Bar Asraf, 30 ans, a été retrouvé sans vie samedi 1er août sur la tombe de sa compagne Liron Barda, assassinée lors des attaques du Hamas contre le festival de musique Nova le 7 octobre 2023. Selon Le Figaro, le corps du jeune homme a été découvert dans une mare de sang, une arme à feu placée à ses côtés, évoquant un suicide.

Ce qu'il faut retenir

  • Bar Asraf, 30 ans, résidant à Sha’arei Tikva en Cisjordanie, a été retrouvé mort sur la tombe de sa compagne Liron Barda à 30 ans, tuée lors du massacre du festival Nova le 7 octobre 2023.
  • Le jeune homme présentait une arme à feu à ses côtés, suggérant un suicide selon les premières investigations.
  • Liron Barda, responsable du bar du festival Nova, avait prodigué des soins aux blessés avant d’être tuée lors du plus grand massacre de cette journée, où plus de 370 personnes ont péri.
  • La famille de Bar Asraf décrit une relation fusionnelle entre les deux jeunes gens, qualifiant Liron Barda de « tout pour lui ».
  • Des associations israéliennes soulignent que les traumatismes liés aux massacres du 7 octobre affectent non seulement les survivants, mais aussi leurs proches.

Une relation marquée par la tragédie du 7 octobre

Liron Barda travaillait comme responsable du bar du festival Nova, situé près du kibboutz de Réïm, lorsque les terroristes du Hamas ont attaqué le site le 7 octobre 2023. Lors de ce massacre, qui a fait plus de 370 morts, elle avait prodigué les premiers soins aux blessés avant d’être tuée. Bar Asraf, son compagnon depuis l’enfance, n’a jamais surmonté cette perte, comme le rapporte Le Figaro.

Plusieurs amis du défunt ont confié au média israélien Walla que Bar Asraf éprouvait d’énormes difficultés à faire son deuil. « Le traumatisme du 7 octobre le hantait au quotidien », précise le Jerusalem Post. Son corps a été découvert par sa sœur, Lihi Asraf, alors qu’elle partait à sa recherche après qu’il se soit isolé, comme il en avait l’habitude.

Une fin tragique sur la tombe de la disparue

Lihi Asraf a d’abord cru que son frère s’était simplement assoupi sur la tombe de Liron Barda, où il avait l’habitude de se rendre pour lui parler. « Il adorait passer du temps là-bas, car c’est avec elle qu’il voulait être », explique-t-elle. Mais en s’approchant, elle a réalisé qu’il était couvert de sang. « J’ai marché sur une arme à feu posée près de lui. J’ai hurlé, je ne pouvais plus rien faire », confie-t-elle à Walla.

La sœur du défunt a souligné l’importance de cette relation : Liron Barda n’était pas seulement sa petite amie, mais sa « meilleure amie » depuis l’enfance. « Il avait même un tatouage à son effigie. Elle faisait partie de son âme », précise-t-elle. Bracha Asraf, leur mère, abonde dans ce sens : « Elle était tout pour lui. Pour chacun de ses problèmes, elle était sa confidente. S’il se sentait déprimé, elle le remontait le moral. »

« Il m’a répondu : “Maman, je suis triste. C’est dur pour moi sans Liron. Elle me manque. Personne ne peut la remplacer, personne pour me remonter le moral.” » — Bracha Asraf, mère de Bar Asraf

Un deuil insurmontable pour les proches des victimes

Selon les premiers éléments, Bar Asraf aurait mis fin à ses jours, une hypothèse jugée « la plus probable » par les autorités locales. Sa sœur, Lihi Asraf, espère que ce drame permettra de mieux comprendre les conséquences psychologiques des massacres du 7 octobre sur l’entourage des victimes. « Le traumatisme n’affecte pas uniquement les survivants », explique Shiran Maor, présidente de l’association SafeHeart, qui soutient les rescapés et leurs familles. « Les conjoints, les parents, les amis portent eux aussi une immense douleur, affrontant chaque jour les séquelles de ces pertes. »

L’association, spécialisée dans l’accompagnement psychologique des victimes du 7 octobre, rappelle que les répercussions de ce drame dépassent largement les rescapés directs. « Les familles sont souvent les premières à constater les changements de comportement, mais peinent à obtenir un soutien adapté », ajoute Shiran Maor.

Et maintenant ?

Les autorités israéliennes n’ont pas encore communiqué de calendrier concernant les enquêtes sur ce suicide ou sur d’éventuelles investigations complémentaires. Les associations de soutien psychologique, comme SafeHeart, appellent à renforcer les dispositifs d’accompagnement pour les proches des victimes du 7 octobre, dont les traumatismes pourraient, selon elles, resurgir lors d’anniversaires ou d’événements symboliques. Une réunion est prévue le 15 août pour évoquer l’amélioration des prises en charge, mais aucun plan concret n’a encore été annoncé.

Le festival Nova, symbole d’un conflit toujours présent

Le festival de musique Nova, où Liron Barda a trouvé la mort, est devenu un symbole des violences du 7 octobre 2023. Près de trois ans après ces attaques, qui ont marqué un tournant dans le conflit israélo-palestinien, les cicatrices restent vives pour des milliers de familles. Les massacres de ce jour-là ont fait plus de 1 200 morts côté israélien et plus de 30 000 morts côté palestinien, selon les bilans officiels, sans compter les disparus et les traumatismes psychologiques.

En Israël, les commémorations et les hommages se multiplient, mais les associations soulignent le manque de moyens pour accompagner les proches des victimes. « Beaucoup de familles n’osent pas parler de leur souffrance, par peur d’être stigmatisées ou de raviver des blessures », confie un bénévole de SafeHeart. Les pouvoirs publics ont annoncé en juin 2026 un plan de soutien psychologique, mais son application reste limitée.

— Cet article s’appuie sur les informations rapportées par Le Figaro et plusieurs médias israéliens cités en référence.

Les premières constatations laissent penser à un suicide, d’après les éléments recueillis sur place et les témoignages de la famille. Aucune autre hypothèse n’a été évoquée par les autorités, mais les investigations se poursuivent.

SafeHeart propose un soutien psychologique gratuit aux rescapés et à leurs familles. L’association organise des groupes de parole, des séances individuelles et des ateliers pour aider les personnes touchées à surmonter leur traumatisme. Elle milite également pour une meilleure prise en charge par les institutions publiques.