Depuis plus d’un an, « La Paisible », l’ancienne demeure d’Audrey Hepburn située à Tolochenaz, sur les hauteurs du lac Léman, est proposée à la vente. Mise en marché en 2025 avec une étiquette à 20 millions d’euros, la propriété voit son prix revu à la baisse à 13,55 millions d’euros, selon BFM Immo. Une baisse significative qui reflète les ajustements du marché immobilier suisse, où les biens de luxe peinent parfois à trouver preneur dans un contexte économique incertain.

Ce qu'il faut retenir

  • La propriété « La Paisible », ancienne résidence d’Audrey Hepburn à Tolochenaz (Suisse), est en vente depuis début 2025 pour 13,55 millions d’euros, contre 20 millions à sa mise en marché.
  • Le domaine s’étend sur 1 000 m², avec 12 chambres (dont une suite de 56 m²) et 8 salles de bain, ainsi qu’un jardin de 16 000 m².
  • La bâtisse, construite au XVIIIe siècle, a abrité l’actrice de 1963 à sa mort en 1993. Elle y a notamment tourné des scènes de « Charade » (1963).
  • Le prix a été révisé « pour s’adapter au marché actuel », selon l’agence immobilière Knight Frank, qui propose également le bien pour 13,66 millions d’euros.
  • L’acquisition est soumise à l’obtention d’un permis de séjour en Suisse. Le village de Tolochenaz compte environ 1 940 habitants.

Une demeure chargée d’histoire et de souvenirs

Construite au XVIIIe siècle, cette maison de maître située à quelques kilomètres de Lausanne a été le refuge suisse d’Audrey Hepburn pendant près de trente ans. L’actrice, devenue icône du cinéma après des films comme « Vacances romaines » (1953) ou « Diamants sur canapé » (1961), y a passé une grande partie de sa vie après son départ d’Hollywood. Selon BFM Immo, « La Paisible » était pour elle un havre de paix, où elle cultivait son jardin de 16 000 m², peuplé d’arbres centenaires et d’une roseraie de 60 rosiers blancs offerts par Hubert de Givenchy pour ses 60 ans.

Chaque matin, l’actrice y cueillait des fleurs pour décorer sa maison, un rituel qui illustrait son amour pour la nature et la simplicité. « L’élégance est la seule beauté qui ne se fane jamais », aurait-elle déclaré, une maxime qui résumait sans doute son approche de la vie, entre élégance et authenticité. Ces détails, rapportés par Ad Magazine, soulignent le caractère intime et préservé de cette demeure, aujourd’hui encore dotée de la roseraie emblématique.

Un domaine luxueux mais confronté au marché

Avec ses 1 000 m² habitables, « La Paisible » se distingue par ses dimensions exceptionnelles : 12 chambres, dont une suite parentale de 56 m², 8 salles de bain, deux escaliers et un ascenseur desservant les trois niveaux. La propriété comprend également une piscine extérieure chauffée, ajoutée lors d’une rénovation en 2001 par les propriétaires suivants. Pourtant, malgré ces atouts, le bien peine à trouver acquéreur à son prix initial.

D’après le Figaro Immobilier, cité par BFM Immo, le prix a été révisé à la baisse après une année de commercialisation infructueuse. L’agence Knight Frank, qui propose aussi le domaine à 13,66 millions d’euros, a justifié cette décision par une « adaptation par rapport au marché actuel ». Une baisse de 32 %, soit près de 7 millions d’euros, qui illustre les tensions du segment haut de gamme en Suisse, où les acheteurs étrangers se font plus rares en raison des restrictions administratives et des incertitudes économiques.

Un cadre idyllique, mais des contraintes à considérer

Située à seulement 15 km de Lausanne, « La Paisible » bénéficie d’un emplacement privilégié, à 30 minutes en transports de la capitale vaudoise. Le village de Tolochenaz, qui compte moins de 2 000 habitants, offre une atmosphère paisible, loin de l’agitation urbaine. Audrey Hepburn y repose d’ailleurs depuis 1993, au cimetière local, à quelques centaines de mètres seulement de son ancienne résidence.

Cependant, l’acquisition de ce bien n’est pas anodine : elle est soumise à l’obtention d’un permis de séjour en Suisse, une condition classique pour les biens immobiliers situés dans ce pays. Cette contrainte, bien que connue des investisseurs étrangers, peut dissuader certains candidats, d’autant que les délais d’obtention varient selon leur situation personnelle. Knight Frank précise que cette clause s’applique à toutes les offres reçues, qu’elles proviennent de particuliers ou de sociétés.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour « La Paisible ». Avec un prix désormais fixé à 13,55 millions d’euros, les agences espèrent attirer des acheteurs en quête d’une résidence de prestige, qu’ils soient résidents suisses ou étrangers éligibles à un permis de séjour. Reste à savoir si le marché immobilier suisse, actuellement marqué par une certaine prudence, permettra une transaction dans les mois à venir. La vente pourrait aussi servir d’indicateur pour d’autres biens de luxe en Suisse, où les prix stagnent depuis le début de l’année.

En attendant, la propriété conserve son charme d’antan, avec ses jardins entretenus et son histoire liée à l’une des plus grandes stars du XXe siècle. Pour les amateurs de patrimoine et de cinéma, elle représente bien plus qu’un simple bien immobilier : un morceau d’histoire à préserver.

Le prix a été révisé « pour s’adapter au marché actuel », selon Knight Frank, l’une des agences immobilières en charge de la vente. Cette baisse de 32 % (passant de 20 à 13,55 millions d’euros) reflète les difficultés rencontrées par les biens de luxe en Suisse, où la demande des acheteurs étrangers s’est ralentie en raison des restrictions administratives et de l’incertitude économique.