L’incendie qui frappe la Drôme depuis le début de la semaine reste sous contrôle, sans progression significative de sa surface brûlée, selon Le Figaro. Deux réactivations ont toutefois été observées ce dimanche matin, nécessitant une vigilance accrue des autorités.
Après une nuit de relative stabilité, les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour maîtriser les flammes dans le massif du Claps, près de Bellegarde-en-Diois. La Drôme, placée en vigilance orange canicule ce week-end, reste exposée à un risque accru de propagation des feux.
Ce qu'il faut retenir
- L’incendie a brûlé 320 hectares depuis son déclenchement lundi, sans progression notable dans la nuit de samedi à dimanche.
- Deux réactivations importantes ont été enregistrées ce dimanche matin, l’une au nord-ouest et l’autre près du canyon, avec un risque de propagation vers l’est.
- La situation est jugée « maîtrisée » par la préfecture, mais une « vigilance particulière » est maintenue sur les deux secteurs concernés.
- Sept sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés depuis le début de l’intervention, mobilisant 408 pompiers et trois hélicoptères.
- Dans le sud de la Gironde, un autre incendie s’est déclaré dans un camp militaire de Captieux, brûlant 15 hectares de végétation.
Un incendie déclenché dans un contexte de forte chaleur
L’incendie en Drôme a pris naissance lundi 4 août près de Bellegarde-en-Diois, dans le massif du Claps, alors que le département était placé en vigilance orange canicule. Selon la préfecture, 320 hectares ont été ravagés, un chiffre inchangé depuis samedi soir. « Le feu n’a guère progressé durant la nuit (de samedi à dimanche) », a précisé la préfecture dans un point à la mi-journée, confirmant ainsi la stabilité relative de la situation.
Pourtant, dès 10 heures ce dimanche matin, deux réactivations significatives ont été détectées. La première se situe au nord-ouest du front de feu, au niveau de Serre Chadeban. La seconde concerne le secteur du canyon, où les flammes pourraient se propager vers l’est, en direction de la forêt domaniale du Claps et du massif de la Condamine. « La situation reste donc suivie avec attention et maîtrisée à ce stade », a indiqué la préfecture, tout en maintenant une « vigilance particulière » sur ces zones sensibles.
Mobilisation importante des secours, sept blessés légers
Depuis le début de l’intervention, les moyens déployés par les autorités restent conséquents. 408 sapeurs-pompiers sont mobilisés, épaulés par trois hélicoptères pour tenter de circonscrire le sinistre. Sept membres des secours ont été légèrement blessés au cours des opérations, sans que leur pronostic vital ne soit engagé.
Les conditions météorologiques, marquées par la canicule, compliquent la tâche des équipes. Les températures élevées et la sécheresse persistante favorisent en effet la propagation des feux, même si les vents restent pour l’instant modérés. Les autorités appellent à la prudence, notamment auprès des habitants des zones proches du massif du Claps, où des évacuations préventives pourraient être envisagées en cas d’aggravation.
Un autre incendie en Gironde, maîtrisé sans intervention directe
À une centaine de kilomètres de là, dans le sud de la Gironde, un incendie s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche sur un camp militaire situé à Captieux. Le feu a brûlé 15 hectares de végétation avant d’être laissé en « évolution libre », une stratégie délibérée des secours. En effet, le terrain abrite de nombreuses munitions, rendant toute intervention directe dangereuse.
« Ce feu a été laissé en évolution libre », a expliqué le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), soulignant que les bulldozers du camp œuvrent déjà à renforcer les pare-feux existants. En fin de matinée, la situation était jugée « favorable » par les autorités. Cinq hectares supplémentaires vont être volontairement brûlés par les pompiers « pour que le feu n’ait plus rien à manger et s’éteigne de lui-même », a précisé la source.
Une stratégie de lutte adaptée aux contraintes du terrain
Les autorités ont opté pour une approche ciblée sur les deux fronts d’incendie en Drôme. Pour la réactivation près de Serre Chadeban, les équipes concentrent leurs efforts sur la création de coupures de combustible afin d’empêcher toute propagation vers les zones habitées. Quant à la seconde réactivation, située près du canyon, les secours surveillent de près l’évolution des flammes vers les massifs forestiers voisins.
« La situation reste maîtrisée, mais la vigilance est de mise », a rappelé la préfecture, invitant les riverains à se tenir informés via les canaux officiels. Les pare-feux, déjà renforcés, devraient permettre de limiter l’expansion du feu, tandis que les hélicoptères continuent de larguer de l’eau pour rafraîchir les zones les plus exposées.
Reste à voir si les feux en Drôme et en Gironde bénéficieront d’une accalmie dans les prochains jours. Pour l’instant, la mobilisation des secours et l’adaptation des stratégies de lutte laissent entrevoir une issue favorable, sans pour autant écarter tout risque de reprise des incendies.
Le feu a été laissé en évolution libre car le terrain, qui sert de zone d’entraînement aux avions de chasse, renferme de nombreuses munitions. Une intervention directe des pompiers avec des camions citerne aurait été trop risquée en raison des risques d’explosion, selon le SDIS.