Selon RFI, la capitale ghanéenne, Accra, est frappée depuis le lundi 29 juin par des pluies diluviennes qui ont provoqué des inondations majeures. Un premier bilan provisoire fait état de 12 morts, tandis que les autorités locales craignent une aggravation de la situation dans les prochains jours.
Près de 39 000 personnes ont été évacuées en urgence, selon les autorités ghanéennes. Les pluies torrentielles, exceptionnelles pour un mois de juin, ont submergé les infrastructures de la ville, paralysant une partie de l’activité économique et sociale. Les services de secours restent en alerte maximale, redoutant un bilan humain qui pourrait s’alourdir dans les heures à venir.
Ce qu'il faut retenir
- Des pluies diluviennes s’abattent sur Accra depuis le lundi 29 juin 2026, selon RFI.
- Le bilan provisoire s’élève à 12 morts, mais les autorités redoutent une aggravation.
- 39 000 personnes ont été évacuées en urgence.
- Il s’agit du mois de juin le plus pluvieux de l’histoire du Ghana.
Des inondations historiques pour un mois de juin
Les pluies qui s’abattent sur Accra depuis fin juin sont d’une intensité inédite pour cette période de l’année. D’après les données météorologiques locales, les cumuls de précipitations enregistrés dépassent largement les moyennes historiques, rendant la situation particulièrement critique. Les autorités ghanéennes, qui surveillent habituellement des épisodes pluvieux en cette saison, n’avaient pas anticipé une telle ampleur.
Les quartiers les plus touchés sont ceux situés en basse altitude, où les eaux ont envahi les habitations et les axes routiers. Les opérations de secours, menées par les pompiers et les forces de l’ordre, se concentrent sur l’évacuation des populations piégées et la sécurisation des zones inondées.
Un bilan humain en suspens
Le bilan de 12 morts, annoncé par les autorités, reste provisoire. Les services de secours craignent en effet que d’autres victimes ne soient découvertes dans les prochaines heures, notamment dans les zones les plus isolées. Plusieurs corps ont déjà été retrouvés dans des bâtiments submergés ou emportés par les eaux.
« Les opérations de recherche se poursuivent, mais les conditions météo rendent les interventions très difficiles », a déclaré un porte-parole des services d’urgence. Les autorités appellent la population à rester prudente et à éviter tout déplacement inutile dans les zones inondées.
Un contexte climatique préoccupant
Si les inondations ne sont pas rares au Ghana, leur fréquence et leur intensité ont tendance à augmenter ces dernières années. Selon les experts, le changement climatique pourrait expliquer cette évolution, avec des saisons des pluies de plus en plus marquées. Les autorités ghanéennes ont d’ailleurs lancé un appel à la vigilance pour les prochaines semaines, alors que la mousson est attendue dans les prochains jours.
« Nous sommes face à une situation exceptionnelle, qui dépasse nos capacités habituelles d’intervention », a souligné un responsable du ministère de l’Intérieur ghanéen. Les infrastructures de drainage de la ville, déjà saturées, peinent à absorber le volume d’eau tombé en quelques jours.
Par ailleurs, les associations locales demandent une réflexion à plus long terme sur l’adaptation des infrastructures urbaines face à ces phénomènes climatiques. « Il faut repenser la gestion des eaux pluviales à Accra », a déclaré un représentant d’une ONG environnementale. Une réunion d’urgence est prévue la semaine prochaine avec les autorités locales pour discuter des mesures à prendre.
Selon les météorologues ghanéens, les cumuls de pluie enregistrés depuis le 29 juin dépassent de plus de 200 % les moyennes saisonnières pour un mois de juin. Les experts lient cette intensité au phénomène climatique El Niño, qui perturbe les régimes de précipitations en Afrique de l’Ouest cette année.