Une romance estivale sur fond de vagues californiennes, des dessins aux couleurs vibrantes et une intrigue standardisée pour un public adolescent : c’est le pari du film « In Waves », adapté de la bande dessinée éponyme, que Libération a pu découvrir. Réalisé par Phuong Mai Nguyen, ce long-métrage mêle visuels chatoyants et récit prévisible, selon les premières critiques.

Selon Libération, « In Waves » s’inscrit dans la veine des comédies romantiques adolescentes, avec une touche californienne forcément ensoleillée. La bande dessinée originale, publiée en 2018, avait séduit par son style graphique et son histoire d’amour entre deux surfeurs. Le film reprend cette trame en l’enrobant d’une esthétique colorée, mais au prix d’un scénario qui peine à se démarquer du registre mélodramatique convenu du genre.

Ce qu'il faut retenir

  • Adaptation d’une BD publiée en 2018 sur une romance entre deux surfeurs en Californie.
  • Réalisé par Phuong Mai Nguyen, connu pour son travail visuel dans l’animation.
  • Visuels aux couleurs chatoyantes, mais scénario standardisé pour le mélodrame adolescent.
  • Critiqué pour son manque d’originalité malgré une esthétique soignée.

Une esthétique soignée au service d’une intrigue classique

Phuong Mai Nguyen, dont le travail avait déjà été salué dans l’animation, signe ici une adaptation qui mise avant tout sur la beauté de ses images. Les scènes de surf, les paysages côtiers et les jeux de lumière sont mis en valeur par une animation fluide et des couleurs saturées. Pourtant, comme le rapporte Libération, cette esthétique ne parvient pas à masquer les faiblesses d’un scénario qui oscille entre clichés et émotions convenues.

Le film suit le parcours de deux jeunes amoureux, Emma et Kai, dont la relation est mise à l’épreuve par les dangers de l’océan et les attentes familiales. Autant dire que le public adolescent, cible principale, retrouvera ici les codes éprouvés des comédies romantiques, avec une touche de mélodrame pour renforcer l’émotion.

Une adaptation fidèle, mais peu audacieuse

Contrairement à certaines adaptations qui prennent des libertés avec leur source, « In Waves » reste proche de la bande dessinée originale. Les personnages, l’intrigue et les décors sont fidèlement reproduits, ce qui satisfera les fans du livre. Cependant, comme le souligne Libération, cette fidélité a un prix : celui d’un manque d’innovation dans la narration.

Le film ne surprend guère, ni dans sa structure ni dans ses rebondissements. Les dialogues, parfois maladroits, peinent à donner de la profondeur aux personnages, et les scènes de surf, bien que spectaculaires, s’intègrent dans un récit qui manque de tension véritable. Bref, une adaptation visuellement agréable, mais sans véritable ambition artistique.

Un public cible clairement identifié

Avec une durée de 1h35 et un ton résolument adolescent, « In Waves » s’adresse avant tout aux 12-18 ans, fans de surf, de romance et de mélodrame léger. Le film mise sur l’identification des jeunes spectateurs à ses protagonistes, tout en évitant les sujets trop complexes ou conflictuels. Selon Libération, cette approche commerciale est assumée, même si elle limite la portée artistique du projet.

Les bandes-annonces et les réseaux sociaux ont déjà commencé à mettre en avant les scènes de surf et les paysages californiens, deux éléments qui devraient attirer le public visé. Cependant, rien n’indique pour l’instant que le film puisse séduire un public plus large, au-delà des amateurs de comédies romantiques adolescentes.

Et maintenant ?

Le film « In Waves », dont la sortie en salles est prévue pour le 15 juillet 2026, pourrait bénéficier de la popularité de la bande dessinée originale, notamment auprès des adolescents. Reste à savoir si son approche standardisée suffira à séduire le public ou si les critiques, déjà réservées, freineront son succès. Une sortie internationale pourrait également être envisagée, compte tenu de son sujet universel.

Pour l’heure, les premières projections destinées à la presse confirment les impressions de Libération : un film visuellement réussi, mais dont l’ambition artistique reste en deçà des attentes. Les spectateurs devront donc se contenter d’une romance estivale agréable, sans prétendre à une expérience cinématographique marquante.