À travers son récit, l’autrice et journaliste Maïram Guissé plonge le lecteur dans l’ambiance des étés de son enfance, passés dans le quartier des Roses à Canteleu, en banlieue rouennaise. Selon Libération, elle y évoque une période où « la galère rassemblait ceux qui ne partaient pas », transformant l’absence de départ en une forme de solidarité et de créativité partagée.
Ce qu'il faut retenir
- Maïram Guissé, journaliste et autrice, revient sur sa jeunesse dans le quartier des Roses à Canteleu (Seine-Maritime), près de Rouen.
- Elle décrit une période où « la galère rassemblait ceux qui ne partaient pas », transformant les vacances contraintes en moments de complicité.
- Ses souvenirs d’enfance sont marqués par des activités simples : manger des glaces, inventer des jeux, ou encore découvrir « le bonheur des petites choses ».
Un quartier où l’absence de départ devenait une force collective
Pour Maïram Guissé, les étés dans le quartier des Roses n’étaient pas synonymes de départs en vacances, mais d’une forme d’invention collective. « On ne partait pas, mais on ne s’ennuyait jamais », explique-t-elle. Selon son témoignage, rapporté par Libération, la précarité matérielle se muait en opportunité de créativité, où les enfants du quartier se rassemblaient autour de jeux improvisés et de petites joies accessibles. Une dynamique qui forgea une partie de son identité et de sa vision du monde.
Les glaces, les jeux et l’apprentissage du bonheur accessible
Parmi les souvenirs les plus marquants de l’autrice, figurent ces instants où le simple fait de manger une glace ou d’inventer un jeu suffisait à transformer une journée ordinaire en moment de bonheur. « Tu manges des glaces, tu inventes des jeux : tu découvres le bonheur des petites choses », résume-t-elle. Ces activités, souvent perçues comme anodines, prenaient dans ce contexte une dimension presque subversive, rappelant que le bonheur ne dépend pas toujours de moyens financiers importants. Un thème central dans son travail d’écriture et de réflexion sur les inégalités sociales.
Canteleu et le quartier des Roses : un décor social et culturel précis
Situé à quelques kilomètres de Rouen, le quartier des Roses à Canteleu incarne une réalité urbaine et sociale bien spécifique. Comme le rapporte Libération, ce quartier, marqué par des difficultés économiques, a vu naître une culture de la résilience où les enfants apprenaient très tôt à tirer parti de peu. Maïram Guissé y a grandi, et cette expérience a influencé son parcours professionnel, entre journalisme et écriture. Elle y décrit un environnement où les frontières entre précarité et solidarité étaient poreuses, offrant une vision nuancée de la banlieue rouennaise.
Pour Maïram Guissé, ces étés passés à Canteleu ont été bien plus qu’une période d’absence de vacances : ils ont été le terreau d’une philosophie de vie où le bonheur se niche dans l’ordinaire. Un message qui résonne particulièrement à l’heure où les disparités sociales continuent de structurer les opportunités de chacun.
Maïram Guissé est une journaliste et autrice française, connue pour ses travaux explorant les questions sociales et les inégalités en France. Son enfance dans le quartier des Roses à Canteleu a profondément marqué son parcours et ses réflexions.