L’actrice Isabelle Adjani a été condamnée en appel, ce mercredi 8 juillet 2026, à dix mois de prison avec sursis et à une amende de 10 000 euros pour fraude fiscale aggravée et blanchiment de fraude fiscale, selon Libération. Cette décision vient confirmer et alourdir partiellement la sanction prononcée lors du premier procès en décembre 2023, où elle avait été reconnue coupable d’avoir éludé près de 236 000 euros d’impôt sur le revenu en se domiciliant frauduleusement au Portugal en 2016 et 2017.

Ce qu'il faut retenir

  • Condamnation en appel : Isabelle Adjani écope de dix mois de prison avec sursis et d’une amende de 10 000 euros pour fraude fiscale aggravée et blanchiment.
  • Faits reprochés : Elle a frauduleusement établi sa résidence fiscale au Portugal en 2016 et 2017, lui permettant d’échapper au paiement de 236 000 euros d’impôt sur le revenu.
  • Premier procès : En décembre 2023, elle avait déjà été condamnée pour les mêmes faits, mais la décision d’appel alourdit partiellement la sanction.

Une domiciliation frauduleuse au cœur de l’affaire

Selon les éléments retenus par la justice, Isabelle Adjani aurait établi sa résidence fiscale au Portugal entre 2016 et 2017 afin de bénéficier d’un régime fiscal avantageux. Or, les autorités françaises ont estimé qu’elle maintenait en réalité des liens économiques et personnels forts avec la France, rendant cette domiciliation artificielle. « Cette domiciliation avait pour seul but d’éluder l’impôt français », a rappelé l’avocat général lors du procès en appel, cité par Libération.

Les services fiscaux français ont estimé que cette manœuvre lui avait permis de soustraire à l’impôt sur le revenu un montant total de 236 000 euros, correspondant aux années 2016 et 2017. La justice a retenu cette qualification de fraude fiscale aggravée, aggravée par des tentatives de dissimulation et de blanchiment des sommes non déclarées.

Une condamnation confirmée mais alourdie en appel

Lors du premier procès en décembre 2023, Isabelle Adjani avait déjà été reconnue coupable des mêmes faits. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait alors condamnée à une peine de huit mois de prison avec sursis et à une amende de 8 000 euros. La décision rendue ce mercredi 8 juillet 2026, en appel, alourdit donc partiellement la sanction initiale, tant sur le plan pécuniaire que sur la durée de la peine.

L’actrice, qui n’était pas présente lors de l’audience, a fait savoir par ses avocats qu’elle « conteste formellement les faits qui lui sont reprochés » et qu’elle envisage de se pourvoir en cassation. « Nous estimons que la décision est disproportionnée et que les éléments à charge ne sont pas suffisants », a déclaré Me Antoine Vey, son avocat, à l’issue du délibéré, selon Libération.

Et maintenant ?

Isabelle Adjani dispose désormais d’un délai de deux mois pour se pourvoir en cassation. Si elle décide de le faire, l’affaire pourrait être examinée par la Cour de cassation d’ici la fin 2026 ou le début 2027. En attendant, la peine prononcée en appel reste exécutoire, sauf si la Cour de cassation décide de suspendre son exécution dans l’attente de son jugement.

Cette affaire rappelle que les fraudes fiscales transfrontalières font l’objet d’une attention particulière des autorités judiciaires et fiscales, notamment dans le cadre de la lutte contre l’évasion fiscale. Les services du ministère public pourraient encore renforcer leurs investigations sur d’éventuels autres cas similaires.

Reste à voir si cette condamnation servira d’avertissement à d’autres contribuables tentés par des montages fiscaux à l’étranger. La lutte contre la fraude fiscale, qu’elle soit simple ou aggravée, reste une priorité pour les autorités françaises, qui y consacrent des moyens accrus depuis plusieurs années.

L’actrice dispose d’un délai de deux mois pour se pourvoir en cassation. Si elle le fait, son affaire pourrait être examinée par la Cour de cassation d’ici la fin 2026 ou le début 2027. La peine prononcée en appel reste exécutoire en attendant.