Selon Ouest France, la journée de dimanche 9 août 2026 a été marquée par une escalade des violences sur le front ukrainien, avec des frappes meurtrières des deux côtés. Côté russe, des attaques de drones ukrainiens ont fait trois morts dans la région de Belgorod, tandis que Moscou a riposté par des bombardements ayant causé deux morts et plusieurs blessés dans plusieurs régions ukrainiennes. Parallèlement, un entrepôt de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) situé à Dnipro a été « frappé et détruit », selon les déclarations de l’agence onusienne.
Ce qu’il faut retenir
- Trois civils tués dans la région russe de Belgorod lors d’une frappe de drone ukrainienne.
- Côté ukrainien, deux morts et des dizaines de blessés après des frappes russes dans plusieurs régions.
- Un entrepôt de l’OMS à Dnipro détruit par un bombardement, selon l’agence onusienne.
- Cette journée confirme l’intensification des combats malgré les appels internationaux à un cessez-le-feu.
Côté russe : trois morts dans la région de Belgorod après une frappe de drone ukrainien
Dans la matinée du 9 août, une attaque de drones ukrainiens a visé la région de Belgorod, en Russie. Selon les autorités locales, trois civils ont été tués et plusieurs autres blessés lors de ces frappes. Les forces ukrainiennes n’ont pas immédiatement réagi, mais ces représailles s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie visant à frapper des zones civiles proches du front. Depuis le début de l’année, ce type d’attaques s’est multiplié, ciblant notamment des infrastructures logistiques et des zones habitées.
Côté ukrainien : deux morts et des dizaines de blessés après des frappes russes
Dans le même temps, la Russie a mené plusieurs frappes aériennes contre plusieurs régions ukrainiennes, faisant au moins deux morts et des dizaines de blessés. Selon les rapports préliminaires, les villes de Kharkiv, Dnipro et Zaporijjia ont été particulièrement touchées. Les autorités ukrainiennes ont dénoncé des attaques « indiscriminées » contre des zones civiles, sans préciser si des infrastructures stratégiques étaient visées. Ces bombardements surviennent alors que les deux camps s’affrontent pour le contrôle de positions clés dans l’est du pays.
Un entrepôt de l’OMS détruit à Dnipro
Parmi les cibles frappées en Ukraine, un entrepôt de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), situé à Dnipro, a été « détruit » par un bombardement, a confirmé l’agence onusienne dans un communiqué. Cet entrepôt était utilisé pour stocker du matériel médical destiné à la population civile, notamment dans les zones sous tension. « Les stocks de médicaments et d’équipements de secours ont été entièrement détruits », a indiqué un porte-parole de l’OMS. La destruction de cette infrastructure aggrave les craintes quant à l’accès aux soins pour les populations civiles dans un contexte de pénurie croissante.
« Cet entrepôt représentait un maillon essentiel pour acheminer des médicaments vers les zones les plus touchées par les combats. Sa destruction risque d’aggraver la crise humanitaire », a expliqué le porte-parole de l’OMS.
Cette journée du 9 août illustre une fois de plus la dégradation de la situation sur le terrain, alors que les appels à la désescalade se multiplient. Reste à voir si les prochaines semaines verront un apaisement ou, au contraire, une nouvelle phase de violences accrues.
La région de Belgorod, située à la frontière ukrainienne, est régulièrement visée en raison de sa proximité avec les zones de combat et de son rôle logistique pour les forces russes. Kiev a plusieurs fois justifié ces attaques par la volonté de frapper des dépôts d’armes ou des infrastructures militaires, mais ces frappes touchent aussi des zones civiles, ce qui suscite des controverses internationales.