Une famille marseillaise subit depuis février 2022 un harcèlement méthodique de la part de rôdeurs masqués à Ensuès-la-Redonne, dans les Bouches-du-Rhône. Selon Le Figaro, ces intrusions répétées, accompagnées de tentatives d’incendie, ont transformé le havre de paix que représentaient leur cabanon provençal en un lieu de terreur. Malgré l’ouverture d’une enquête, les auteurs de ces actes restent introuvables.

Ce qu'il faut retenir

  • Depuis février 2022, une fratrie marseillaise est harcelée par des inconnus masqués à Ensuès-la-Redonne (Bouches-du-Rhône).
  • Les intrusions s’accompagnent de tentatives d’incendie et de dégradations visant à les intimider.
  • Le terrain de 4 500 m², hérité des grands-parents, est régulièrement envahi par au moins deux malfaiteurs.
  • Malgré une enquête ouverte, aucune interpellation n’a encore eu lieu.
  • Les victimes, Juliette (médecin), son frère et sa sœur, décrivent un quotidien marqué par la peur et l’épuisement.

Un terrain paisible devenu un lieu de cauchemar

Situé à une trentaine de kilomètres de Marseille, le cabanon provençal de Juliette et de sa fratrie était autrefois un refuge. Niché en pleine pinède à Ensuès-la-Redonne, ce terrain de 4 500 mètres carrés leur avait été transmis par leurs grands-parents. Pourtant, depuis plus de quatre ans, ce havre de paix s’est transformé en théâtre d’un harcèlement systématique. Les intrus, toujours masqués et méthodiques, s’infiltrent régulièrement sur la propriété pour y commettre des actes de vandalisme et tenter d’y mettre le feu. Malgré les multiples attaques, la fratrie refuse de céder et continue de s’accrocher à ce lieu chargé de souvenirs.

Une escalade de la violence et de l’intimidation

Le premier incident remonte à février 2022. Depuis, les attaques se sont multipliées, passant de simples intrusions à des tentatives d’incendie et à des dégradations visant à terroriser les occupants. Selon les déclarations de Juliette au Figaro,

« On vit dans la peur et on n’en peut plus. À chaque fois que l’on revient ici, c’est l’enfer. »
La fratrie, composée d’une médecin et de ses deux frères et sœurs, décrit un sentiment d’impuissance face à des agresseurs insaisissables. Les rôdeurs, toujours masqués, agissent avec une précision inquiétante, laissant peu de traces malgré l’ampleur des dégradations.

Parmi les faits les plus marquants, on compte une nouvelle attaque survenue il y a deux mois. Les intrus ont cette fois-ci tenté d’incendier un véhicule garé sur la propriété, en plus de s’attaquer à la maison. Ces actes répétés ont conduit les victimes à déposer plainte et à alerter les autorités, sans pour autant obtenir de résultats concrets pour l’instant.

Une enquête au point mort malgré les éléments rassemblés

La gendarmerie locale a ouvert une enquête pour « intrusions répétées », « tentatives d’incendie » et « harcèlement ». Selon les informations disponibles, les enquêteurs disposent de plusieurs pistes, notamment des traces d’effraction et des témoignages recueillis auprès des voisins. Pourtant, malgré la gravité des faits et la récurrence des attaques, aucun suspect n’a encore été identifié. Les victimes, elles, dénoncent un sentiment d’abandon de la part des forces de l’ordre, qui peinent à démêler les fils de cette affaire complexe.

Les gendarmes ont confirmé au Figaro que les investigations se poursuivent, sans pour autant communiquer sur d’éventuelles avancées. Juliette, dont la voix tremble encore au téléphone, explique que

« chaque retour sur place est une épreuve. On ne sait jamais à quoi s’attendre. »
La fratrie a même envisagé de quitter définitivement les lieux, mais l’attachement à ce terrain familial les en empêche pour l’instant.

Et maintenant ?

L’enquête devrait se poursuivre dans les prochains mois, avec un renforcement des patrouilles dans la zone. Les victimes, de leur côté, attendent des réponses et espèrent une issue rapide. Leur avocat a indiqué qu’une plainte supplémentaire pourrait être déposée pour tenter de faire avancer le dossier. Pour l’instant, aucune date n’a été fixée pour une éventuelle interpellation, mais les gendarmes assurent que toutes les pistes sont explorées.

Cette affaire soulève des questions sur la sécurité des zones rurales et périurbaines, souvent moins protégées que les grands centres urbains. Les victimes espèrent que leur témoignage contribuera à alerter les autorités sur la nécessité de renforcer la surveillance dans ces secteurs. Reste à savoir si les auteurs de ces actes seront un jour identifiés et traduits en justice.

La fratrie, attachée à ce terrain familial transmis par leurs grands-parents, hésite à abandonner leur propriété malgré le harcèlement. « C’est un lieu chargé de souvenirs, et partir reviendrait à céder à la peur », a expliqué Juliette au Figaro. Ils envisagent cette solution en dernier recours, mais préfèrent pour l’instant tenir bon et continuer à se battre.