Depuis la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km d’altitude, l’astronaute américaine Jessica Meir a partagé ces derniers jours un time-lapse captant la danse envoûtante des aurores australes. Selon Futura Sciences, ces images, publiées le 7 juin 2026 sur X (ex-Twitter), révèlent des rubans verts serpentant au-dessus de l’océan, offrant une perspective rare et fascinante sur ce phénomène naturel.
Ce qu'il faut retenir
- Jessica Meir, astronaute de la NASA, a filmé un time-lapse d’aurores australes depuis l’ISS le 7 juin 2026.
- Les aurores australes, tout comme les boréales, résultent de l’interaction entre les particules solaires et le champ magnétique terrestre.
- Ces phénomènes sont plus souvent observés dans l’hémisphère Nord en raison de leur visibilité, mais ils existent aussi dans le Sud.
- En octobre 2024, une tempête solaire historique avait permis d’observer des aurores boréales exceptionnelles jusqu’en France.
Une danse céleste filmée depuis l’espace
La vidéo partagée par Jessica Meir montre des voiles mouvants de lumière verte, visibles sous la Station spatiale internationale. L’astronaute y décrit un spectacle où les aurores « dansaient et serpentaient en dessous de nous », soulignant ainsi l’aspect dynamique et hypnotique du phénomène. Selon ses mots, ces images rappellent que les aurores polaires ne sont pas l’apanage de l’hémisphère Nord, comme le rapporte Futura Sciences.
Les aurores australes, moins médiatisées que leurs homologues boréales, sont tout aussi impressionnantes. Leur visibilité est souvent limitée par l’absence de populations en Antarctique, ce qui explique leur moindre popularité. Pourtant, comme le montre ce time-lapse, leur beauté n’a rien à envier à celle des aurores boréales.
Comment se forment les aurores polaires ?
Les aurores polaires, qu’elles soient boréales ou australes, naissent d’un processus physique bien précis. Lorsqu’une éruption solaire émet des particules énergétiques, celles-ci entrent en collision avec le champ magnétique terrestre. Celui-ci canalise ces particules vers les pôles, où elles excitent les atomes et molécules de gaz de l’atmosphère. Cette excitation libère ensuite de l’énergie sous forme de lumière, créant les aurores.
Les aurores vertes, comme celles capturées par Jessica Meir, résultent de l’interaction entre les particules solaires et l’oxygène présent dans l’atmosphère. D’autres couleurs, comme le rouge ou le violet, peuvent apparaître selon les gaz impliqués et leur altitude. Ce phénomène, bien que spectaculaire, reste parfaitement prévisible grâce aux observations solaires et aux modèles magnétiques terrestres.
Un spectacle visible bien au-delà des régions polaires
Bien que les aurores soient généralement associées aux zones polaires, des tempêtes solaires particulièrement intenses peuvent les rendre visibles à des latitudes inhabituelles. Futura Sciences rappelle qu’en octobre 2024, une éjection de masse coronale majeure avait provoqué une tempête solaire historique. Résultat : des aurores boréales avaient été observées en France, jusqu’en Normandie, en Bretagne et en Vendée, un phénomène rare et mémorable pour les habitants.
Ces événements rappellent que les aurores polaires ne sont pas cantonnées aux régions extrêmes. Ils illustrent aussi l’importance de surveiller l’activité solaire, car des particules énergétiques plus intenses peuvent impacter les communications et les réseaux électriques sur Terre. Les scientifiques étudient ces asymétries entre aurores boréales et australes pour mieux comprendre leur fonctionnement et leurs effets.
« Elles dansaient et serpentaient en dessous de nous. » — Jessica Meir, astronaute de la NASA, sur X.
Pourquoi les aurores australes sont-elles moins connues ?
Si les aurores boréales sont souvent mises en avant dans les médias et les récits populaires, les aurores australes peinent à bénéficier de la même attention. Cela s’explique principalement par leur localisation : l’Antarctique, où elles sont les plus visibles, est une région peu peuplée et difficile d’accès. En revanche, l’hémisphère Nord compte de nombreuses zones habitées où ces phénomènes peuvent être admirés, comme en Scandinavie, au Canada ou en Alaska.
Pourtant, comme le montrent les images de Jessica Meir, les aurores australes valent largement le détour. Leur observation depuis l’espace offre une perspective unique, révélant leur étendue et leur complexité. Ces clichés rappellent aussi que la Terre, vue depuis l’ISS, est un monde où la science et la beauté se rencontrent.
En attendant, les images de Jessica Meir rappellent que la Terre reste un terrain de jeu pour les amateurs de science et de beauté naturelle. Que ce soit depuis le sol ou depuis l’espace, les aurores polaires continuent de fasciner et d’inspirer, prouvant une fois de plus que la nature sait se montrer généreuse.
Les aurores boréales et australes sont deux faces d’un même phénomène physique. Elles se forment lorsque des particules solaires, canalisées par le champ magnétique terrestre, entrent en collision avec les gaz de l’atmosphère. La différence tient simplement à leur localisation : les aurores boréales apparaissent dans l’hémisphère Nord, tandis que les australes se produisent dans l’hémisphère Sud. Leur couleur et leur intensité peuvent varier selon l’altitude et le type de gaz impliqué.