Un engin explosif a détruit un péage en construction sur la route panaméricaine, à proximité de Cali, en Colombie. Selon l’armée nationale, l’attentat, attribué aux dissidences des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), a eu lieu dans la nuit du 7 au 8 août 2026, quelques heures après l’investiture du nouveau président Abelardo de la Espriella. Le bilan matériel est lourd, mais aucune victime n’est à déplorer, précise le communiqué officiel.

Ce qu'il faut retenir

  • Un péage en construction sur la route panaméricaine, près de Cali, a été détruit par une explosion dans la nuit du 7 au 8 août 2026.
  • L’armée colombienne attribue l’attaque aux dissidences des FARC, un groupe armé issu de l’ancienne guérilla.
  • Le président Abelardo de la Espriella a promis, lors de son investiture, de combattre « sans répit le narcoterrorisme et toutes les organisations criminelles ».
  • Aucune victime n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont importants.

Une attaque revendiquée par le contexte politique récent

L’attentat survient moins de 24 heures après la prise de fonction d’Abelardo de la Espriella, investi président de la République colombienne le 7 août 2026. Lors de son discours d’investiture, ce dernier avait insisté sur la nécessité de lutter contre les organisations criminelles, évoquant notamment le « narcoterrorisme » comme une priorité absolue. La cible choisie – un péage en construction – suggère une volonté de perturber les infrastructures stratégiques du pays, déjà fragilisées par des décennies de conflit armé. Selon des sources locales, les travaux sur ce péage avaient débuté il y a moins d’un an.

D’après les premières investigations menées par les autorités militaires, l’explosion aurait été provoquée par un engin placé à proximité des structures métalliques du péage. Les experts en déminage ont rapidement sécurisé les lieux, évitant ainsi tout risque d’explosion supplémentaire. « Les éléments utilisés laissent penser à une attaque ciblée, probablement réalisée par des groupes dissidents des FARC », a déclaré un porte-parole de l’armée, sous couvert d’anonymat.

Les dissidences des FARC dans le viseur des autorités

Les dissidences des FARC, qui refusent l’accord de paix signé en 2016 entre le gouvernement et l’ancienne guérilla, sont régulièrement pointées du doigt par Bogota pour leur implication dans le narcotrafic et les attaques contre les infrastructures civiles. Ces groupes armés, estimés à plusieurs milliers de combattants, opèrent principalement dans les zones rurales et frontalières, où ils contrôlent des routes stratégiques pour le trafic de drogue. L’attaque de Cali s’inscrit dans une série d’actions violentes attribuées à ces factions, dont certaines ont été renforcées par des anciens membres des FARC ayant refusé de déposer les armes.

Le nouveau gouvernement, qui a fait de la lutte contre ces groupes une priorité, pourrait renforcer les opérations militaires dans la région. « Nous allons traquer sans relâche ces criminels et rétablir la sécurité dans tout le pays », a affirmé le ministre de la Défense lors d’une conférence de presse tenue en début de semaine. Les autorités n’ont pas encore communiqué de détails supplémentaires sur les auteurs présumés de l’attentat, mais les soupçons se portent naturellement sur les dissidences des FARC.

Et maintenant ?

Les prochaines heures pourraient voir une intensification des patrouilles militaires dans la région de Cali, ainsi que des opérations de renseignement pour identifier les responsables. Le gouvernement devrait également convoquer une réunion d’urgence avec les forces de l’ordre et les autorités locales pour évaluer les mesures à prendre. Une conférence de presse est prévue demain à Bogotá, où le président de la Espriella pourrait apporter des précisions sur la réponse sécuritaire envisagée. Reste à voir si cette attaque marquera le début d’une escalade de violences dans le pays.

Les autorités appellent la population à rester calme et à signaler toute activité suspecte aux forces de l’ordre. La route panaméricaine, axe majeur pour le transport de marchandises en Colombie, devrait faire l’objet d’une surveillance accrue dans les prochains jours.

Les dissidences des FARC sont régulièrement impliquées dans des attaques contre les infrastructures en Colombie, notamment les routes et les péages, pour perturber l’économie et affaiblir le gouvernement. Leur implication dans le narcotrafic leur donne également les moyens logistiques et financiers pour mener ce type d’opérations. Selon l’armée, les méthodes utilisées dans l’attentat de Cali correspondent à celles employées par ces groupes armés.