Depuis les tremblements de terre qui ont frappé la côte caraïbe du Venezuela le 24 juin 2026, des familles continuent de chercher leurs proches parmi les victimes des secousses. Selon Courrier International, certains proches, comme Deivis Fernández, n’ont toujours pas retrouvé les dépouilles de leurs proches, malgré des démarches répétées auprès des autorités locales.

Ce qu'il faut retenir

  • 1 719 morts et 5 034 blessés recensés au 29 juin 2026, selon les dernières estimations officielles.
  • 16 000 sinistrés et plus de 22 000 personnes prises en charge dans des centres de santé, d’après le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Jorge Rodríguez.
  • Le nombre de disparus pourrait atteindre 500, selon les estimations des Nations unies.
  • Des familles, comme celle de Deivis Fernández, se heurtent à l’absence de réponses des autorités sur le sort de leurs proches.
  • Les secours, débordés par l’ampleur des dégâts, peinent à identifier et localiser toutes les victimes.

Des dépouilles introuvables malgré les recherches

Deivis Fernández a découvert les corps de ses beaux-enfants parmi les décombres de l’immeuble familial de Caraballeda, l’une des communes les plus touchées par les séismes. Aussitôt, il a apposé une étiquette sur leurs jambes pour les identifier avant de les confier aux autorités locales. Pourtant, trois jours plus tard, il n’a toujours aucune information sur leur localisation. « On ne sait pas où ils se trouvent », a-t-il déclaré à Efecto Cocuyo, un média en ligne vénézuélien.

Après avoir inspecté une morgue improvisée installée dans le port de La Guaira, il a ouvert « au moins 100 sacs mortuaires » sans succès. Une nouvelle tentative dans un autre centre funéraire n’a pas donné plus de résultats. « Nous ne comprenons pas », a-t-il souligné, visiblement désemparé. Ces témoignages illustrent l’ampleur des lacunes dans la gestion des victimes après une catastrophe d’une telle envergure.

Un bilan humain et matériel en constante évolution

Le 29 juin 2026, les autorités vénézuéliennes ont fait état de 1 719 morts et de 5 034 blessés, selon les chiffres rapportés par Infobae. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a également indiqué que 16 000 personnes avaient été sinistrées et que plus de 22 000 personnes avaient été prises en charge dans des structures médicales.

Dans ce contexte, les Nations unies ont estimé que le nombre de disparus pourrait s’élever à 500 personnes. Une incertitude qui s’ajoute aux difficultés rencontrées par les familles en quête de réponses. Les opérations de secours, déjà limitées par les ressources disponibles, se heurtent à l’ampleur des dégâts matériels et à la nécessité d’identifier rapidement les victimes.

Des morgues improvisées sous pression

Les scènes de chaos dans les centres de traitement des dépouilles reflètent l’urgence à laquelle sont confrontées les autorités. À La Guaira, une morgue improvisée a été mise en place dans le port, où des employés s’efforcent de gérer l’afflux de corps. Pourtant, l’organisation reste précaire, et les familles, comme celle de Deivis Fernández, se retrouvent dans une situation d’attente insoutenable.

Les retards dans l’identification des victimes et la communication avec les proches aggravent la détresse des familles. Les témoignages recueillis par Efecto Cocuyo révèlent un sentiment d’abandon face à l’absence de solutions concrètes. « Personne ne nous donne de réponse », a-t-il confié, illustrant ainsi les lacunes du système en place.

Et maintenant ?

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé la poursuite des opérations de recherche et d’identification des victimes, sans préciser de date butoir pour l’achèvement de ces démarches. Les prochains jours seront déterminants pour les familles en quête de leurs proches, tandis que les secours devraient maintenir leurs efforts pour stabiliser la situation humanitaire. Reste à voir si les mesures annoncées permettront de répondre à l’urgence et de rétablir un minimum de transparence dans la gestion des victimes.

En attendant, les familles continuent de chercher des réponses, tandis que les autorités tentent de rattraper un retard devenu difficile à combler. La situation reste marquée par l’incertitude, tant sur le plan humain que logistique.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. D’abord, les secours, débordés par l’ampleur des dégâts, peinent à identifier et localiser toutes les victimes. Ensuite, les morgues improvisées, mises en place dans l’urgence, manquent souvent de moyens pour organiser un archivage rigoureux des dépouilles. Enfin, les retards dans la communication entre les autorités et les familles aggravent la confusion.

Les Nations unies, par l’intermédiaire de leurs agences spécialisées, apportent un soutien logistique et technique aux autorités vénézuéliennes. Elles ont notamment estimé le nombre potentiel de disparus à 500 personnes et collaborent avec les équipes locales pour améliorer la gestion des victimes et des sinistrés.