En 2025, **74 % des futurs mariés en France** ont organisé un enterrement de vie de garçon (EVG) ou de jeune fille (EVJF), selon une étude pour un site spécialisé dans les mariages, relayée par Le Figaro. Ces célébrations, autrefois perçues comme des excès de jeunesse, se sont imposées comme des **passages obligés** avant le mariage, remplaçant en partie les sacrements traditionnels de l’Église.
Ce qu'il faut retenir
- En 2025, **74 % des couples** en France ont organisé un enterrement de vie de célibataire avant leur mariage, selon une étude citée par Le Figaro.
- Ces célébrations, qu’elles soient extravagantes ou intimistes, sont devenues des **rites de passage incontournables** pour les nouvelles générations.
- Le phénomène a été popularisé par des œuvres comme le film Very Bad Trip (2009), qui a mis en lumière l’exubérance de ces événements.
- Les EVG et EVJF s’inscrivent dans une tendance plus large, où les générations actuelles créent leurs propres **rituels fondateurs**, au-delà des traditions religieuses.
Des fêtes qui s’imposent comme une norme sociale
Autrefois cantonnés à quelques excès ou à des soirées entre amis, les enterrements de vie de célibataire sont désormais **intégrés dans les préparatifs du mariage**, à l’image d’un stage de survie, d’un week-end en spa ou d’une séance de tatouage. Le Figaro souligne que ces événements, qu’ils soient organisés à Las Vegas ou dans un domaine viticole français, répondent à une attente forte : marquer symboliquement la fin d’une vie et l’entrée dans une nouvelle étape.
Cette transformation ne relève pas d’une décision collective, mais plutôt d’une **évolution spontanée des mœurs**. Les jeunes générations, moins ancrées dans les traditions religieuses, ont trouvé dans ces fêtes un moyen de créer leurs propres **rituels sacralisés**, remplaçant les bénédictions ou les confirmations d’autrefois. « On est passé d’une société où l’Église dictait les grandes étapes de la vie à une époque où chacun invente ses propres repères », analyse un sociologue interrogé par Le Figaro.
L’influence des cultures populaires et des réseaux sociaux
Le succès des enterrements de vie de célibataire doit beaucoup à la **culture pop**. Le film Very Bad Trip, sorti en 2009, a contribué à normaliser l’idée que ces fêtes pouvaient être **démentielles**, voire absurdes. Pourtant, derrière cette image de frasques, les organisateurs et les participants insistent sur leur dimension **symbolique** : célébrer l’amitié, partager une dernière folie avant l’engagement, ou simplement profiter d’un moment unique.
Les réseaux sociaux ont également joué un rôle clé dans cette popularisation. Les photos et vidéos des EVG et EVJF, souvent postées sur Instagram ou TikTok, incitent les futurs mariés à organiser des événements toujours plus spectaculaires pour se distinguer. « Les invités veulent repartir avec des souvenirs à partager en ligne, ce qui pousse à innover », explique une organisatrice professionnelle citée par Le Figaro.
Entre tradition et modernité : des formats variés
Contrairement aux clichés, tous les enterrements de vie de célibataire ne ressemblent pas à une nuit blanche à Las Vegas avec un tigre dans la baignoire. Les formats se diversifient, reflétant les goûts et les budgets des participants. Certains optent pour des **week-ends thématiques** : chasse au trésor, escape game géant, ou même voyage dans une capitale européenne. D’autres préfèrent des activités plus douces, comme un atelier de mixologie, une dégustation de vins ou une journée spa en groupe.
Les EVJF, en particulier, misent souvent sur des expériences **créatives ou girly** : atelier de pâtisserie, séance de yoga, ou même un cours de danse. « L’idée est de créer des souvenirs positifs et mémorables, pas seulement de faire la fête », précise une organisatrice interrogée par Le Figaro. Le budget moyen pour un EVG ou un EVJF en France oscille entre **500 et 2 000 euros**, selon le niveau d’extravagance choisi.
« Ces événements ne sont pas juste des fêtes : ce sont des **rites de passage modernes**, qui permettent aux futurs mariés de tourner symboliquement la page de leur vie de célibataire avant de s’engager pour le meilleur et pour le pire. »
Un sociologue, cité par Le Figaro
Un phénomène qui dépasse les frontières françaises
Si la France est un terrain fertile pour ces célébrations, elles se répandent aussi à l’international. Aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Espagne, les EVG et EVJF suivent des tendances similaires, avec une **montée en puissance des expériences collectives** (murder party, chasse au trésor, etc.). Certains prestataires français proposent même des **forfaits à l’étranger**, comme un week-end à Barcelone, Prague ou Amsterdam, pour des groupes souhaitant marquer le coup.
Cette globalisation des rites s’accompagne d’une **professionnalisation du secteur**. Des entreprises spécialisées dans l’organisation d’EVG et d’EVJF ont vu le jour, proposant des prestations clés en main, de la location de matériel à l’animation. « On vend une expérience clé en main, avec un scénario préparé à l’avance, pour que les participants n’aient qu’à profiter », explique un responsable de société parisienne.
Loin d’être une simple mode, les enterrements de vie de célibataire sont devenus un **marqueur générationnel**, au même titre que les tatouages ou les séances chez le psychologue. Ils reflètent une époque où chacun construit ses propres rituels, loin des carcans traditionnels. Pour les futurs mariés, l’enjeu n’est plus de savoir s’ils organiseront un EVG ou un EVJF, mais plutôt comment ils le feront.
Selon les organisateurs, le budget moyen se situe entre 500 et 2 000 euros, selon le niveau d’extravagance et la durée de l’événement. Certains week-ends à l’étranger ou activités haut de gamme (comme un vol en hélicoptère ou un dîner gastronomique) peuvent faire grimper l’addition bien au-delà.
Non. Si ces événements sont surtout populaires chez les 25-35 ans, ils touchent désormais une clientèle plus large, y compris des trentenaires ou quadragénaires souhaitant marquer le coup avant un remariage ou une union libre. Les formules se sont adaptées à tous les âges et à tous les styles de vie.