Un adolescent de 14 ans a tué ses grands-parents avant d’ouvrir le feu dans son collège, faisant six morts et une victime supplémentaire décédée samedi, selon Le Figaro. L’enquête révèle que le jeune garçon, qui vivait avec eux depuis l’âge de deux ans, s’intéressait aux armes à feu depuis près de deux ans et avait déjà apporté une carabine à air comprimé à l’école.

Ce qu'il faut retenir

  • Un bilan de sept morts : six personnes tuées lors de la fusillade dans le collège, dont cinq enseignants et un membre du personnel, ainsi qu’une élève de 12 ans décédée samedi des suites de ses blessures.
  • Un double passage à l’acte : l’adolescent a d’abord abattu ses grands-parents chez eux, au nord de Bangkok, avant de se rendre à l’école pour y commettre la tuerie.
  • Des signes avant-coureurs : l’enquête indique qu’il regardait des vidéos violentes sur les réseaux sociaux et avait déjà apporté une arme à l’école l’année précédente, confisquée par un enseignant.
  • Un contexte familial tendu : ses parents étaient séparés, et sa grand-mère, ancienne enseignante, était décrite comme stricte avec lui concernant ses études.
  • Un pays marqué par les armes : la Thaïlande compte environ 10 millions d’armes en circulation, soit près d’une arme pour sept habitants, l’un des taux les plus élevés d’Asie du Sud-Est.

Une enquête en cours pour comprendre les motivations du jeune homme

Les autorités thaïlandaises ont lancé une enquête approfondie après la double tragédie survenue vendredi. Selon Atthapol Anusit, commandant adjoint de la police régionale, 17 témoins ont été interrogés, tandis que l’ordinateur et le téléphone de l’adolescent sont examinés pour déterminer les raisons de son acte. « En examinant son ordinateur personnel, nous avons découvert qu’il regardait des vidéos violentes sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré dimanche. Les témoignages recueillis auprès d’élèves confirment également que le garçon s’intéressait aux armes à feu depuis environ deux ans et avait appris à en manipuler sur ces mêmes plateformes.

L’adolescent a d’abord tué ses grands-parents avec le pistolet de son grand-père, avant de se rendre à son collège situé à quelques kilomètres de leur domicile. Sur place, il a ouvert le feu, faisant cinq morts parmi les enseignants et le personnel administratif, ainsi qu’une élève de 12 ans gravement blessée. Cette dernière est décédée samedi à l’hôpital, portant le bilan total à sept victimes, dont le tireur, qui s’est donné la mort sur place.

Un profil marqué par des difficultés scolaires et un environnement familial complexe

D’après les premières investigations, l’adolescent souffrait de stress lié à l’école, un élément souligné par le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul. Sa grand-mère, décédée lors du drame, était une ancienne enseignante décrite comme « assez stricte avec lui concernant ses études ». Cette pression familiale et scolaire pourrait avoir joué un rôle dans son passage à l’acte, bien que les motivations précises restent à établir.

Le père de l’adolescent a présenté ses excuses publiques vendredi, déclarant : « Je présente mes excuses à la société pour ce que mon fils a fait ». Ces propos, rapportés par des médias locaux, illustrent l’onde de choc provoquée par cette tragédie dans un pays où les violences par armes à feu, bien que rares dans les établissements scolaires, ne sont pas inconnues. Le garçon vivait avec ses grands-parents depuis l’âge de deux ans, ses parents ayant divorcé.

Un pays sous le choc face à une violence en hausse

La Thaïlande, où la possession d’armes est particulièrement répandue, affiche l’un des taux de détention d’armes les plus élevés d’Asie du Sud-Est. Selon les dernières estimations, près de 10 millions d’armes circulent dans le pays, soit environ une pour sept habitants. Ce contexte contribue à alimenter un débat récurrent sur la régulation de l’accès aux armes, malgré les promesses répétées des autorités après chaque drame similaire.

Depuis la fusillade de vendredi, le gouvernement a annoncé vouloir renforcer les lois sur la détention et l’usage des armes, une promesse déjà formulée à plusieurs reprises par le passé. Pourtant, les précédentes mesures n’ont pas empêché de nouvelles tragédies de se produire, soulevant des questions sur l’efficacité des dispositifs actuels. La question de la santé mentale des jeunes, notamment en milieu scolaire, est également au cœur des discussions.

Et maintenant ?

Les autorités thaïlandaises devraient dévoiler d’ici la fin du mois d’août les résultats préliminaires de l’enquête, incluant une analyse psychologique du tireur. Une commission parlementaire pourrait être créée pour évaluer les lacunes du système éducatif et des lois sur les armes, avec des propositions attendues d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, des mesures de sécurité renforcées dans les établissements scolaires sont envisagées, bien que leur mise en œuvre reste incertaine.

Cette tragédie relance également le débat sur la prévention de la violence chez les mineurs, un enjeu qui dépasse le cadre thaïlandais. Dans un pays où l’accès aux armes est facilité par des législations laxistes, la question de la santé mentale et de l’encadrement des jeunes en difficulté scolaire pourrait devenir un sujet central lors des prochaines sessions parlementaires.

L’adolescent a utilisé le pistolet de son grand-père pour tuer ses grands-parents, puis une carabine à air comprimé lors de la fusillade dans son collège. Cette dernière avait déjà été apportée à l’école l’année précédente et confisquée par un enseignant, selon les éléments rapportés par Le Figaro.

Oui. Après cette nouvelle tragédie, les autorités ont annoncé vouloir renforcer les lois sur la possession et l’usage des armes, un engagement récurrent qui n’a jusqu’ici pas permis d’endiguer les violences par armes à feu dans le pays. Aucune date précise n’a encore été fixée pour ces réformes.