Le géant américain de la mobilité à la demande Uber va supprimer environ 10 % de ses effectifs dans le cadre d’une restructuration majeure, a annoncé mercredi son PDG, Dara Khosrowshahi, dans un message adressé à l’ensemble des employés. Selon nos confrères du Figaro, cette décision s’inscrit dans une refonte organisationnelle d’ampleur, destinée à adapter la structure de l’entreprise aux nouvelles réalités du marché.
Ce qu'il faut retenir
- Uber prévoit de supprimer environ 10 % de ses effectifs, selon les déclarations de son PDG Dara Khosrowshahi.
- Cette réduction représente plus de 3 000 postes, selon les calculs de l’AFP.
- La mesure s’inscrit dans le cadre de changements organisationnels d’ampleur annoncés par l’entreprise.
- L’annonce a été faite mercredi dans un message interne aux employés.
Une restructuration présentée comme nécessaire par la direction
Dans son message, Dara Khosrowshahi a justifié ces suppressions de postes par la nécessité de procéder à des changements organisationnels d’ampleur. « Aujourd’hui, nous procédons à un certain nombre de changements organisationnels d’ampleur au sein d’Uber », a-t-il indiqué. « En conséquence, nous allons réduire les effectifs de notre équipe d’environ 10 % ». Pour l’entreprise, cette restructuration vise à renforcer son efficacité et sa compétitivité dans un secteur en constante évolution.
Ces suppressions de postes s’ajoutent aux précédentes vagues de licenciements mises en œuvre par Uber ces dernières années, alors que le groupe cherche à maîtriser ses coûts et à améliorer sa rentabilité. Selon les observateurs, cette décision reflète les pressions croissantes exercées sur les plateformes de mobilité par la concurrence et les attentes des investisseurs.
Un chiffre symbolique de plus de 3 000 emplois menacés
D’après les calculs réalisés par l’AFP à partir des déclarations de l’entreprise, la réduction de 10 % des effectifs chez Uber pourrait concerner plus de 3 000 postes. Ce chiffre, qui n’a pas été confirmé officiellement par la direction, donne une mesure concrète de l’ampleur des suppressions prévues. À ce stade, Uber n’a pas précisé quels services ou quelles filiales seraient les plus touchés par ces départs.
Cette annonce intervient dans un contexte où le groupe américain, présent dans plus de 70 pays, tente de concilier croissance et maîtrise des dépenses. En 2025, Uber avait déjà procédé à des réductions d’effectifs, notamment dans ses divisions dédiées aux livraisons et aux services premium, afin de recentrer ses activités sur ses segments les plus rentables.
Les salariés dans l’attente de précisions sur les modalités
Si l’entreprise a communiqué sur la proportion des suppressions, elle n’a pas encore détaillé les modalités pratiques de cette restructuration. Les employés concernés devraient être informés dans les prochaines semaines, a indiqué Dara Khosrowshahi dans son message. « Nous allons prendre soin de nos équipes et veiller à ce que cette transition se fasse de la manière la plus respectueuse possible », a-t-il souligné, sans préciser les dispositifs d’accompagnement envisagés.
Pour les observateurs du secteur, cette annonce risque de peser sur le moral des troupes, alors qu’Uber reste un acteur clé de la mobilité urbaine. La société, qui emploie près de 30 000 personnes dans le monde, avait déjà été critiquée pour ses pratiques managériales lors de précédentes vagues de licenciements. La question des indemnités de départ et des mesures de reclassement sera donc centrale dans les semaines à venir.
Reste à savoir si cette réduction des effectifs permettra à Uber de retrouver une trajectoire de croissance durable, ou si elle reflète davantage des difficultés structurelles à adapter son modèle économique aux nouvelles attentes du marché.
À ce stade, Uber n’a pas précisé quels services ou quelles filiales seront les plus affectés par cette restructuration. La direction a simplement évoqué une réduction d’environ 10 % des effectifs au niveau global, sans détailler les cibles.