Alors que le département de Maine-et-Loire est placé en alerte sécheresse depuis le 18 août 2026, le club professionnel d’Angers-SCO continue d’arroser ses terrains d’entraînement et de match sans avoir sollicité d’autorisation spécifique auprès des autorités compétentes. Une situation qui interroge, alors que cette pratique avait déjà été pointée du doigt par des élus écologistes quelques semaines plus tôt, comme le rapporte Ouest France.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Maine-et-Loire est en alerte sécheresse depuis le 18 août 2026.
  • Angers-SCO arrose ses terrains sans demander d’autorisation particulière.
  • Le club avait déjà été rappelé à l’ordre par des élus écologistes pour des pratiques similaires.
  • Les services de l’État n’ont pas encore réagi publiquement à cette situation.

Une alerte sécheresse en vigueur, mais des pratiques inchangées

Depuis le 18 août dernier, le Maine-et-Loire est officiellement classé en alerte sécheresse, une mesure prise dans le cadre de la gestion des ressources en eau face aux conditions météorologiques défavorables. Pourtant, le club de football d’Angers-SCO, évoluant en Ligue 1, maintient ses habitudes d’arrosage intensif de ses terrains, sans avoir obtenu de dérogation spécifique auprès des services de l’État. Ces pratiques sont généralement soumises à des restrictions en période de sécheresse, afin de préserver les ressources hydriques.

Contacté par Ouest France, le club n’a pas encore réagi à cette situation. Interrogé sur les raisons de cette continuité dans les arrosages, aucun responsable n’a pour l’instant apporté d’explication publique. Selon nos informations, les terrains concernés incluent à la fois ceux du centre d’entraînement et ceux du stade Raymond-Kopa, où se déroulent les matchs officiels.

Un rappel à l’ordre déjà adressé au club

Quelques semaines avant cette alerte sécheresse, Angers-SCO avait déjà fait l’objet de critiques pour des pratiques similaires. Des élus écologistes avaient alors dénoncé le manque de transparence du club concernant ses consommations d’eau, jugées excessives dans un contexte de tension sur les ressources hydriques. Ces élus avaient demandé des comptes au club, soulignant que les clubs sportifs, en tant qu’acteurs publics, devaient montrer l’exemple en matière de sobriété.

Un rappel à l’ordre qui n’a visiblement pas suffi à modifier les habitudes du club angevin. À l’époque, les écologistes avaient également évoqué la possibilité d’un contrôle des autorités, sans que celui-ci n’ait abouti à une sanction ou à une interdiction formelle.

Des règles floues ou une tolérance des autorités ?

La question se pose : pourquoi Angers-SCO n’a pas demandé d’autorisation pour arroser ses terrains ? Plusieurs hypothèses peuvent être avancées. La première serait une méconnaissance des règles en vigueur, ou une interprétation large des dérogations possibles. Une autre hypothèse, plus problématique, serait l’existence d’une tolérance des services de l’État envers les clubs professionnels, malgré les restrictions officielles.

Interrogés par Ouest France, les services de l’État en charge de la gestion de l’eau n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles suites données à cette situation. Aucune sanction n’a été rendue publique, et il reste à savoir si une procédure sera engagée contre le club. Dans l’attente, les arrosages se poursuivent, alors que la sécheresse s’aggrave.

Et maintenant ?

Dans les prochains jours, les autorités devraient se prononcer sur la suite à donner à cette situation. Une enquête pourrait être ouverte pour vérifier si le club a enfreint les règles en vigueur, ou si une dérogation tacite lui a été accordée. Par ailleurs, la prochaine réunion du comité sécheresse, prévue à la mi-septembre, pourrait intégrer ce cas dans ses discussions. Reste à voir si cette affaire entraînera un durcissement des contrôles sur les consommations d’eau des clubs sportifs en période de tension hydrique.

Une chose est sûre : dans un contexte où chaque goutte d’eau compte, la question des usages sportifs de l’eau ne manquera pas de revenir sur le devant de la scène.

Les sanctions peuvent aller d’un simple avertissement à une amende administrative, voire une mise en demeure d’arrêter les arrosages. Les montants varient selon la gravité de l’infraction et les textes en vigueur dans le département. Dans le cas d’Angers-SCO, aucune sanction n’a encore été rendue publique.