L’aéroport international de Copenhague, principal hub du Danemark, avait été contraint d’interrompre temporairement ses opérations en septembre 2025 après des signalements concernant des drones non autorisés dans son espace aérien. Près de neuf mois plus tard, les autorités policières ont finalement refermé leur enquête, confirmant l’absence de preuves tangibles attestant de la présence de ces appareils. Selon Libération, qui rapporte cette conclusion, les investigations n’ont pas permis d’établir l’existence des drones, mettant ainsi fin à une affaire qui avait suscité des inquiétudes majeures parmi les responsables aéroportuaires et les autorités de sécurité aérienne.

Ce qu'il faut retenir

  • L’aéroport de Copenhague a suspendu ses activités en septembre 2025 après des signalements de drones non identifiés dans son espace aérien.
  • Les forces de l’ordre danoises ont mené une enquête jusqu’au 25 juin 2026, sans parvenir à démontrer l’existence de ces appareils.
  • Les autorités ont clos l’enquête, concluant à l’absence de preuves confirmant les signalements initiaux.
  • Cette affaire a révélé les vulnérabilités potentielles des infrastructures aéroportuaires face aux intrusions de drones.

Une interruption des vols motivée par des signalements non vérifiés

En septembre 2025, l’aéroport de Copenhague, qui accueille chaque année plusieurs millions de passagers, avait été contraint de suspendre partiellement ses opérations en raison de signalements faisant état de drones évoluant dans son espace aérien. Ces appareils, non autorisés et potentiellement dangereux pour la sécurité des vols, avaient poussé les responsables à prendre des mesures immédiates. « La sécurité de nos passagers et de nos équipes est notre priorité absolue, avait alors déclaré Thomas Woldbye, directeur général de l’aéroport de Copenhague, cité par plusieurs médias danois. Nous ne pouvions prendre aucun risque face à des informations aussi inquiétantes. » Une décision qui avait entraîné des perturbations majeures, avec des vols retardés ou annulés, et des milliers de passagers impactés.

Cependant, malgré l’urgence de la situation, les autorités danoises avaient rapidement reconnu que l’origine de ces signalements restait floue. Les forces de l’ordre avaient immédiatement lancé une enquête pour identifier les auteurs des intrusions et localiser les éventuels drones. Mais les semaines avaient passé sans que la moindre preuve ne soit collectée, alimentant le doute sur la réalité des faits rapportés.

Une enquête de près d’un an sans résultat concret

Près de neuf mois après le début des investigations, la police danoise a finalement annoncé, le 25 juin 2026, la clôture de l’enquête. Dans un communiqué officiel, les autorités ont indiqué n’avoir « aucune preuve tangible » de la présence de drones au-dessus de l’aéroport de Copenhague. « Après des mois d’enquêtes, de surveillance renforcée et de collaboration avec les services de sécurité aérienne, nous n’avons pu confirmer l’existence d’aucun drone non autorisé », a précisé Mette Frederiksen, ministre danoise de la Justice, lors d’une conférence de presse. « Cela ne signifie pas que les signalements étaient infondés, mais simplement que nous n’avons pas été en mesure de les étayer. »

Cette conclusion a surpris certains observateurs, qui s’interrogeaient sur l’origine des alertes initiales. Des rumeurs avaient évoqué la possibilité de fausses informations, voire de tentatives de perturbation délibérées, mais aucune piste sérieuse n’a pu être explorée par les enquêteurs. Les caméras de surveillance, les radars et les témoignages n’ont fourni aucun élément probant, forçant les autorités à tirer un trait sur une affaire qui avait mobilisé des ressources importantes.

Et maintenant ?

Cette affaire laisse plusieurs questions en suspens, notamment sur l’origine des signalements initiaux et les mesures à renforcer pour prévenir de futures alertes infondées. Les autorités danoises pourraient réévaluer leurs protocoles de gestion des intrusions de drones, en collaboration avec les gestionnaires d’aéroports et les services de sécurité. Une consultation avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) est d’ailleurs envisagée pour harmoniser les pratiques au niveau continental. D’ici la fin de l’année, un rapport détaillé sur cette expérience sera rendu public, afin d’en tirer des enseignements pour l’avenir.

Pour l’heure, l’aéroport de Copenhague a repris son activité normale, mais cette affaire rappelle les défis croissants posés par les drones dans l’espace aérien. Entre risques réels et fausses alertes, les autorités devront trouver un équilibre pour garantir la sécurité sans céder à la panique.