Un accident du travail a coûté la vie à un employé de 52 ans mardi 7 juillet sur le site de la fonderie Manoir France, située à Pîtres (Eure). L’information a été confirmée mercredi par le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, auprès d’ICI Normandie et relayée par Paris-Normandie. Selon Franceinfo – Faits divers, la victime, un habitant d’Évreux, a été écrasée entre un camion en mouvement et une grue dont il assurait la conduite.
Ce qu’il faut retenir
- Un salarié de 52 ans, résident d’Évreux, a perdu la vie dans un accident du travail survenu mardi 7 juillet à la fonderie Manoir France, à Pîtres (Eure).
- La victime a été écrasée entre un camion en recul et la grue qu’elle conduisait, selon les informations du procureur d’Évreux.
- Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame et d’éventuelles responsabilités pénales.
- Les investigations sont menées conjointement par la gendarmerie et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).
Un drame survenu dans une entreprise de métallurgie
L’accident s’est produit sur le site de la fonderie Manoir France, une société spécialisée dans la métallurgie située à Pîtres, dans le département de l’Eure. D’après les premières investigations, le salarié, dont l’identité n’a pas été dévoilée, occupait le poste de conducteur de grue au moment des faits. Le procureur d’Évreux, Rémi Coutin, a précisé que la victime a été « écrasée par un camion qui reculait, coincé entre ce camion et la grue dont lui-même était le conducteur ».
Les circonstances exactes de l’accident restent à éclaircir. Les enquêteurs doivent notamment déterminer si des manquements aux règles de sécurité ont pu jouer un rôle dans ce drame. L’entreprise, reconnue dans le secteur de la métallurgie, n’a pas encore réagi publiquement à cet incident.
Une enquête conjointe pour établir les responsabilités
Le parquet d’Évreux a confié les investigations à deux entités : la gendarmerie, chargée des aspects techniques et des éventuelles infractions, et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS). Cette dernière, chargée de veiller au respect du code du travail, pourrait examiner les conditions de travail et les protocoles de sécurité en vigueur sur le site au moment de l’accident.
Le procureur Rémi Coutin a indiqué que l’enquête devra « déterminer les circonstances exactes du drame, et apprécier si une ou des responsabilités pénales peuvent être engagées ». Les résultats des investigations pourraient donc déboucher sur des poursuites si des négligences sont avérées. Pour l’heure, aucune information n’a été communiquée sur d’éventuels signalements ou alertes préalables concernant la sécurité sur le site.
« L’enquête devra déterminer les circonstances exactes du drame, et apprécier si une ou des responsabilités pénales peuvent être engagées. »
— Rémi Coutin, procureur de la République d’Évreux
Un secteur industriel sous surveillance
La fonderie Manoir France, comme l’ensemble des entreprises du secteur métallurgique, est soumise à des règles strictes en matière de sécurité au travail. Les accidents du travail, bien que moins fréquents qu’auparavant, restent une préoccupation majeure dans ce type d’industrie, où les engins lourds et les manipulations de matériaux à haute température présentent des risques importants. Selon les dernières données disponibles, les accidents du travail en France ont reculé ces dernières années, mais certains secteurs, comme la métallurgie, restent particulièrement exposés.
En 2025, l’inspection du travail avait rappelé à plusieurs reprises l’importance de respecter les protocoles de sécurité, notamment lors des manœuvres de grues ou de chariots élévateurs. Les entreprises sont tenues de former régulièrement leurs salariés et de maintenir leurs équipements en bon état. Rien n’indique pour l’instant si ces obligations ont été respectées dans le cas présent.
Côté social, les proches de la victime devraient être accompagnés par les services de l’État, notamment la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), pour les démarches liées à la reconnaissance du décès comme accident du travail. Enfin, la fonderie Manoir France pourrait faire l’objet d’un contrôle renforcé de l’inspection du travail dans les prochains mois.
Les proches de la victime devraient être contactés par la CPAM pour les démarches liées à la reconnaissance du décès comme accident du travail. Une assistance juridique et sociale pourrait également leur être proposée.
Si les investigations révèlent des manquements aux règles de sécurité, l’entreprise pourrait faire l’objet de sanctions pénales ou administratives. La DDETS pourrait également imposer des mesures correctives.