Un drame impliquant un animal domestique s’est produit le 1er juillet dernier à la gare de Lyon, à Paris, où le chat d’un voyageur a été mortellement percuté par un train, malgré les efforts de la SNCF pour le localiser. Selon Le Figaro, l’incident a été relaté par le journaliste Olivier Benkemoun sur le réseau social X, qui a exprimé son désarroi après la perte de son animal de compagnie, nommé Gina.

Ce qu'il faut retenir

  • Un chat domestique a été décapité par un train à la gare de Lyon le 1er juillet 2026.
  • Le propriétaire affirme que la SNCF n’a retardé le départ du train que de 20 minutes, malgré les recherches infructueuses.
  • La compagnie ferroviaire assure avoir mobilisé une vingtaine d’agents et les forces de l’ordre pendant plus de 30 minutes avant de faire redémarrer le train.
  • En 2025, la SNCF a instauré une procédure de 20 minutes pour localiser un animal signalé sur les voies.
  • La Fondation 30 millions d’amis envisage des actions juridiques pour éviter de nouveaux drames similaires.

Le drame s’est produit alors que le propriétaire, Olivier Benkemoun, voyageait avec son chat Gina dans un sac. Le petit félin aurait réussi à s’échapper, et son propriétaire n’a découvert l’horreur qu’après le départ du train. Dans un message publié sur X, il a exprimé sa douleur en écrivant : « Mon chat Gina a été décapité par un train SNCF. »

La SNCF a rapidement réagi sur les réseaux sociaux, exprimant sa compassion envers la famille. « Nous sommes sincèrement navrés que tous les moyens et l’énergie déployés par nos équipes pour retrouver avec vous votre chat soient restés vains », a déclaré la compagnie. Cependant, le voyageur s’est dit frustré par le délai accordé : « Personne n’est descendu sur les rails alors que nous avions localisé notre chat. Vous avez attendu seulement 20 minutes avant de faire redémarrer votre train. »

D’après les informations rapportées par Le Figaro, la SNCF a assuré avoir interrompu le départ du train pendant plus de 30 minutes. Une vingtaine d’agents SNCF et des forces de l’ordre ont été mobilisés pour localiser l’animal. Le train a finalement redémarré « très lentement », tout en continuant les recherches, mais le corps de Gina a été retrouvé après son passage. La compagnie a tenu à souligner : « Lors de chaque opération de recherche, ce sont des dizaines d’agents qui font le maximum pour aider les propriétaires et qui ressentent la même tristesse quand nous n’y arrivons pas. »

Une procédure récente mais insuffisante pour certains

Ce drame rappelle un incident similaire survenu en janvier 2023 à la gare Montparnasse, où un chat nommé Neko avait été percuté par un TGV. À l’époque, les contrôleurs n’avaient pas retardé le départ du train pour tenter de sauver l’animal, une décision qui avait suscité l’émotion jusqu’au ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin. L’affaire avait été très médiatisée et avait conduit à une plainte de la Fondation 30 millions d’amis contre la SNCF.

En réponse, la SNCF a mis en place en 2025 une procédure spécifique en cas de signalement d’un animal sur les voies. Selon cette nouvelle règle, les agents disposent de 10 minutes pour effectuer une « levée de doute » depuis le quai. Si l’animal est repéré, un nouveau délai de 10 minutes est accordé « pour faire sortir l’animal sans engager la zone dangereuse », c’est-à-dire sans descendre sur les voies. Si l’animal n’est pas retrouvé au bout de ces 20 minutes, le départ du train peut être ordonné, mais il doit se faire lentement pour permettre à l’animal de s’échapper.

Une procédure jugée insuffisante par les défenseurs des animaux

La Fondation 30 millions d’amis n’a pas tardé à réagir après ce nouveau drame. Sur X, l’association a dénoncé une situation inacceptable en déclarant : « Une compagnie ferroviaire ne peut sciemment décider de faire partir un train en sachant qu’une vie se trouve sur ses voies ! » Elle a annoncé explorer « toutes les voies juridiques pour que de telles situations ne puissent se reproduire ».

Pour les défenseurs des animaux, la procédure de 20 minutes reste insuffisante. Ils estiment qu’une compagnie ferroviaire devrait systématiquement interrompre le départ d’un train dès qu’un animal est signalé sur les voies, sans limite de temps imposée. « Aucun délai ne devrait être appliqué quand une vie est en jeu », a souligné un porte-parole de la fondation. De son côté, la SNCF maintient que ses équipes agissent « dans les limites de la sécurité ferroviaire » et qu’elles font « le maximum » pour éviter de tels accidents.

Un contexte ferroviaire sous surveillance

Ce drame intervient dans un contexte où la sécurité ferroviaire fait régulièrement l’objet de critiques, notamment concernant les procédures d’urgence. Les associations de protection animale réclament depuis des années une meilleure prise en compte des risques pour les animaux domestiques dans les gares. Pour elles, la SNCF devrait systématiser l’intervention des agents sur les voies, même si cela implique un retard plus important.

De son côté, la compagnie ferroviaire affirme que ses nouvelles procédures, instaurées en 2025, visent à concilier sécurité des voyageurs et prise en compte des animaux en détresse. « Nous avons renforcé nos protocoles pour éviter de nouveaux drames », a précisé un porte-parole de la SNCF. Cependant, pour les propriétaires d’animaux, ces mesures restent insuffisantes, comme en témoigne le cas de Gina.

Et maintenant ?

La Fondation 30 millions d’amis a annoncé qu’elle étudiait la possibilité de déposer une nouvelle plainte contre la SNCF pour faire évoluer les procédures. De son côté, la compagnie ferroviaire indique qu’elle va « analyser cet incident pour renforcer encore ses protocoles ». Aucune date n’a encore été fixée pour une éventuelle modification des règles, mais une réunion entre la SNCF et les associations de protection animale est envisagée dans les prochaines semaines.

Ce drame rappelle également que les accidents impliquant des animaux dans les gares restent un sujet récurrent, malgré les avancées réglementaires. Pour les propriétaires d’animaux, la vigilance reste donc de mise, même si des améliorations sont attendues.

Depuis 2025, la SNCF dispose d’une procédure de 20 minutes : 10 minutes pour une « levée de doute » depuis le quai, puis 10 minutes supplémentaires si l’animal est repéré, le temps de tenter de le faire sortir sans descendre sur les voies. Si l’animal n’est pas retrouvé au bout de ce délai, le train peut redémarrer lentement, mais il doit permettre à l’animal de s’échapper.

La Fondation 30 millions d’amis a annoncé explorer « toutes les voies juridiques » pour éviter que de telles situations ne se reproduisent. Une plainte pourrait donc être déposée, comme cela avait été le cas après le drame de Neko en 2023. Cependant, aucune décision n’a encore été prise officiellement.