Le mari d’une assistante familiale des Yvelines, Stéphane P., a été mis en examen le 23 juillet 2026 pour des faits de viols et agressions sexuelles sur trois mineures placées sous sa responsabilité, selon Le Figaro. L’homme, âgé de 54 ans, conteste intégralement les accusations portées à son encontre.

L’affaire a été révélée par le récit d’une fillette de 11 ans, qui a décrit des scènes de violences sexuelles imputées au conjoint de son assistante familiale. Trois enfants confiées à ce couple d’accueil à Limay (Yvelines) ont rapporté aux enquêteurs des attouchements et des pénétrations, des faits qui se seraient déroulés entre 2024 et 2025, précise Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois mineures placées en famille d’accueil à Limay (Yvelines) ont dénoncé des violences sexuelles attribuées au mari de leur assistante familiale.
  • Les faits, commis entre 2024 et 2025, incluent attouchements, pénétrations et gestes à caractère sexuel, selon les déclarations des victimes.
  • Stéphane P., 54 ans, a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans et placé en garde à vue le 22 juillet 2026.
  • L’épouse de l’accusé, seule titulaire de l’agrément d’assistante familiale depuis 2013, avait obtenu son retrait en juin 2025, et aucun enfant n’est plus confié au foyer depuis février 2025.
  • Le suspect nie toute implication et évoque un projet d’adoption engagé avec son épouse pour l’une des victimes, une pupille de l’État.
  • Une expertise psychiatrique a conclu que son discernement n’était « ni aboli ni altéré », ce qui le rend accessible à une sanction pénale.

Des récits concordants sur des violences répétées

C’est le témoignage d’une enfant de 11 ans qui a déclenché l’enquête, rapporte Le Figaro. La fillette a décrit un homme qu’elle appelait « tonton » et qui, chaque nuit, venait dans son lit pour lui proposer un « tour de manège » avant de lui faire « des chatouilles sur sa partie intime ». Ses déclarations évoquent des gestes de pénétration digitale et bucco-génitale, accompagnés de douleurs persistantes.

Une expertise psychologique ultérieure a jugé ces propos cohérents avec un vécu de violences sexuelles répétées. L’examen médico-légal de cette enfant a révélé des séquelles compatibles avec ces agressions, précise une source proche du dossier citée par le quotidien. Une deuxième fillette, âgée de 7 ans, a évoqué des gestes de toilette intime et des baisers imposés, sans pouvoir détailler davantage. Son examen n’a révélé aucune lésion physique. La troisième victime, la plus jeune du foyer, s’est montrée réticente à évoquer son vécu au sein de la famille d’accueil.

Un projet d’adoption contesté dans le cadre de l’enquête

Stéphane P. assure n’avoir « jamais eu de problèmes avec les victimes » et affirme n’avoir « jamais entendu parler » du récit du « fantôme » évoqué par l’enfant de 11 ans. Il a rappelé lors de son audition qu’un projet d’adoption avait été engagé avec son épouse pour l’une des mineures, une pupille de l’État, selon une source proche du dossier. Cette démarche sera examinée à la lumière des accusations portées contre lui.

Son épouse, entendue par les enquêteurs, a déclaré « halluciner » face aux allégations et a assuré n’avoir jamais été témoin d’un comportement inapproprié de son mari envers les enfants placés. Elle a précisé être en dépression depuis leur départ du foyer. Lors de la perquisition du domicile, un ordinateur et une tablette ont été saisis, mais leur exploitation n’a pour l’heure révélé aucun élément susceptible d’éclairer l’enquête.

Un agrément retiré et des contrôles renforcés

Stéphane P. n’était pas titulaire d’un agrément d’assistant familial, contrairement à son épouse, dont l’agrément avait été délivré en 2013. Le département des Yvelines a indiqué que sa situation avait été « appréciée en raison de sa présence au domicile » et que son casier judiciaire, vierge, avait été vérifié lors de l’instruction de l’agrément de son épouse. L’agrément de cette dernière a été retiré en juin 2025, et aucun enfant n’a été confié au foyer depuis février 2025.

Le conseil départemental précise avoir « diligenté ses propres contrôles » dès la remontée d’éléments préoccupants, en collaboration avec les deux autres départements concernés par le placement des enfants. Une cellule de la sûreté départementale des Yvelines avait été saisie après qu’une des enfants, transférée dans une nouvelle famille d’accueil, s’est confiée à son ancienne assistante familiale, laquelle a alerté la responsable de la cellule. Le parquet a ensuite été saisi.

Une expertise psychiatrique favorable à une sanction pénale

L’expertise psychiatrique réalisée sur Stéphane P. a conclu qu’il demeurait accessible à une sanction pénale, son discernement n’ayant « ni été aboli ni altéré », selon une source policière. L’information judiciaire, désormais confiée à un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Versailles, devra déterminer si le « fantôme » décrit par l’enfant correspond à des faits avérés.

L’enquête devra également éclaircir le contexte du projet d’adoption évoqué par l’accusé, ainsi que le rôle éventuel de son épouse dans la gestion du foyer et des enfants placés. Aucune lésion n’a été constatée sur les deux autres victimes lors de leur examen médico-légal, mais les experts ont relevé « d’importantes carences en matière d’hygiène, de sécurité et d’éducation » au sein du foyer, ainsi qu’un « réel mal-être des enfants », d’après Le Figaro.

Et maintenant ?

L’information judiciaire, désormais entre les mains d’un juge d’instruction à Versailles, devrait s’étaler sur plusieurs mois. Les prochaines étapes incluent l’audition des témoins, l’exploitation des supports numériques saisis et la confrontation des versions entre les parties. Une décision sur le maintien ou non des charges contre Stéphane P. pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026, selon les observateurs judiciaires. Le sort des enfants placés, dont les dossiers de placement pourraient être réexaminés, reste également à déterminer.

Cette affaire relance par ailleurs le débat sur les contrôles au sein des familles d’accueil, alors que les départements appellent à un renforcement des dispositifs de vigilance. Le conseil départemental des Yvelines a indiqué avoir saisi les autorités compétentes pour une évaluation globale des pratiques dans ce type de structures.

L’information judiciaire est désormais entre les mains d’un juge d’instruction à Versailles. Les prochaines étapes incluent l’audition des témoins, l’exploitation des supports numériques saisis et l’évaluation des charges retenues contre Stéphane P. Une décision sur le maintien des charges pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026, selon les observateurs judiciaires.

L’agrément a été retiré en raison de la présence de Stéphane P. au domicile, alors qu’il n’était pas titulaire d’un agrément d’assistant familial. Le conseil départemental des Yvelines a précisé avoir vérifié son casier judiciaire, vierge, lors de l’instruction de l’agrément de son épouse. Aucune autre raison officielle n’a été communiquée.