La Nasa et l'Agence spatiale européenne (ESA) ont annoncé hier soir la composition de l'équipage d'Artemis III, selon Futura Sciences. L'astronaute italien Luca Parmitano sera le pilote de cette mission, qui marque une première européenne saluée des deux côtés de l'Atlantique. Cette annonce intervient après la présentation de la nouvelle feuille de route du programme Artemis et de la stratégie Moon Base fin mai dernier.

La mission Artemis III, initialement prévue pour alunir, est désormais prévue comme un vol d'essai avec équipage en orbite terrestre, sans atterrir sur la Lune. L'alunissage est repoussé à Artemis IV, au plus tôt après 2028. Cette décision est due à la complexité logistique du système d'atterrissage habité de SpaceX, qui exige plusieurs lancements de ravitaillement préalables.

Ce qu'il faut retenir

  • Luca Parmitano, astronaute italien, sera le pilote de la mission Artemis III.
  • La mission Artemis III est désormais prévue comme un vol d'essai en orbite terrestre, sans alunissage.
  • L'alunissage est repoussé à Artemis IV, au plus tôt après 2028.
  • La complexité logistique du système d'atterrissage habité de SpaceX est la raison de ce changement de plan.

Contexte et implications

La nomination de Luca Parmitano comme pilote de la mission Artemis III est une concession américaine significative envers l'ESA. Elle intervient à un moment où les choix de la Nasa, dont Blue Origin comme logisticien lunaire principal, la restructuration du programme CLPS, la centralité de Starship, pourraient progressivement marginaliser l'Europe dans l'architecture Artemis.

Le module de service européen, fourni par l'ESA, est un atout structurel que personne ne peut lui retirer à court terme. La Nasa confie la survie d'Artemis II à l'Europe, avec le module de service européen, qui assure la propulsion du véhicule, la sécurité, le confort et la santé des astronautes.

Reactions et prochaines étapes

Luca Parmitano a salué la nomination, soulignant la poursuite d'un partenariat solide qui mènera un Européen sur la Lune. Cependant, la date de cette mission n'est pas encore déterminée. L'Europe contribue, finance, livre et forme, mais négocie toujours sa place sur la Lune.

Et maintenant ?

La prochaine étape sera le lancement d'Artemis III, prévu pour 2027, qui dépendra de la disponibilité du Starship lunaire de SpaceX. L'ESA continuera de négocier sa place pour les missions suivantes, en rappelant son apport structurel et non substituable dans le programme Artemis.

Les réactions des parties prenantes et des spécialistes du secteur spatial seront à suivre dans les prochaines semaines, alors que l'Europe et la Nasa poursuivent leurs efforts pour retourner sur la Lune dans le cadre du programme Artemis.