Franck Bordaneil a choisi de tourner définitivement la page d’une carrière corporate pour embrasser une vie d’éleveur et de fromager. Selon Ouest France, ce quadragénaire a quitté son poste en entreprise après dix-sept ans passés chez Airbus, notamment, pour réaliser un rêve d’enfant dans les terres de son enfance. Aujourd’hui âgé de 52 ans, il gère depuis trois ans un troupeau de trente chèvres à Pézilla-la-Rivière, dans les Pyrénées-Orientales.

Ce qu'il faut retenir

  • Franck Bordaneil a travaillé 17 ans chez Airbus avant de changer de voie.
  • Il a fait le choix radical de devenir éleveur et fromager à l’âge de 52 ans.
  • Il élève aujourd’hui 30 chèvres à Pézilla-la-Rivière, dans les Pyrénées-Orientales.
  • Son parcours illustre une reconversion professionnelle tardive mais assumée.

Un virage professionnel à mi-carrière

Après avoir gravi les échelons dans plusieurs grandes entreprises, Franck Bordaneil a occupé des fonctions managériales pendant près de deux décennies. C’est au bout de dix-sept années passées chez Airbus, où il a notamment contribué à des projets industriels majeurs, qu’il a décidé de tout quitter. Ce tournant n’était pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’une réflexion mûrie depuis l’enfance. « C’était maintenant ou jamais », a-t-il confié à Ouest France. Son objectif ? Revenir à ses racines et donner un sens nouveau à son existence en s’adonnant à une activité manuelle et en pleine connexion avec la nature.

Un retour aux sources dans les Pyrénées-Orientales

Originaire de Pézilla-la-Rivière, un village situé dans le département des Pyrénées-Orientales, Franck Bordaneil a choisi de s’installer dans sa région natale pour y mener à bien son projet. Il y a acquis une exploitation où il élève désormais une trentaine de chèvres, une race réputée pour la qualité de son lait, essentiel à la fabrication de fromages. Trois ans après son installation, il a su développer une activité à la fois épanouissante et exigeante, mêlant soin des animaux, traite quotidienne et transformation laitière. Son engagement se traduit par une production fromagère artisanale, qu’il destine à une clientèle locale et régionale.

Une reconversion motivée par la passion

Si le passage d’un poste en entreprise à celui d’éleveur peut sembler radical, Franck Bordaneil insiste sur la cohérence de son choix. « Ce métier me permet de renouer avec des valeurs simples : le respect du vivant, la patience et la transmission », a-t-il expliqué. Selon ses proches et ses nouveaux partenaires, cette reconversion s’est faite sans précipitation, après plusieurs années de préparation et de réflexion. Son parcours montre qu’il n’est jamais trop tard pour se réinventer, à condition d’oser franchir le pas. Aujourd’hui, il partage son quotidien entre les soins aux animaux, la fabrication de fromages et la gestion administrative de son exploitation.

Et maintenant ?

À court terme, Franck Bordaneil envisage d’agrandir son troupeau pour augmenter sa production fromagère et toucher une clientèle plus large. Il pourrait également développer des partenariats avec des restaurateurs locaux afin de valoriser ses produits. Reste à voir si cette dynamique de croissance se concrétisera d’ici la fin de l’année, alors que les défis logistiques et économiques liés à l’élevage restent importants.

Son parcours interroge sur l’attractivité des métiers de l’agriculture et de l’artisanat auprès des reconvertis, alors que les territoires ruraux peinent parfois à attirer de nouveaux talents. Une question se pose : son exemple pourrait-il inspirer d’autres cadres en quête de sens professionnel ?

Franck Bordaneil a évoqué les défis liés à l’apprentissage des gestes techniques, à la gestion administrative d’une exploitation agricole et à l’adaptation à un rythme de travail physique. Il a également souligné l’importance de se former rapidement aux métiers de l’élevage et de la transformation laitière.