L’entreprise américaine Midjourney, célèbre pour son générateur d’images par intelligence artificielle, s’aventure dans un domaine inédit avec sa nouvelle division Midjourney Medical. Selon Futura Sciences, celle-ci a dévoilé le 18 juin 2026 un projet ambitieux : le Midjourney Scanner, un dispositif capable de réaliser une imagerie 3D complète du corps humain en seulement 60 secondes, sans radiation ni champ magnétique puissant.
Ce qu'il faut retenir
- Midjourney Medical, nouvelle division de l’entreprise Midjourney, propose un scanner 3D par ultrasons en 60 secondes, sans radiation ni exposition à des champs magnétiques.
- Le dispositif utilise 8 960 transducteurs ultrasons synchronisés pour générer jusqu’à 806 téraoctets de données par scan.
- Le premier scanner sera intégré dans un spa de luxe à Los Angeles, ouvert fin 2027, avec un déploiement prévu de 50 000 unités dans le monde d’ici six ans.
- Midjourney Medical prévoit d’effectuer un milliard de scans par mois, transformant le corps humain en source massive de données médicales.
- La machine fonctionne dans l’eau, avec une plateforme descendant à 5 cm/s, ce qui exclut le scan de la tête.
Une innovation médicale présentée comme supérieure à l’IRM
Le Midjourney Scanner se distingue par sa rapidité et son absence d’effets secondaires. « Le résultat est supérieur, par bien des aspects, à celui des machines IRM », précise Midjourney Medical dans son annonce officielle. L’appareil utilise des ultrasons, une technologie non invasive et indolore, contrairement aux scanners traditionnels qui exposent parfois les patients à des radiations. Le processus se déroule debout, dans une plateforme immergée qui descend progressivement, à une vitesse de 5 cm par seconde. Autant dire que l’immersion reste limitée aux parties du corps autres que la tête, évitant ainsi une plongée totale sous l’eau.
Chaque scanner est réalisé grâce à un réseau de 40 grilles de transducteurs, chacune composée de 8 960 éléments de 200 micromètres. Ces transducteurs émettent et reçoivent des ultrasons à un rythme soutenu : chaque grille fonctionne jusqu’à 1 000 fois par seconde. Le système génère des ondes structurées qui permettent de capturer plusieurs centaines de tranches fines du corps, produisant jusqu’à 806 téraoctets de données par scan. Une telle quantité de données soulève des défis majeurs en matière de stockage et de traitement.
Des spas high-tech pour démocratiser l’accès aux scanners
Pour intégrer cette technologie au grand public, Midjourney Medical mise sur une expérience haut de gamme. Le premier Midjourney Spa ouvrira ses portes à Los Angeles fin 2027. Ce lieu proposera bien plus qu’un simple scan : bains à remous, saunas, bassins de plongée glacés et salons baignés de lumières dorées viendront accompagner la procédure. « Les spas de Midjourney incluront un scanner à ultrasons pour une imagerie 3D du corps », explique l’entreprise dans son communiqué.
Cette approche vise à rendre le scan accessible et même désirable, en l’associant à une expérience de bien-être. Mais derrière cette stratégie se cache une ambition bien plus large : collecter un milliard de scans par mois à l’échelle mondiale. Pour y parvenir, Midjourney Medical prévoit de déployer 50 000 scanners en six ans, transformant ainsi chaque utilisateur en une source potentielle de données médicales en temps réel. L’objectif affiché est de permettre un suivi régulier du corps pour détecter précocement d’éventuels changements anormaux ou maladies.
Des enjeux de taille : données, vie privée et éthique médicale
Si l’innovation soulève des espoirs en matière de prévention médicale, elle interroge également sur la gestion des données. Collecter autant d’informations sur des millions de corps humains pose des questions cruciales : comment sécuriser ces données ? Qui y aura accès ? Quelles garanties pour la vie privée des utilisateurs ? Une fuite pourrait avoir des conséquences « catastrophiques », selon les termes mêmes de l’entreprise. Midjourney Medical n’a pas encore détaillé ses mesures de protection, mais la quantité et la sensibilité des données en jeu rendent cette question incontournable.
Par ailleurs, l’utilisation massive d’ultrasons soulève des interrogations scientifiques. Bien que cette technologie soit considérée comme sûre, son déploiement à une telle échelle et sur une population aussi large n’a pas encore été testé sur le long terme. Les spécialistes du secteur appellent à la prudence. « Des chercheurs sonnent l’alerte sur le risque lié à l’excès de scanners », rappelle Futura Sciences, citant des études récentes sur les effets potentiels des examens médicaux répétés.
Une stratégie qui s’inscrit dans une tendance plus large
Midjourney Medical s’inscrit dans une dynamique où les géants de la tech investissent massivement dans la santé. Récemment, OpenAI et Midjourney ont racheté des données de plateformes comme WordPress et Tumblr, un mouvement qui illustre la course aux données médicales pour alimenter les intelligences artificielles. Parallèlement, des avancées comme les scanners oculaires à IA, capables de prédire la démence jusqu’à douze ans à l’avance, montrent que le croisement entre santé et technologie est en pleine accélération. Ces innovations pourraient révolutionner la médecine préventive, mais elles soulèvent aussi des inquiétudes quant à leur impact sur la vie privée et la sécurité des données.
Selon Futura Sciences, la question n’est plus de savoir si ces technologies verront le jour, mais comment elles seront régulées et adoptées par la société. L’enjeu dépasse désormais le cadre technique : il engage la confiance du public et l’équilibre entre progrès médical et protection des individus.
En attendant, Midjourney Medical prépare son entrée sur le marché avec une promesse forte : transformer chaque corps en une source de données pour une médecine toujours plus précise et précoce. Une révolution annoncée, mais dont les contours restent encore à dessiner.
Le Midjourney Scanner utilise des ultrasons émis par 40 grilles de 8 960 transducteurs chacune. Le patient se tient debout sur une plateforme qui descend lentement dans l’eau à 5 cm/s. Les ondes ultrasonores capturent des centaines de tranches du corps, générant jusqu’à 806 téraoctets de données en 60 secondes. Le scan exclut la tête, évitant une immersion complète.
Les principaux risques concernent la protection des données personnelles et médicales collectées en masse. Une fuite pourrait avoir des conséquences graves. Par ailleurs, l’impact à long terme des ultrasons sur une population large n’a pas encore été évalué. Certains chercheurs alertent déjà sur les dangers potentiels d’un excès de scanners.