La maison de luxe italienne Prada et l’entreprise américaine Axiom Space ont présenté le 8 juin 2026 une nouvelle combinaison destinée aux astronautes de la mission Artemis IV, marquant une collaboration inédite entre le secteur du luxe et l’industrie spatiale. Selon Futura Sciences, cette tenue innovante, conçue pour être portée sous le scaphandre AxEMU, intègre un système de refroidissement et de ventilation par circulation liquide, offrant un confort optimal lors des sorties extravéhiculaires pouvant durer jusqu’à huit heures.

Ce qu'il faut retenir

  • Une combinaison de refroidissement et de ventilation par circulation liquide (LCVG) a été dévoilée par Prada et Axiom Space le 8 juin 2026.
  • Ce vêtement, porté sous le scaphandre AxEMU, permettra aux astronautes de réguler leur température corporelle et leur humidité pendant les sorties dans l’espace.
  • Le système intègre un circuit redondant pour éviter les pannes, ainsi que des tubes dédiés à la ventilation et à l’apport d’oxygène.
  • Les matériaux utilisés, des « fibres spécialisées », autorisent un port répété sur des missions de longue durée.
  • Cette tenue sera utilisée pour la première fois lors de la mission Artemis IV, prévue pour 2028.

Une alliance inattendue entre luxe et technologie spatiale

Si Prada est mondialement connue pour ses créations de mode, la marque italienne s’aventure désormais dans l’espace avec une ambition bien précise. En partenariat avec Axiom Space, spécialiste des infrastructures spatiales, elle a développé une combinaison qui répond à un enjeu majeur : le confort des astronautes lors de leurs missions extravéhiculaires. Cette collaboration n’est pas une première. En 2024, les deux entreprises avaient déjà présenté le scaphandre AxEMU, conçu pour les missions Artemis IV, dont pourrait faire partie l’astronaute français Thomas Pesquet.

La nouvelle tenue présentée en juin 2026 est en réalité une couche intérieure, appelée LCVG (Liquid Cooling Ventilation Garment). Son rôle ? Assurer la régulation thermique et l’évacuation de l’humidité produite par le corps de l’astronaute. Un détail loin d’être anodin, alors que les sorties dans l’espace peuvent s’étendre sur plusieurs heures dans des conditions extrêmes.

Un système de refroidissement et de ventilation innovant

Contrairement aux combinaisons classiques, la LCVG intègre un circuit redondant de refroidissement. Si la boucle principale venait à tomber en panne, un système de secours prendrait immédiatement le relais, évitant ainsi tout risque pour l’astronaute. Par ailleurs, des tubes supplémentaires assurent la ventilation et l’apport d’oxygène au niveau du visage, tout en chassant le dioxyde de carbone expiré, qui sera ensuite absorbé par le système de survie de la combinaison.

D’après les informations communiquées par Prada et Axiom Space, cette tenue repose sur des fibres spécialisées permettant un port répété sur des missions de longue durée. Bien que les matériaux exacts n’aient pas été détaillés, le communiqué précise qu’ils ont été sélectionnés pour leur résistance et leur légèreté, deux critères essentiels pour les équipements spatiaux.

Prête pour le retour sur la Lune en 2028

La combinaison LCVG, ainsi que le scaphandre AxEMU, seront déployés pour la première fois lors de la mission Artemis IV, prévue pour 2028. Cet objectif s’inscrit dans le cadre du retour de l’humanité sur la Lune, plus de cinquante ans après les missions Apollo. Pour la France, cette mission pourrait également marquer le troisième vol de Thomas Pesquet, après ses séjours à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Rappelons que le programme Artemis, piloté par la NASA, vise à établir une présence humaine durable sur la Lune, en préparation de futures explorations vers Mars. L’implication de partenaires privés comme Axiom Space, mais aussi désormais de groupes issus d’autres secteurs comme le luxe, illustre l’évolution des collaborations dans le domaine spatial.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à finaliser les tests de la LCVG et du scaphandre AxEMU avant leur intégration définitive dans les préparatifs de la mission Artemis IV. Si les essais s’avèrent concluants, cette combinaison pourrait devenir un standard pour les futures sorties extravéhiculaires, non seulement pour les missions lunaires, mais aussi pour les projets en orbite terrestre basse. Reste à savoir si d’autres acteurs du luxe ou de l’industrie se joindront à cette dynamique, transformant ainsi les équipements spatiaux en un nouveau terrain de collaboration technologique.

Un pas de plus vers une exploration spatiale durable

Cette innovation s’inscrit dans une logique plus large de réduction des contraintes physiques pour les astronautes. Les sorties extravéhiculaires, bien que cruciales, restent des opérations à haut risque et physiquement éprouvantes. En améliorant le confort et la sécurité des combinaisons, Prada et Axiom Space contribuent à rendre ces missions moins fatigantes et plus efficaces.

Par ailleurs, cette collaboration pourrait ouvrir la voie à d’autres partenariats entre secteurs traditionnellement éloignés. Si le luxe et l’aérospatial semblent a priori éloignés, leur association pourrait bien être le signe d’une nouvelle ère où l’innovation technologique et le design se rencontrent pour repousser les limites de l’exploration spatiale.

Artemis IV : un symbole de coopération internationale

La mission Artemis IV ne se limite pas à un simple retour sur la Lune. Elle incarne aussi une volonté de coopération internationale, avec la participation de plusieurs pays et acteurs privés. Pour la France, cette mission représente une opportunité majeure de renforcer sa position dans le domaine spatial, notamment après l’annonce en juin 2026 de l’accord entre la start-up américaine Vast et l’État français pour envoyer deux astronautes, dont Thomas Pesquet, vers une station spatiale privée.

Alors que les défis techniques et humains restent nombreux, les avancées comme la LCVG de Prada et Axiom Space montrent que l’innovation spatiale ne se cantonne plus aux seuls acteurs historiques. Le secteur évolue, et avec lui, les méthodes de conception des équipements les plus critiques pour la survie des astronautes.

La LCVG se distingue par son système de refroidissement et de ventilation par circulation liquide, intégrant un circuit redondant pour éviter les pannes. Elle est également conçue pour être portée sous le scaphandre AxEMU, contrairement aux combinaisons classiques qui assument seules ces fonctions.