Un incendie criminel a ravagé un immeuble de Valence (Drôme) dans la nuit du 29 juin 2026, faisant une vingtaine de blessés, selon Franceinfo – Faits divers. L’enquête, ouverte pour tentative d’homicide volontaire, privilégie désormais la piste du crime organisé, après la découverte de produits inflammables et de liens avec le narcotrafic parmi les anciens résidents.

L’incendie s’est déclaré vers 4 heures du matin, route de Montélier, au nord-est de Valence. Rapidement, les flammes se sont propagées aux étages supérieurs, détruisant les appartements situés entre le 7e et le 9e étage, ainsi que la cage d’escalier. Face à l’urgence, des habitants ont dû sauter par les fenêtres pour échapper aux fumées, subissant des blessures aux chevilles ou des intoxications légères. Quarante-cinq minutes ont suffi aux 75 pompiers mobilisés pour maîtriser les flammes, mais le bilan humain reste lourd.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vingtaine de blessés, dont 14 pris en charge pour des blessures légères ou une intoxication aux fumées.
  • L’immeuble détruit entre le 7e et le 9e étage, avec des traces de produit inflammable retrouvées sur plusieurs étages.
  • La piste criminelle privilégiée par les enquêteurs, avec des éléments pointant vers le narcotrafic.
  • Un immeuble déjà ciblé par une tentative d’incendie la semaine précédente, selon le parquet de Valence.
  • 75 pompiers mobilisés pendant près d’une heure pour éteindre le sinistre.

Un départ de feu suspect et des indices accablants

Dès les premières investigations, les enquêteurs ont découvert des traces de produit inflammable dans plusieurs étages de l’immeuble, route de Montélier. Ces éléments, combinés à l’absence de cause naturelle évidente, ont rapidement orienté les soupçons vers un acte criminel. « Du produit inflammable a été retrouvé dans plusieurs étages », a confirmé une source proche de l’enquête, relayée par Franceinfo – Faits divers.

Le procureur de Valence, Laurent de Caigny, a apporté des précisions troublantes lors d’une conférence de presse. Selon lui, « une famille dont certains membres sont liés au narcotrafic a habité dans cet immeuble, mais n’y réside plus ». Cette information, bien que non formellement reliée à l’incendie actuel, a de quoi interroger les enquêteurs. Le parquet a d’ailleurs ouvert une enquête pour tentative d’homicide volontaire, confiée à la division de la criminalité organisée (DCOS).

Des résidents pris au piège par les flammes

Les secours sont intervenus dans un immeuble déjà marqué par l’histoire : la cage d’escalier a été entièrement ravagée par les flammes, condamnant l’accès aux étages supérieurs. Plusieurs habitants, réveillés en sursaut par les fumées épaisses, ont dû fuir par les fenêtres, une issue souvent périlleuse. Les blessés, dont certains souffrent de fractures aux chevilles ou d’intoxications légères, ont été hospitalisés à Valence et à Romans-sur-Isère.

Les pompiers, arrivés en moins de dix minutes, ont déployé des moyens importants pour limiter la propagation des flammes. Malgré leur intervention rapide, les dégâts matériels sont considérables : trois étages entièrement détruits, des appartements inhabitables et une structure fragilisée. Les enquêteurs ont commencé à recueillir les témoignages des résidents, tandis que les pompiers achevaient leur rapport technique.

Une série noire pour cet immeuble déjà ciblé

Les éléments recueillis par les enquêteurs laissent penser que cet incendie pourrait s’inscrire dans une logique de règlement de comptes. L’immeuble de la route de Montélier avait en effet été la cible d’une tentative d’incendie criminel la semaine précédant le drame. Selon le parquet de Valence, les deux événements pourraient être liés, bien que les investigations en soient encore à leurs débuts.

Le procureur Laurent de Caigny a confirmé à Franceinfo – Faits divers que l’enquête « est désormais centrée sur la piste criminelle organisée ». Les enquêteurs de la DCOS, spécialisés dans la lutte contre le narcotrafic, sont chargés de démêler les fils de cette affaire, qui pourrait révéler des connexions entre le crime organisé et les résidents passés de l’immeuble.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l’enquête devraient se concentrer sur l’identification des auteurs présumés, ainsi que sur les éventuels liens entre l’incendie et le narcotrafic. Une perquisition pourrait être organisée dans les prochains jours pour recueillir des preuves supplémentaires. Les résidents de l’immeuble, dont certains restent sans logement, devraient être relogés rapidement, a indiqué la mairie de Valence.

Dans l’immédiat, la priorité reste la sécurisation du bâtiment, dont la structure pourrait être fragilisée. Les assureurs et la mairie doivent également se prononcer sur les modalités de reconstruction et d’indemnisation des victimes.

Les enquêteurs se fondent sur deux éléments principaux : d’une part, la présence d’une famille liée au narcotrafic parmi les anciens résidents de l’immeuble, et d’autre part, la découverte de produits inflammables dans plusieurs étages. Ces indices, combinés à l’histoire récente du bâtiment (une tentative d’incendie la semaine précédente), orientent les investigations vers un acte criminel organisé.

Les victimes, dont certaines souffrent de blessures légères, ont été hospitalisées à Valence et Romans-sur-Isère. La mairie de Valence a indiqué qu’un relogement temporaire serait proposé aux résidents dont les logements sont inhabitables. Les assureurs et la mairie doivent également se prononcer sur les modalités d’indemnisation.