Lens (Pas-de-Calais), 8 août 2026 — Le drame survenu dans la nuit du 22 juillet à Lens, où un homme s'est immolé par le feu avant de prendre dans ses bras sa compagne et leur nouveau-né, s'est soldé par la mort de cette dernière près de deux semaines plus tard. Selon le Figaro, la victime, âgée de 38 ans, est décédée dimanche 4 août des suites de ses blessures à l'hôpital de Lyon. Le nourrisson, toujours hospitalisé, présente une amélioration précaire de son état.
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de 37 ans s'est immolé par le feu le 22 juillet dans la cuisine de son domicile à Lens, selon le parquet de Béthune.
- L'homme est décédé sur place après avoir pris dans ses bras sa compagne de 38 ans et leur bébé de 3 mois.
- La femme, brûlée lors de l'incendie, est décédée le 4 août à l'hôpital de Lyon.
- Le nourrisson, toujours hospitalisé, voit son état s'améliorer lentement mais reste précaire.
- Trois autres enfants du couple, âgés de 7, 11 et 13 ans, ont été pris en charge par les secours et sont désormais sortis de l'hôpital.
- Une enquête a été ouverte pour «tentative d'homicide par conjoint» et «tentative d'homicide sur mineur de 15 ans».
Un incendie déclenché dans la cuisine d'un domicile lensois
Dans la nuit du 22 juillet 2026, vers minuit, un homme de 37 ans a mis le feu à la cuisine de son domicile situé à Lens, dans le Pas-de-Calais. Selon les éléments rapportés par le Figaro, il s'est immolé par le feu avant de prendre dans ses bras sa compagne, âgée de 38 ans, et leur enfant de trois mois. L'homme est décédé sur place des suites de ses brûlures.
Les secours, alertés dans la foulée, ont pris en charge la femme et le nourrisson, dont les pronostics vitaux étaient alors engagés. La mère et l'enfant ont été immédiatement transférés vers l'hôpital de Lyon, où la compagne du défunt a finalement succombé dimanche 4 août. «La femme est décédée hier», a confirmé Émilie Droit, procureur adjointe de Béthune, lors d'une déclaration à la presse.
Un nourrisson toujours hospitalisé, trois autres enfants placés en sécurité
Si la compagne de l'homme est décédée des suites de ses blessures, leur enfant de trois mois reste hospitalisé. Selon la procureur adjointe, son état s'est «un peu amélioré, mais reste précaire». Les trois autres enfants du couple, âgés de 7, 11 et 13 ans, étaient également présents au domicile lors de l'incendie. Après avoir été pris en charge par les secours, ils ont été placés en sécurité et sont désormais sortis de l'hôpital. «Ils vont progressivement être entendus» dans le cadre de l'enquête, a précisé le parquet de Béthune.
Ces enfants, témoins directs de la scène, devront faire l'objet d'une attention particulière de la part des services sociaux et judiciaires. Leur audition progressive vise à recueillir leur témoignage sans les brusquer, dans un contexte déjà marqué par une violence extrême.
Une enquête ouverte pour tentatives d'homicide sur conjoint et mineur
Dès le lendemain des faits, le parquet de Béthune a ouvert une enquête pour «tentative d'homicide par conjoint» et «tentative d'homicide sur mineur de 15 ans». L'affaire a été confiée au service de police judiciaire de Lens, qui mène actuellement les investigations. Pour l'heure, aucun détail supplémentaire n'a été communiqué sur les motivations de l'homme ni sur les circonstances précises de l'incendie.
Cette enquête s'inscrit dans un contexte national marqué par une hausse des féminicides. Selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, soit une augmentation de 11 %. Ces chiffres rappellent l'urgence des dispositifs de prévention et de protection des victimes de violences conjugales.
«En 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, contre 96 en 2023, soit une augmentation de 11 %», selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).
Un contexte social sous tension dans le Pas-de-Calais
Le département du Pas-de-Calais, déjà marqué par des tensions sociales et économiques, voit se multiplier les drames impliquant des violences conjugales. Ce cas rappelle la nécessité d'un accompagnement renforcé des familles en difficulté, notamment celles avec de jeunes enfants. Les services sociaux et les associations locales jouent un rôle clé dans la détection des situations à risque, mais les moyens alloués restent souvent insuffisants face à l'ampleur des besoins.
Les proches du couple, qui résidaient dans un quartier de Lens, n'ont pas encore réagi publiquement. Les voisins, interrogés par la presse locale, décrivent une famille «comme les autres», sans signe apparent de tension. «On ne se serait jamais attendu à ça», a confié l'un d'eux au Figaro sous couvert d'anonymat. Ce drame illustre la difficulté à identifier les situations de violence avant qu'il ne soit trop tard.
La question des violences conjugales reste au cœur des débats publics, avec une attention particulière portée sur les moyens alloués à la prévention et à la protection des victimes. Dans l'attente des conclusions de l'enquête, ce drame rappelle, une fois encore, l'urgence d'agir.
Une enquête a été ouverte pour «tentative d'homicide par conjoint» et «tentative d'homicide sur mineur de 15 ans», selon le parquet de Béthune. Ces chefs d'accusation pourraient évoluer en fonction des éléments recueillis lors de l'enquête.
Le nourrisson, âgé de trois mois au moment des faits, est toujours hospitalisé. Son état s'est légèrement amélioré mais reste précaire, selon les déclarations d'Émilie Droit, procureur adjointe de Béthune.