Plus de 20 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile depuis vendredi dans la province canadienne de Colombie-Britannique, en raison d’un important incendie de forêt qui progresse rapidement. Les autorités locales ont annoncé samedi la mise en place d’un état d’urgence, alors que les flammes menacent plusieurs zones habitées et infrastructures critiques, selon Ouest France.

Ce qu'il faut retenir

  • Plus de 20 000 évacuations en Colombie-Britannique depuis le début du feu de forêt.
  • L’état d’urgence déclaré par les autorités provinciales en réponse à l’incendie.
  • La propagation rapide du sinistre nécessitant des mesures immédiates de protection civile.
  • Le feu affecte une zone étendue de l’ouest du Canada, où les conditions météo favorisent les départs de feu.
  • Les autorités surveillent l’évolution de la situation et appellent à la prudence.

D’après Ouest France, l’incendie, dont l’origine reste à déterminer, s’étend sur plusieurs centaines d’hectares dans des régions boisées et peu peuplées, mais des foyers secondaires menacent désormais des zones résidentielles. Les services de secours, déjà mobilisés sur place, ont été renforcés pour tenter de contenir les flammes, tandis que des hélicoptères bombardiers d’eau effectuent des largages pour ralentir la progression du feu.

Les autorités provinciales ont précisé que les évacuations concernent principalement les comtés de Fraser Valley et de Thompson-Nicola, où des routes ont été fermées pour faciliter les opérations. « Nous suivons une stratégie de protection des vies humaines et des biens prioritaires », a déclaré la ministre de la Sécurité publique de Colombie-Britannique, Sue Harper. « Les conditions météorologiques, marquées par des températures élevées et des vents forts, aggravent la situation et rendent les opérations de lutte contre l’incendie particulièrement difficiles », a-t-elle ajouté.

Les habitants évacués ont été redirigés vers des centres d’accueil temporaires mis en place dans les gymnases et les salles communautaires des villes voisines. Les autorités ont également appelé les résidents à se tenir informés via les canaux officiels, comme le site de la Province de Colombie-Britannique ou les comptes Twitter des services d’urgence, pour connaître l’évolution de la situation et les consignes à suivre.

Côté climat, les experts rappellent que la Colombie-Britannique connaît des étés de plus en plus secs et chauds, une tendance liée au réchauffement climatique. « Les feux de forêt deviennent plus intenses et plus fréquents, ce qui expose davantage de populations aux risques d’évacuation », a expliqué Michael Flannigan, professeur en science du feu à l’Université de l’Alberta. « Les autorités doivent anticiper des scénarios encore plus exigeants dans les années à venir. »

Et maintenant ?

Les autorités provinciales devraient maintenir l’état d’urgence au moins jusqu’à la fin de la semaine, en fonction de l’évolution des conditions météorologiques et de l’efficacité des moyens engagés. Une réunion d’urgence est prévue dimanche avec les représentants des municipalités touchées pour évaluer les besoins en renforts humains et matériels. Par ailleurs, les services météorologiques canadiens ont émis une alerte pour des températures pouvant dépasser 35 °C dans la région d’ici mardi, ce qui pourrait aggraver la situation.

Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour contenir l’incendie, alors que les pompiers de plusieurs provinces canadiennes, dont l’Ontario et l’Alberta, ont déjà été sollicités en renfort. Les autorités appellent également la population à éviter toute activité susceptible d’aggraver les risques de départ de feu, comme l’utilisation de barbecues ou de feux de camp en extérieur.

Si la situation devait s’aggraver, d’autres évacuations pourraient être ordonnées dans les zones encore menacées. Pour l’heure, aucun bilan humain ou matériel n’a été communiqué, mais les dégâts sur les forêts et les infrastructures pourraient être importants.

Les comtés de Fraser Valley et Thompson-Nicola, en Colombie-Britannique, sont les plus affectés. Plusieurs foyers secondaires menacent désormais des zones résidentielles, entraînant des évacuations massives.