Selon Euronews FR, les quatre musiciens du groupe vénézuélien de nu metal Van Der Dijs ont trouvé la mort lors des tremblements de terre qui ont frappé le pays le 24 juin dernier. Le chanteur Manuel van Der Dijs, le guitariste Gabriel Gómez, le bassiste Xander Hernández et le batteur Abraham Foucault ont péri lorsque l’immeuble Costamar II, où ils répétaient, s’est effondré dans l’État côtier de La Guaira. Cette région figure parmi les plus touchées par la catastrophe.
Ce qu'il faut retenir
- Quatre victimes parmi les membres du groupe Van Der Dijs, tous âgés de moins de 30 ans, selon les informations transmises par Últimas Noticias.
- L’effondrement du bâtiment Costamar II, situé à La Guaira, a causé leur décès lors de la répétition du groupe.
- Le Venezuela a enregistré plus de 2 290 morts officiellement, avec des milliers de blessés et des disparus encore recherchés dans les décombres.
- Le groupe, formé en 2024, avait sorti plusieurs titres dont « Nemesis » et « 15 Minutos », ce dernier datant d’il y a un mois seulement.
- Les séismes, d’une magnitude de 7,2 et 7,5, ont plongé le pays dans une crise humanitaire majeure, avec des hôpitaux saturés et des opérations de secours toujours en cours.
Les corps des quatre musiciens ont été retrouvés dans les décombres par les équipes de secours venues inspecter les ruines. La Guaira, ville côtière située à une trentaine de kilomètres de Caracas, a été l’une des zones les plus sinistrées par la série de séismes qui a frappé le Venezuela à la fin du mois dernier. Les autorités locales ont confirmé que les bâtiments endommagés étaient encore en cours d’évaluation, mais que les dégâts matériels s’élevaient déjà à plusieurs centaines de millions de dollars.
Un groupe émergent au destin tragique
Van Der Dijs s’était rapidement imposé comme l’un des groupes les plus prometteurs de la scène rock vénézuélienne depuis sa formation en 2024. Leur premier single, « Nemesis », avait marqué les esprits dans un pays où la musique metal commence à gagner en popularité. Le groupe avait enchaîné avec d’autres titres, dont « 15 Minutos », sorti le 8 mai 2026, soit à peine un mois avant la tragédie. Leur dernière performance publique avait eu lieu le 19 juin, lors d’un concert à guichets fermés au Centro de Arte Moderno, dans le quartier huppé de La Castellana à Caracas.
Leur page Instagram officielle, où le groupe partageait régulièrement des extraits de leurs répétitions et des annonces de concerts, est désormais figée dans le temps. Les dernières publications datent du 23 juin, la veille des séismes. Leurs fans, nombreux sur les réseaux sociaux, rendent désormais hommage aux quatre artistes disparus, partageant des souvenirs et des clips de leurs morceaux. « C’était un groupe plein d’énergie et d’avenir, avec un son unique », a témoigné un internaute sous l’un de leurs posts. Autant dire que leur disparition brutale laisse un vide dans la scène musicale locale.
Une catastrophe aux conséquences humanitaires dramatiques
Les séismes du 24 juin ont frappé le Venezuela avec une violence inouïe, deux secousses principales — de magnitude 7,2 puis 7,5 — ayant provoqué des dégâts colossaux. Selon les bilans officiels, plus de 2 290 personnes ont perdu la vie, tandis que des milliers d’autres ont été blessées. Les équipes de secours continuent de fouiller les immeubles effondrés, où des centaines de personnes sont toujours portées disparues. La situation est d’autant plus critique que les infrastructures hospitalières sont débordées, et que les routes endommagées ralentissent l’acheminement de l’aide.
La Guaira, où a eu lieu la répétition fatale du groupe, est particulièrement touchée. Cette ville portuaire, souvent exposée aux risques sismiques en raison de sa proximité avec la faille de San Sebastián, a subi des glissements de terrain et des effondrements massifs. Les autorités ont déclaré l’état d’urgence dans plusieurs régions, tandis que des ONG internationales commencent à intervenir pour soutenir les populations sinistrées. « La priorité reste la recherche des disparus et l’assistance aux victimes », a indiqué un responsable du ministère vénézuélien de la Santé.
Un pays sous le choc après une série de catastrophes naturelles
Le Venezuela n’est pas épargné par les catastrophes naturelles ces dernières années. En 2021, des inondations dévastatrices avaient déjà causé la mort de centaines de personnes, tandis que les glissements de terrain sont fréquents dans les régions montagneuses. Les experts rappellent que le pays se situe sur une zone sismique active, avec une faille majeure traversant plusieurs États, dont celui de La Guaira. « Ces séismes n’ont rien d’exceptionnel dans cette région, mais leur intensité et leur fréquence récente interrogent », a souligné un géologue de l’Université centrale du Venezuela.
La crise humanitaire s’ajoute à une situation économique déjà précaire. Le Venezuela, en proie à une inflation galopante et à des pénuries chroniques, peine à mobiliser les ressources nécessaires pour faire face à la catastrophe. Les appels à l’aide internationale se multiplient, mais les sanctions économiques imposées par certains pays compliquent les opérations de secours. « Nous faisons de notre mieux avec les moyens dont nous disposons, mais c’est insuffisant », a reconnu un membre de la Croix-Rouge vénézuélienne.
Pour l’heure, le pays reste sous le choc. Les obsèques des quatre membres du groupe devraient avoir lieu dans les prochains jours, dans une cérémonie sobre et respectueuse. Leurs familles, comme l’ensemble de la communauté musicale vénézuélienne, pleurent la perte de ces talents prometteurs, emportés par une catastrophe naturelle dont les cicatrices mettront des années à se refermer.
Le groupe avait sorti le single « 15 Minutos » le 8 mai 2026, soit un mois avant les séismes. Ce titre faisait partie des dernières créations du groupe et était encore promu sur leur page Instagram au moment de la catastrophe.
La Guaira, l’une des zones les plus touchées par les séismes, est toujours en phase de reconstruction. Les équipes de secours continuent de fouiller les décombres pour retrouver d’éventuels survivants, tandis que les autorités évaluent les dégâts matériels estimés à plusieurs centaines de millions de dollars. Les opérations humanitaires se heurtent à des difficultés logistiques en raison des routes endommagées.