Un berger du Caucase de 90 kg a grièvement blessé une femme de ménage en 2020 chez le chanteur Chris Brown, à Tarzana (Californie). Selon Le Figaro, un tribunal californien a condamné mardi la star à verser 12,9 millions de dollars à la victime, Maria Avila, dont les séquelles physiques et professionnelles sont toujours visibles six ans après les faits. Le tribunal a également alloué 885 000 dollars au titre du préjudice moral à la sœur de la victime, présente lors de l’agression, ainsi que 50 000 dollars à son époux.
Ce qu'il faut retenir
- 12,9 millions de dollars : c’est le montant de la condamnation prononcée à l’encontre de Chris Brown pour l’agression de sa femme de ménage en 2020.
- L’agression a eu lieu au domicile du chanteur à Tarzana (Californie), alors que Maria Avila vidait les poubelles.
- La victime, Maria Avila, garde des cicatrices permanentes au visage et au bras gauche, et sa mobilité reste réduite après une greffe de peau.
- Chris Brown a reconnu avoir quitté les lieux pour éviter un « cirque médiatique », tout en affirmant avoir prévenu les employées sur la dangerosité des chiens.
- La sœur de la victime et son mari ont également obtenu des indemnités pour préjudice moral.
Une agression aux conséquences durables
En juin 2020, Maria Avila, employée comme femme de ménage chez Chris Brown à Tarzana, en Californie, a été violemment attaquée par un berger du Caucase de 90 kg. L’animal s’est jeté sur elle alors qu’elle vidait les poubelles devant la résidence du chanteur. Selon les éléments du procès, rapportés par Billboard, les séquelles de cette agression sont profondes : Maria Avila porte encore les stigmates de l’agression sous forme de cicatrices visibles au visage et au bras gauche. La greffe de peau effectuée sur son abdomen pour atténuer ces marques a également limité sa mobilité, l’empêchant depuis de reprendre son activité professionnelle.
Six ans après les faits, la victime n’a toujours pas pu retrouver un emploi stable. Le tribunal a reconnu l’impact durable de cet incident, tant sur le plan physique que psychologique, justifiant ainsi le montant élevé de l’indemnisation accordée. Pour la première fois, ces circonstances ont été exposées publiquement dans le cadre d’un procès civil, offrant à la victime une reconnaissance judiciaire de son préjudice.
Des versions contradictoires sur les avertissements
Lors de l’audience, Chris Brown a déclaré avoir mis en garde Maria Avila et sa sœur sur la dangerosité des chiens présents dans sa propriété. Cependant, les deux employées ont contesté cette affirmation devant le tribunal. Selon Rolling Stone, cité par Le Figaro, les sœurs ont indiqué n’avoir reçu aucun avertissement préalable concernant les animaux. Cette divergence de témoignages a joué un rôle dans l’évaluation de la responsabilité du chanteur, qui a finalement été retenu pour son manque de surveillance présumée.
Par ailleurs, le chanteur a reconnu avoir quitté les lieux peu après l’agression pour « éviter un cirque médiatique ». Cette décision, bien que compréhensible dans un contexte de pression médiatique, n’a pas manqué de surprendre certains observateurs, notamment en raison de l’absence de secours immédiat apporté à la victime. Le tribunal n’a pas retenu cet argument comme une circonstance atténuante, le qualifiant plutôt de mesure personnelle sans impact sur la gravité des faits.
Un montant record et des indemnités complémentaires
Le tribunal a condamné Chris Brown à verser 12,9 millions de dollars à Maria Avila, un montant qui reflète l’ampleur des dommages subis. Cette somme s’ajoute aux 885 000 dollars attribués à la sœur de la victime, présente lors de l’agression, ainsi qu’aux 50 000 dollars alloués à son mari. Selon les documents judiciaires, ces indemnités couvrent à la fois le préjudice physique, moral et professionnel, ainsi que les frais médicaux engagés depuis 2020.
Cette décision intervient dans un contexte où les affaires judiciaires s’accumulent pour le chanteur américain. En effet, Chris Brown doit comparaître en octobre 2026 à Londres pour une agression présumée contre un producteur de musique dans une boîte de nuit londonienne en 2023. Libéré sous caution en mai 2025, il a pu reprendre ses activités professionnelles, notamment ses tournées musicales. Cette double actualité judiciaire soulève des questions sur la gestion de son image publique et les conséquences à long terme de ces procédures.
En attendant, la question de la responsabilité des propriétaires d’animaux dangereux reste au cœur des débats. Si cette affaire a mis en lumière les risques encourus par les employés domestiques, elle interroge aussi sur les mesures de prévention à renforcer dans les foyers disposant d’animaux de grande taille ou de races réputées agressives.
La condamnation de 12,9 millions de dollars reflète l’ampleur des dommages subis par Maria Avila : séquelles physiques permanentes (cicatrices au visage et au bras gauche), perte de mobilité après une greffe de peau, ainsi que l’impossibilité pour la victime de reprendre son travail depuis six ans. Le tribunal a également pris en compte le préjudice moral et les frais médicaux engagés depuis l’agression.
Le chanteur américain doit comparaître en octobre 2026 à Londres pour répondre d’une agression présumée contre un producteur de musique dans une boîte de nuit en 2023. Par ailleurs, il pourrait être contraint de verser les 12,9 millions de dollars à Maria Avila, une procédure qui pourrait s’étaler sur plusieurs mois en fonction des recours éventuels.