Selon Le Figaro, les feux de forêt qui frappent actuellement plusieurs départements français maintiennent les autorités en alerte maximale. Dans la Drôme, un incendie près de Bellegarde-en-Diois a déjà ravagé 280 hectares de végétation, tandis que dans le Var, l’hypothèse de départs de feu volontaires est sérieusement envisagée pour expliquer la reprise d’un important brasier.
Ces sinistres surviennent dans un contexte météorologique particulièrement défavorable, marqué par des températures élevées et des vents forts, qui compliquent les opérations des secours. Le Figaro révèle également que l’État a annoncé une prise en charge intégrale des indemnités d’activité partielle pour les entreprises des zones évacuées en Gironde et dans les Landes.
Ce qu'il faut retenir
- Dans la Drôme, l’incendie près de Bellegarde-en-Diois a brûlé 280 hectares et fait deux blessés légers parmi les sapeurs-pompiers.
- Les conditions météo défavorables attendues ce mercredi 8 août pourraient aggraver la situation, avec un vent du nord annoncé en après-midi.
- Dans le Var, l’hypothèse de mises à feu volontaires est « sérieusement envisagée » pour expliquer la reprise d’un incendie près du massif du Gros Bessillon.
- L’État va rembourser intégralement les indemnités d’activité partielle pour les salariés des TPE et PME des zones évacuées en Gironde et dans les Landes.
- Plus de 1 000 pompiers sont mobilisés dans le Var, où l’incendie a parcouru 1 850 hectares depuis sa réactivation fin juillet.
Un incendie en Drôme sous haute surveillance météorologique
L’incendie qui sévit près de Bellegarde-en-Diois, dans la Drôme, a déjà détruit 280 hectares de forêt, selon les derniers bilans communiqués mardi soir. Ce feu, qui s’est déclaré lundi en fin de journée sur le massif du Claps, a connu « de nombreuses réactivations » en raison des fortes chaleurs, d’une faible humidité et de la présence de vent, a expliqué le lieutenant-colonel Héritier, du Sdis 26, lors d’une conférence de presse. « Nous restons particulièrement vigilants sur la possibilité d’une évolution de l’incendie vers le flanc droit », a-t-il ajouté, craignant une propagation vers la commune de Saint-Dizier-en-Diois, qui compte une cinquantaine d’habitants.
La lutte contre ce sinistre a mobilisé jusqu’à 470 pompiers, ainsi que quatre Canadair, deux Dash et un hélicoptère bombardier d’eau. Deux sapeurs-pompiers ont été « légèrement blessés » au cours des opérations, sans gravité. Une caravane et une yourte ont également été détruites par les flammes. La situation reste tendue en raison d’un vent du nord attendu mercredi après-midi, associé à des températures élevées, ce qui pourrait favoriser une reprise du feu.
Var : une reprise d’incendie suspectée d’être d’origine humaine
Dans le Var, la situation est tout aussi préoccupante. Un important brasier s’était déjà déclaré entre le 21 et le 28 juillet, ravageant 4 500 hectares de végétation dans le secteur du massif du Gros Bessillon. Depuis le 31 juillet, le feu s’est réactivé, parcourant 1 850 hectares supplémentaires. Selon le parquet de Draguignan, « l’hypothèse de mises à feu volontaires est sérieusement envisagée » pour expliquer cette reprise violente. « Des enquêtes sont en cours pour déterminer l’origine de 24 départs de feu dans la juridiction de Draguignan depuis le 24 juillet », a précisé le procureur Pierre Couttenier. Six de ces départs impliquent une intervention humaine.
Plus de 1 000 pompiers sont toujours mobilisés sur le front de cet incendie, qui fait désormais partie des plus longs jamais enregistrés dans le département. « C’est le feu le plus long qu’il y a eu dans le Var depuis que nous avons des archives sur les feux de forêt et de végétation », a souligné le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors d’un point presse. L’inquiétude persiste alors que le Var reste en vigilance orange canicule et que le mistral est attendu jeudi, un vent qui pourrait attiser les flammes.
L’État prend en charge les indemnités d’activité partielle en Gironde et dans les Landes
Alors que les incendies frappent plusieurs régions, l’État a annoncé une mesure exceptionnelle pour soutenir les entreprises affectées. Selon le ministère du Travail, « l’État remboursera intégralement les indemnités d’activité partielle versées aux salariés des TPE et PME situées dans les zones évacuées en Gironde et dans les Landes ». Cette décision vise à « préserver l’emploi » et à « soutenir les entreprises » pour qu’elles puissent reprendre leur activité rapidement, a précisé le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou.
Concrètement, les salariés en activité partielle percevront 60 % de leur rémunération brute, une indemnité versée par l’employeur. L’État prendra en charge la totalité du coût, sans reste à charge pour l’entreprise. « Les demandes seront traitées en urgence, avec un objectif d’instruction sous huit jours », a indiqué le ministre. Cette mesure s’appliquera « entre le début de l’incendie et la fin du mois d’août ».
Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour évaluer l’évolution des incendies et l’efficacité des mesures mises en place pour les contenir. Les autorités appellent la population à la plus grande prudence et à respecter les consignes de sécurité en vigueur.
L’État a précisé que la prise en charge intégrale des indemnités d’activité partielle concernera les entreprises des zones évacuées en Gironde et dans les Landes, sans détailler la liste exhaustive des communes concernées. Cette mesure s’appliquera « entre le début de l’incendie et la fin du mois d’août ».