de son parti pour l’élection présidentielle de 2027. Selon nos confrères de BFM - Politique, cette déclaration intervient alors que la rentrée politique s’annonce particulièrement active pour la figure montante de l’extrême droite française.

Âgée de 33 ans, Sarah Knafo a marqué les esprits lors des dernières élections municipales à Paris en obtenant 10,40 % des voix avec sa liste, avant de se retirer en faveur de Rachida Dati, candidate de droite, face à Emmanuel Grégoire. Malgré cette performance, elle a clairement indiqué ne pas briguer l’Élysée, privilégiant le soutien à Éric Zemmour, qui avait recueilli 7,07 % des suffrages au premier tour de la présidentielle de 2022. Sans la guerre en Ukraine, avait-il affirmé en mai dernier, « je serai devenu président ». Il avait alors ajouté qu’il se présenterait « sans primaire » de la droite.

Ce qu'il faut retenir

  • Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, confirme sur RTL ce 1er septembre 2026 qu’Éric Zemmour est « le candidat naturel » de son parti pour 2027.
  • Elle a obtenu 10,40 % des voix à Paris aux municipales de 2026 avant de se retirer en faveur de Rachida Dati.
  • Éric Zemmour avait obtenu 7,07 % au premier tour de la présidentielle de 2022, déclarant en mai 2026 qu’il aurait pu l’emporter sans la guerre en Ukraine.
  • Sarah Knafo multiplie les prises de parole et les déplacements, notamment pour la sortie de son livre Le Casse du siècle ce 3 septembre.

Une stratégie d’influence plutôt qu’une candidature

Si Sarah Knafo a clairement écarté toute ambition présidentielle pour elle-même, elle ne compte pas rester en retrait. Selon BFM - Politique, elle s’apprête à enchaîner les prises de parole et les événements publics. Ce mercredi 3 septembre, elle publie un ouvrage intitulé Le Casse du siècle, dans lequel elle affirme mener une « enquête » sur « où va l’argent » des impôts des Français. La semaine prochaine, elle participera à l’université d’été de Reconquête, un moment clé pour mobiliser les militants avant la rentrée politique.

Son agenda inclut également un déplacement à Menton, dans les Alpes-Maritimes, pour un événement organisé autour de Louis Sarkozy, figure locale du parti. Ces initiatives s’inscrivent dans une logique de visibilité accrue, alors que Reconquête tente de s’imposer comme une force politique majeure à droite de l’échiquier.

Éric Zemmour, entre regrets et nouvelle candidature

Éric Zemmour, lui, reste discret depuis plusieurs mois, mais son retour en première ligne semble inévitable. Dans une interview accordée à RTL en mai 2026, il avait estimé que la guerre en Ukraine avait « tout changé » dans sa campagne, tout en réaffirmant sa volonté de se présenter à nouveau. « Sans primaire, je serai candidat », avait-il alors déclaré, confirmant ainsi sa stratégie pour 2027.

Son score de 2022, bien que modeste, avait marqué un tournant en montrant que l’extrême droite pouvait dépasser le seuil symbolique des 10 % au premier tour. Depuis, le parti Reconquête a tenté de structurer son implantation, notamment dans les grandes villes, où Sarah Knafo a réalisé des scores notables. Autant dire que la dynamique est en marche pour une nouvelle tentative en 2027.

Reconquête en ordre de bataille

Le parti fondé par Éric Zemmour mise sur une stratégie duale : d’un côté, une campagne présidentielle portée par son leader historique, de l’autre, une présence renforcée dans les territoires grâce à des figures comme Sarah Knafo. Cette division des rôles permet de couvrir à la fois l’agenda national et les enjeux locaux, tout en évitant les tensions internes.

L’université d’été de Reconquête, prévue la semaine prochaine, sera l’occasion de préciser le programme du parti et de mobiliser les militants. Sarah Knafo, en multipliant les apparitions, joue un rôle clé dans cette opération de séduction, même si elle reste officiellement en retrait de la course à l’Élysée. Son livre, tout comme ses déplacements, s’inscrivent dans cette logique de construction d’une image publique forte, utile pour préparer le terrain en vue de 2027.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour Reconquête. L’université d’été du parti, programmée la semaine prochaine, devrait permettre de préciser les contours de la campagne d’Éric Zemmour. D’ici là, Sarah Knafo continuera de s’exprimer publiquement, notamment à travers la promotion de son livre, ce qui pourrait influencer l’image du parti avant les échéances électorales. Reste à voir si cette stratégie parviendra à fédérer au-delà de l’électorat déjà acquis à la cause de Reconquête.

Quoi qu’il en soit, la présidentielle de 2027 s’annonce comme un nouveau test pour l’extrême droite, après les performances contrastées des dernières années. Entre regrets, ambitions et stratégies de contournement, le paysage politique français pourrait bien être profondément remanié dans les mois à venir.

Selon ses propres déclarations à RTL ce 1er septembre 2026, Sarah Knafo considère qu’Éric Zemmour est « le candidat naturel » de Reconquête. Elle a ajouté : « Je suis absolument consentante » et « c’est sa place d’ailleurs ». Elle mise donc sur un rôle d’influence et de soutien plutôt que sur une candidature personnelle.