Selon Le Figaro, le séjour en Chine est désormais impensable sans smartphone. En 2025, le pays a accueilli plus de 65 millions de visiteurs internationaux, selon les estimations du World Travel & Tourism Council (WTTC). Pour autant, ce chiffre masque une réalité complexe pour les voyageurs étrangers : le quotidien repose sur des applications locales, des paiements mobiles et des services connectés, rendant toute navigation sans téléphone portable particulièrement difficile.

Ce qu'il faut retenir

  • En Chine, plus de 65 millions de touristes internationaux se sont rendus en 2025, selon le WTTC, un chiffre en forte hausse ces dernières années.
  • Les applications occidentales comme Google, Instagram, WhatsApp ou TikTok ne sont pas accessibles en Chine sans contournement technique.
  • Les principaux outils numériques indispensables sur place sont WeChat, Alipay et Amap, qui remplacent les services occidentaux.
  • Préparer son voyage implique désormais de télécharger ces applications avant le départ, ainsi qu’un VPN et une solution de traduction.
  • Le paiement mobile est devenu la norme, reléguant la carte bancaire au second plan pour de nombreux services.

Un quotidien entièrement repensé autour du smartphone

Pour les voyageurs étrangers, la Chine représente un défi technologique autant qu’un voyage culturel. Selon Le Figaro, tout se passe désormais sur l’écran : réserver un billet de train, payer un repas dans un restaurant ou accéder à un site touristique passe systématiquement par un smartphone. « Sur place, on fait beaucoup de choses avec le téléphone », résume Mark Jin, guide francophone installé à Pékin depuis près de dix-huit ans. Ce constat est partagé par de nombreux visiteurs, qu’ils soient retraités, travailleurs ou passionnés de culture.

Éric Davias, retraité de 63 ans originaire d’Angers, a découvert cette réalité lors d’un voyage de trois semaines en juin 2025. Arrivé en Chine pour rendre visite à son fils étudiant à Shanghai, il a rapidement compris que le smartphone était bien plus qu’un simple outil de communication : « Beaucoup de paiements se font par voie numérique. » Il reconnaît avoir été déstabilisé au début, avant de s’adapter en quelques jours seulement. Son conseil aux futurs voyageurs ? « Il faut toujours avoir une batterie de secours. Votre téléphone devient important, il ne faut pas tomber en panne. »

Des outils indispensables à maîtriser avant le départ

La préparation numérique est devenue une étape aussi importante que la réservation d’un vol ou d’un hôtel. Selon Le Figaro, les agences de voyage spécialisées dans les séjours en Chine insistent sur ce point : « Il faut considérer la préparation numérique comme une vraie partie du voyage. » Parmi les applications à télécharger impérativement figurent WeChat, pour la messagerie et les services intégrés, et Alipay, le principal système de paiement mobile du pays. Les voyageurs doivent également prévoir un VPN pour contourner les restrictions d’accès aux plateformes occidentales et une application de traduction, comme Google Translate ou Pleco, afin de naviguer plus aisément.

Davy Bellejambe, 35 ans, habitant à Paris, a pris les devants lors de son séjour de six semaines au printemps 2026. Passionné de mode traditionnelle chinoise, il avait anticipé tous les besoins numériques : « J’avais tout préparé : un forfait Free avec VPN intégré, et j’avais installé WeChat, Alipay et RedNote avant mon départ. » Grâce à cette anticipation, il a pu circuler entre Chongqing, Shenzhen, Shanghai et Pékin sans difficulté majeure, utilisant ces outils pour payer, se déplacer et communiquer. « Quand je suis arrivé en Chine, je me suis senti à ma place », confie-t-il. Pour autant, il reconnaît que la barrière linguistique persiste, notamment en dehors des grandes villes : « Il ne faut pas s’attendre à ce que tout le monde parle anglais ou français. »

Les services connectés transforment l’expérience touristique

Sur le terrain, les innovations numériques améliorent concrètement le quotidien des visiteurs. Selon Le Figaro, les trains en Chine proposent désormais des services connectés avancés : il est possible de réserver son repas à l’avance via son téléphone, et de se le faire servir directement à bord lors de l’arrivée en gare. Une pratique qui surprend encore certains voyageurs, notamment les plus âgés. « Une partie des voyageurs francophones de plus de 50 ans ressent une forme de choc numérique en arrivant en Chine », observe l’agence de voyages Ciel Chine, basée dans le Yunnan. Cette dernière recommande aux touristes de se familiariser avec ces outils pour éviter de perdre du temps dès leur arrivée.

Pour s’orienter, les applications locales comme Amap remplacent avantageusement Google Maps, souvent peu fiable ou incomplet en Chine. Mark Jin, le guide francophone, confirme : « Google Maps ne fonctionne pas très bien en Chine, certaines rues ne sont pas toujours bien indiquées. Mieux vaut utiliser Amap. » Il précise aussi que des outils de traduction sont désormais disponibles même dans des établissements où le personnel ne parle pas anglais, grâce à des applications comme iTranslate ou Microsoft Translator. « Aujourd’hui, il existe beaucoup d’applications de traduction. Même dans certains hôtels où personne ne parle anglais, il y a des outils pour faciliter la communication », souligne-t-il.

Et maintenant ?

Avec l’essor constant du numérique en Chine, cette tendance devrait s’accentuer dans les années à venir. Les acteurs du tourisme s’attendent à une augmentation des demandes de séjours « clés en main », incluant une préparation numérique personnalisée. Les voyageurs pourraient aussi bénéficier de partenariats entre compagnies aériennes et fournisseurs d’applications locales, simplifiant encore davantage l’accès aux services sur place. Reste à voir si cette digitalisation croissante facilitera l’accueil des touristes étrangers ou, au contraire, rendra leur expérience plus complexe. La Chine, qui mise sur le tourisme international pour stimuler son économie, devrait continuer à adapter ses infrastructures numériques pour répondre à ces nouveaux enjeux.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : pour visiter la Chine en 2026, le smartphone n’est plus une option, mais une nécessité. Les voyageurs qui négligeront cette préparation risquent de se retrouver rapidement désemparés face à un système où presque tout passe par l’écran. Une réalité que résume sobrement Éric Davias : « Il ne faut pas tomber en panne. »

Avant de partir, il est indispensable de télécharger WeChat pour la messagerie et les services intégrés, Alipay pour les paiements mobiles, Amap pour la navigation, ainsi qu’un VPN pour accéder aux plateformes occidentales comme Google ou Instagram. Une application de traduction, comme Google Translate ou Pleco, est également fortement recommandée.

Bien que le paiement mobile soit largement dominant, il reste possible d’utiliser une carte bancaire pour retirer de l’argent liquide. Cependant, les options seront beaucoup plus limitées, car de nombreux commerces et services n’acceptent que les paiements via Alipay ou WeChat Pay. Avoir un smartphone chargé est donc fortement conseillé pour éviter les difficultés.