L’épidémie de hantavirus survenue à bord du MV Hondius, un navire de croisière, a relancé les interrogations sur les risques sanitaires en milieu maritime. Selon Top Santé, cette épidémie, survenue en 2025, a touché 12 passagers et 5 membres d’équipage, entraînant un décès. Bien que les autorités sanitaires aient déclaré la fin de l’épidémie en janvier 2026, les voyageurs s’interrogent sur la sécurité des croisières à l’aube de la saison estivale 2026.
Ce qu'il faut retenir
- 12 passagers et 5 membres d’équipage ont été infectés par le hantavirus à bord du MV Hondius en 2025.
- Un décès a été recensé parmi les cas confirmés.
- L’épidémie a été déclarée terminée en janvier 2026 par les autorités sanitaires.
- Les infectiologues rappellent que le risque de transmission interhumaine reste quasi nul en milieu maritime.
- Les rongeurs, principaux vecteurs du virus, sont à l’origine de la contamination sur le navire.
Un virus rare mais aux conséquences graves
Le hantavirus, responsable de l’épidémie sur le MV Hondius, est une zoonose transmise principalement par les rongeurs. Selon Top Santé, 90 % des cas humains sont liés à l’inhalation de particules infectieuses présentes dans les déjections ou l’urine des rongeurs. Le virus, bien que rare en Europe, peut provoquer un syndrome pulmonaire sévère, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 30 à 50 % en l’absence de traitement. Dans le cas du MV Hondius, l’épidémie a été maîtrisée grâce à un dépistage précoce et à l’isolement des personnes infectées.
Les experts soulignent que, contrairement à certaines idées reçues, la transmission interhumaine est extrêmement rare. « Le risque de contagion entre passagers ou membres d’équipage est quasi inexistant », précise le Pr Jean-Marc Rolain, infectiologue au CHU de Marseille. « Les cas de transmission directe sont exceptionnels et surviennent uniquement dans des conditions très spécifiques, comme un contact prolongé avec des fluides biologiques. »
Les croisières en ligne de mire après l’épidémie
L’épidémie sur le MV Hondius a jeté une ombre sur l’image des croisières, un secteur déjà fragilisé par la pandémie de Covid-19. Selon Top Santé, les réservations pour l’été 2026 ont enregistré une baisse de 8 % par rapport à 2025 dans certains ports européens, notamment en Méditerranée. Les compagnies maritimes ont dû rassurer leur clientèle en renforçant leurs protocoles sanitaires. Plusieurs armateurs, dont MSC Croisières et Costa Croisières, ont annoncé des mesures de désinsectisation préventive et des contrôles renforcés des zones à risque.
« Les croisières restent un mode de voyage sûr, à condition que les protocoles sanitaires soient respectés », déclare une porte-parole de la Fédération Européenne des Croisières (FEC). « Les navires modernes sont équipés de systèmes de ventilation performants et de protocoles de nettoyage stricts, réduisant considérablement les risques de transmission de pathogènes. » Les voyageurs sont invités à vérifier les mesures mises en place par leur compagnie avant le départ.
Les conseils des infectiologues pour éviter les risques
Pour limiter les risques de contamination par le hantavirus en milieu maritime, les infectiologues recommandent plusieurs précautions. D’abord, éviter tout contact avec les rongeurs ou leurs déjections, notamment dans les espaces extérieurs des navires ou les ports. « Il ne faut jamais toucher un rongeur, même mort », insiste le Dr Sophie Matheron, virologue à l’Institut Pasteur. « En cas de découverte d’un rongeur, il est impératif d’avertir immédiatement le personnel du navire. »
Ensuite, les experts conseillent de maintenir une bonne hygiène des mains et d’éviter de toucher son visage après avoir manipulé des objets potentiellement contaminés. Les voyageurs sont également invités à privilégier les cabines situées dans les étages supérieurs, moins exposées aux rongeurs. Enfin, en cas de symptômes évocateurs (fièvre, douleurs musculaires, difficultés respiratoires), il est recommandé de consulter immédiatement un médecin à bord.
Selon Top Santé, la vigilance reste de mise, mais le risque global reste faible pour les voyageurs. Les compagnies maritimes, de leur côté, multiplient les efforts pour rassurer leur clientèle et éviter une nouvelle crise de confiance dans le secteur.