La ville de Dinard a cédé la villa Surville, un bien immobilier de 700 m² construit en 1871, à un promoteur immobilier basé à Rennes pour un montant de 150 000 €, soit 214 € le m². Une opération qui suscite la polémique au sein de l’opposition municipale, laquelle dénonce un manque de transparence dans la vente et une cession jugée à un prix trop faible pour un patrimoine public. Selon Le Figaro, cette transaction a été finalisée ces derniers jours, sans appel d’offres public apparent.
Ce qu'il faut retenir
- La villa Surville, bâtie en 1871, a été vendue pour 150 000 € (214 €/m²), un prix jugé très inférieur à sa valeur réelle par l’opposition.
- L’opposition municipale dénonce l’absence de recherche transparente de la meilleure offre avant la cession.
- La vente a été conclue au profit d’un promoteur immobilier de Rennes, sans qu’aucun appel d’offres public ne soit mentionné.
- La villa, propriété de la ville, représente un patrimoine historique et architectural local.
Un patrimoine historique vendu à prix réduit
Avec ses 700 m² de surface, la villa Surville est un édifice emblématique de Dinard, une commune de la Côte d’Émeraude réputée pour son architecture balnéaire du XIXe siècle. Construite en 1871, elle incarne une partie de l’histoire locale, tout en représentant un potentiel immobilier stratégique. Pourtant, la ville a choisi de s’en séparer pour une somme modeste, comme le rapporte Le Figaro. À titre de comparaison, des biens similaires dans la région se négocient généralement entre 3 000 et 4 000 € le m², selon les professionnels du secteur.
Cette cession intervient dans un contexte où les collectivités cherchent souvent à optimiser leurs actifs. Cependant, l’opposition municipale y voit une perte sèche pour la commune, d’autant que la villa se situe dans une zone prisée du centre-ville, à proximité des plages et des commerces.
L’opposition dénonce un manque de transparence
Les élus de l’opposition, qui siègent dans l’hémicycle municipal, ont vivement réagi à cette vente. « Cette cession à un prix bradé prive les Dinardais d’un patrimoine qu’ils pourraient valoriser », a déclaré l’un de leurs porte-parole, sans vouloir être nommé. Ils pointent notamment l’absence de publication d’un appel d’offres pour s’assurer que la meilleure offre avait été retenue, comme le prévoit pourtant la réglementation en vigueur pour les ventes de biens publics.
Pour justifier cette vente, la mairie n’a pas encore communiqué publiquement sur les raisons de ce choix. Une absence de communication qui alimente les suspicions et donne l’impression d’une opération menée dans la précipitation. « On ne comprend pas pourquoi cette villa a été vendue si rapidement et à ce prix-là », a ajouté l’élu, qui réclame désormais des éclaircissements sur les critères ayant conduit à cette décision.
Quelles conséquences pour Dinard ?
Cette vente pourrait avoir des répercussions à plusieurs niveaux. D’abord, sur le plan financier : la ville a-t-elle obtenu le meilleur prix possible pour ce bien ? Ensuite, sur le plan urbanistique : un promoteur privé va-t-il transformer cette villa en résidences ou en commerces, modifiant ainsi le visage du quartier ? Enfin, sur le plan symbolique : cette cession marque-t-elle le début d’une série de ventes d’actifs publics dans une ville en quête de liquidités ?
Reste à savoir si la mairie de Dinard justifiera cette opération dans les semaines à venir. Une réunion du conseil municipal est prévue le 15 août 2026, où les élus pourraient être interrogés sur ce dossier sensible. Une intervention du maire ou de ses adjoints sera scrutée de près par l’opposition, qui compte bien obtenir des réponses.
Reste à voir si cette transaction donnera lieu à des recours ou à des investigations de la part des instances de contrôle, comme la Chambre régionale des comptes. Pour l’heure, les Dinardais attendent des explications, tandis que les promoteurs, eux, se préparent peut-être à transformer ce site en un nouveau projet immobilier.
La mairie n’a pas encore officiellement justifié cette vente. L’opposition municipale soupçonne une décision financière, mais aucune communication officielle n’a été publiée à ce jour. La vente pourrait répondre à des besoins de trésorerie ou à une volonté de réaménagement urbain, sans que ces motifs aient été confirmés.